La Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste.

Hermès

La Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste.

 

 

Et de même toutes choses procèdent d’une seule, par la médiation d’une seule. Ainsi toutes choses naquirent de cette chose unique, par adaptation.

Comme nous avons déjà pu le constater, la Table d’Émeraude, sous une forme condensée, avec une simplicité d’expression qui donne parfois l’impression d’énoncer des évidences primaires – tant ses axiomes sont indiscutables, universels et intemporels -, cette Table d’Émeraude renferme bien les formules essentielles de l’Enseignement le plus élevé qui soit.

Pour s’en convaincre qu’il suffise à celui qui voudrait en éprouver la solidité, la pertinence et l’efficacité, d’essayer d’en démontrer l’incohérence, l’inefficacité et le manque d’universalité.

De surcroît, que cette Table d’Émeraude soit attribuée à Hermès Trismégiste, voilà encore une indication infiniment précieuse qui nous est donnée.

Hermès ce messager des dieux, ce divin Thérapeute des âmes n’est pas venu s’incarner sur notre planète pour instruire la foule des cavernicoles velus, profanes et incultes qui y croissaient dans une joyeuse débandade.

Si les dieux doivent s’incarner pour faire parvenir leurs messages, alors c’est que ces dieux-là, sont de bien petits dieux aux pouvoirs si limités qu’ils finissent par ressembler aux formes des créatures dans lesquelles ils s’incarnent.

Un peu comme si le Divin Créateur devait revêtir la forme d’une fourmi pour parler aux fourmis…

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En réalité, une des plus anciennes traditions qui avait cours dans les plus grandes écoles de sagesse, consistait à ce que chacun de ses membres apporte les compétences les plus élevées au service d’un collège de sages et ce, dans la plus parfaite abnégation qui sied à tout grand initié conscient de sa responsabilité qui consiste à se mettre bénévolement au service des autres, pour mieux servir son élévation.

Les travaux de chaque membre de ce collège n’étaient plus identifiés par le nom de son ou ses auteurs, mais uniquement par le nom du collège auxquels ils appartenaient comme une fraternité de pensées.

Ceci avait pour double avantage de ne pas permettre d’une part, à l’ego d’un de ses sages de subir une inflation déraisonnable et terriblement invalidante sur le plan karmique ; et d’autre part, de réunir sous le nom d’un même collège (courant de pensées) des travaux dans la cohérence de la Puissance inspiratrice sous laquelle ce collège se plaçait délibérément.

Car, est-il encore nécessaire, probablement que oui, de redire que la Providence à l’inverse du Destin ne se reçoit que par adhésion volontaire, et donc que ceux qui souhaitent être éclairé par ses lumières se doivent d’en réclamer l’éclairage, et faire en sorte que ses lumières puissent être reçues en tout ou en partie, selon la capacité, les limites et les mérites de celui qui les invoque.

Bien évidemment, comme dans toute chose, et sur tous les plans de la Création, il y avait parmi ces écoles de sagesse des hiérarchies, comment pourrait-il en être autrement, car ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et inversement…

Le collège de sages le plus élevé était celui d’Hermès Trismégiste, dénomination hellénisée d’une puissance divine bien plus ancienne et connue sous le nom de Thoth, messager des dieux, celui qui révéla à l’espèce humaine l’écriture et les sciences, et qui reconstitua l’œil de ce fils d’Isis et d’Osiris:

Horus, vainqueur de Seth.

Sublime allégorie sur laquelle il serait pour le moment trop long de s’étendre.

Hermès était réputé pour avoir écrit plus de 50.000 ouvrages, sur pratiquement tous les domaines de connaissance…

Un rapide calcul permet de comprendre qu’un individu qui vivrait une bonne centaine d’années, et qui commencerait à écrire un livre par jour du premier, jusqu’au dernier jour de sa vie, ne parviendrait qu’à écrire que 36.500 livres.

Ce qui est invraisemblable pour un individu, aussi divin soit-il dans son incarnation mortelle, est par contre parfaitement vraisemblable pour un collège de sages dont le nombre de membres permet un certain volume de travaux, surtout si ces derniers se répartissent sur plusieurs siècles, peut-être même sur plusieurs millénaires.

