Hermione Granger

Hermione Granger, Mélusine et Mémé Ciredutemps le balai

 

Hermione Granger, Mélusine et Mémé Ciredutemps ; comme toute sorcière qui se respecte, elles se déplacent en balai.

Mais pourquoi cet objet est-il devenu, dans l’imaginaire collectif, l’attribut principal de ces jeteuses de sorts ?

Vous vous êtes peut-être posé la question le soir d’Halloween, à cause du pain.

En Europe, du Moyen Âge jusqu’à la Renaissance, cet aliment était la plupart du temps fabriqué avec du seigle.

Or, le seigle peut contenir de l’ergot, un champignon mortel à haute dose.

En petite quantité, l’ergot est aussi un puissant hallucinatoire, explique The Atlantic.

Du XIVe au XVIIe siècle, des écrits rapportent les « crises de folie » de personnes dansant dans la rue la bave aux lèvres, jusqu’à tomber d’épuisement.

De retour à leur état normal, ils décrivaient les visions psychédéliques accompagnant leur délire passager.

Bien plus tard, au XXe siècle, le chimiste suisse Albert Hofmann réalisa l’étendue des effets du LSD en étudiant l’ergot.

Petit à petit, le gens ont commencé à utiliser l’ergot, non plus pour faire du pain, mais pour ses propriétés hallucinogènes.

Ainsi, au XVIe siècle, Andrés de Laguna, expert médical d’un tribunal espagnol, a raconté avoir confisqué à un couple « un pot rempli d’une pommade verte, composée d’herbes comme la ciguë, la belladone, la morelle et la mandragore ».

Ce couple a ensuite été accusé de sorcellerie, rapporte Forbes.

Et les balais dans tout ça ?

Pour bien planer, les consommateurs d’ergot ne pouvaient pas simplement ingérer la drogue :

par voie orale, ce champignon peut provoquer vomissements et irritations de la peau.

Par voie cutanée, en revanche, ces effets indésirables disparaissent. Le plus « commode » restait donc d’absorber le produit par les glandes sudoripares des aisselles… et par les parties génitales.

C’est là que le balai intervient, ou plutôt le manche du balai : pour aider à l’absorption du baume fait à base d’ergot… Bref, vous voyez l’idée.

Dans les rituels païens, cet objet était perçu comme un symbole d’équilibre entre l’homme (le manche, signe de virilité) et la femme (la brosse, le sexe féminin) ce qui explique pourquoi, pendant très longtemps, cet outil était présent pendant les mariages.

L’explication la plus probable est sans doute que les gens utilisaient leur balai, quand ils se droguaient, pour voler, dans le sens de planer.

En 1976, la psychologue Linnda Caporael a émis l’hypothèse selon laquelle le Massachusetts avait été victime d’une « épidémie » d’ergotisme à la toute fin du XVIIe siècle.

L’épicentre de cette à eu lieux à Salem

 

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Croyances et superstitions le Balai