Pour en revenir à notre Table d’Émeraude, il est donc plus que probable que cette pierre de Rosette de la Science Hermétique est le fruit d’un des plus illustres et prestigieux collèges, non plus de sages, mais d’adeptes et de grands Hiérophantes, soucieux de ne pas rompre cette longue chaîne de fraternité spirituelle ayant pour mission d’assurer la transmission des Connaissances.

Mission qu’elle doit accomplir malgré les vicissitudes des civilisations, les aléas d’une nature humaine si prompte à retourner à ses penchants naturels que sont la paresse, l’indolence et l’ignorance, mais que par décret souverain de la Divine providence, il faut continuer à la faire évoluer.

La très haute origine spirituelle de la Table d’Émeraude ne fait donc aucun doute. En pénétrer les Arcanes majeurs est pour celui qui se consacre à la quête de la vérité, une ardente obligation.

Et lorsque ces Arcanes sont correctement reçus encore faut-il les éprouver pour que cet enseignement devienne Connaissance qui trouvera ses applications et ses pratiques dans les moindres aspects du parcours d’une vie.

Mais quoi de plus difficile que ce qui consiste à découvrir l’extraordinaire lorsqu’il est recouvert du voile de l’ordinaire le plus conventionnel…

Les mystères de la Table d’Émeraude ne s’adressent pas aux profanes ignorants, frivoles et superficiels.

Seul le chercheur sincère, qui fait les efforts nécessaires pour recevoir les lumières de la Providence, peut en extraire les richesses insondables.

Ce principe d’extraction des richesses spirituelles de la Table d’Émeraude est le même que celui qui sera utilisé pour recevoir les richesses de la Divine Providence.

Il a pour nom la Méditation, précieuse clé que nous donne ici Hermès Trismégiste, pour la poursuite de son enseignement.

Bien que j’aie brossé une rapide exégèse de cette sentence dans le Temple d’Hermès Trismégiste, je crois utile de préciser que cette Méditation (médiation*) est un acte volontaire qui demande une constance, un sérieux et une concentration en rapport avec les puissances invoquées.

Hermès

L’Alchimie de transmutation spirituelle que nous promet cette sentence de la Table d’Émeraude est celle de la plus Haute Magie qui soit, celle du Divin Créateur le premier de tous les Alchimistes, car son Art consiste en une perpétuelle transmutation de l’énergie source que sont ses immuables pensées constituant l’océan Primordial.

Bien évidemment avant que de pouvoir, non pas égaler le Maître suprême, ce qui serait une ambition ridicule semblable à ce Vizir voulant devenir Calife à la place du Calife, mais simplement de l’imiter dans les limites de nos faibles capacités, encore faut-il que nous apprenions la rectitude du geste, selon la belle formule de Confucius, et la manipulation correcte de la Materia Prima que sont les pensées Justes en Vertus.

Enfin les plus justes auxquelles nous pouvons espérer parvenir…

Méditation, pensées Justes en Vertus, et volonté de recevoir les lumières de la Divine Providence qui sont constituées des éternels Principes en contingence d’être de la Chose Unique, voilà la quête d’harmonie et de cohérence qui doit être celle du chercheur véritable. C’est aussi ce à quoi nous invite l’axiome de cet extrait de la Table d’Émeraude.

Compte tenu de l’extrême importance de cette Table d’Émeraude, vous comprendrez mieux maintenant, pourquoi elle figure en tête des principes de la Science Hermétique.

Il existe plusieurs traductions de cette Table. La traduction française de la «vulgate» latine par Hortulain (XIVe Siècle) donne bien médiation au lieu de méditation.

Le terme latin employé est celui de «méditatio» qui signifie d’une part, méditation, et d’autre part, médiation : action de se préparer à remplir une mission…

J’ai volontairement maintenu «médiation» pour la raison qu’il est philosophiquement et spirituellement plus ouvert que le terme plus étroit de «méditation».

La médiation d’une seule chose (la Chose Unique) est alors cette mission qu’Elle se prépare à accomplir et qui n’est rien de moins que le fait Créateur.

Notez au passage, que la seule méditation (attitude contemplative et passive), n’exprime en rien le passage à l’action, et ne me semble pas s’harmoniser avec les sens Parlant, Signifiant et Cachant du texte de cette prodigieuse Table d’Émeraude.

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