LA MAISON Dieu (Arcane 16) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

Dieu

LA MAISON Dieu (Arcane 16)

Dieu

Cet arcane symbolise des changements importants et soudains, des destructions et des ruptures mais aussi des reconstructions.

La Maison Dieu est lourde de signification.

C’est la lame la plus terrible du jeu.

Elle marque la fin, la destruction, l’irréparable, le point de non retour.

Toutes les catastrophes sont possibles, la chute, la défaite, les souffrances les plus horribles, tout peut arriver.

Il peut aussi s’agir d’une destruction lente mais méthodique de l’âme et du corps.

Quoiqu’il fasse le consultant est impuissant et ne peut que subir ce qui lui arrive.

Pièges, rancunes, hostilités, conflits, désaccords, mauvaises surprises

 

DANS LE SENS ÉLÉMENTAIRE

Résumé : haine, avidité, chaos, échec, défaite, ruine, catastrophes en tout genre, maladie.

 

SENS POSITIF :

 

Cet arcane est synonyme de transformation, de renouvellement, de changement.

La Maison-Dieu est la carte de la crise salutaire, de la rupture mais aussi des prises de conscience et de la soudaineté.

Rencontre soudaine et inattendue qui n’apporte que du positif.

Déménagement, changement de lieu, d’espace.

Tirage amoureux : surprise dans le domaine affectif, rencontre, coup de foudre, évènement inattendu, crise dans le couple, nouveau départ dans la relation.

Tirage professionnel : réorientation professionnelle, investissement dans le travail qui a des conséquences, promotion suite à des difficultés. 

Tirage financier : prudence à privilégier.

Tirage vitalité : prendre soin de soi au quotidien.

Message de l’arcane : La Maison Dieu vous conseille dans l’adversité de ne pas rester vrillés sur vos certitudes.

Rien ne sert de résister aux changements alors qu’ils doivent advenir.

Acceptez-les car ils sont salvateurs.

Restez certains que ce dont vous devez faire le deuil était destiné à ne pas durer.

 

SENS NÉGATIF :

 

Cet arcane est aussi symbole de destruction, de ruine, d’obstacles difficilement surmontables.

La Maison Dieu est une des cartes les plus négatives dans un tirage, surtout si elle sort à l’endroit.

Elle est annonciatrice de pièges, de déséquilibre personnel, d’effondrement, de dangers.

Rupture, divorce, licenciement, accident ou très mauvaise nouvelle; sur une question financière, on court à la catastrophe.

La Maison Dieu annonce presque toujours quelque chose de mauvais, voire de dangereux, il faut prendre l’avertissement en compte et essayer d’y résister au mieux.

Tirage amoureux : séparation amoureuse, divorce, perte du conjoint, relation trouble, effondrement des illusions concernant le partenaire.

Tirage professionnel : perte de position sociale, projet avorté, difficultés dans le travail, exploitation, perte d’emploi, solitude dans le travail, rupture de contrat.

Tirage financier : difficultés financières alarmantes.

Tirage vitalité : nécessité de se prendre réellement en main sur le plan de la santé.

Message de l’arcane : La Maison Dieu vous met en garde contre les coups du sort.

Le destin met sur notre chemin des obstacles.

Il faut rester conscient des dangers, faire attention à soi pour ne pas s’effondrer en même temps que tout ce qui nous entoure.

Le sens social de la Maison Dieu : tout ce qui touche au changement brutal, à l’écroulement, à la rupture.

Une opération, un déménagement, un accident; un chirurgien, un psychanalyste, un cosmonaute; toutes les nouvelles technologies.

Un divorcé, un handicapé physique.

Les lieux de la Maison Dieu : volcans, carrières, grottes, la montagne, l’altitude, tous les lieux hauts perchés ainsi que les lieux chargés en énergie, les lieux de culte ou de pèlerinage, un hôpital, une salle d’opération.

Le corps : opération chirurgicale, fracture, césarienne, avortement, angoisse, dépression, chute.

Synthèse : Cette carte par son message d’avertissement, nous permet de nous préserver du danger et des conséquences d’un mauvais choix.

Cependant, il faut se méfier des personnes que l’on pourrait rencontré qui sont dépourvues de charité et qui exercent leur pouvoir sur les autres avec tyrannie et despotisme.

Le consultant peut se trouver devant un arrêt brutal de ses projets et de ses démarches.

Des évènements inattendus et brusques peuvent tout arrêter.

 

OPTIQUE « ÉVOLUTION PERSONNELLE »

Dieu

Face à cette image, on s’interroge.

Que se passe-t-il exactement ?

Est-ce que la maison s’écroule ?

Est-ce que les deux personnages en tombent ou en sortent ?

Sont-ils heureux ou tristes ?

Et le sommet de cette tour, est-ce un toit ou une couronne ?

Et ces flammes colorées, rentrent-elles ou sortent-elles ?

Lorsque dans nos vies nous installons les choses de manière permanente, immobile, la Maison Dieu nous rappelle l’ouverture.

Nos principes installés sont remis en question (le toit-couronne qui vacille), on a besoin de sortir, on a grandi et la maison est trop petite.

C’est une carte de mue.

Ce qui est dans la maison prend trop de place et doit se manifester à l’extérieur.

Parfois aussi c’est une prise de conscience rapide et forte qui amène l’ouverture, représentée par ces flammes multicolores.

Et du ciel tombe toute une pluie de bénédictions.

Sur notre chemin cette carte nous parle parfois de nos vies trop étroites, de prises de conscience foudroyantes mais aussi de construction, de déménagement, de maison.

La Maison Dieu, lame qui fait trembler , lame qui bouleverse, marque un effondrement, car l’on peut tout aussi bien s’écrouler de bonheur que fondre de douleur !

La Maison Dieu , éclair qui traverse notre existence et incline au renversement des valeurs, des situations, des êtres.

Nous ne l’avons pas vu arriver ou n’avons-nous pas voulu la voir arriver ?

En tout cas, elle marque une remise en question profonde, une autre façon d’exister, de vivre : elle nous invite à évoluer et à revoir en profondeur notre mode de fonctionnement.

Alors que va-t-elle apporter aux autres arcanes, elle, qui déjà, « étonne » notre vie !

C’est une période de remise en question, de restructuration à travers une épreuve.

Un effondrement, une catastrophe, un écroulement de constructions matérielles qui nous emprisonnaient, c’est de toute façon, toujours, une crise salutaire !

Mal aspectée, cette lame peut indiquer une catastrophe produite par l’imprudence, les excès, ou des entreprises chimériques qui s’effondrent.

 

OPTIQUE THAUMATURGIQUE

 

Le Nombre Seize, la Maison Dieu dans le livre de Thoth, a pour dixième signe Shem/Sagittaire dans le Zodiaque sacré.

C’est le premier Nombre de ce sixième ternaire (16-17-18), qui donc est sous l’influence de la Providence comme l’est le Nombre Sept, sa réduction théosophie (1+6 = 7).

Il en est de même si nous additionnons tous les Nombres jusqu’à Seize, nous obtenons la somme de 136 qui en réduction théosophique nous donne Dix puis Un, la Providence…

Si nous nous reportons aux dispositions du Zodiaque sacré des Tables de la Loi (chapitre V), nous savons que Nôah est la dernière manifestation de Seth/Vierge, et que les trois signes de l’évolution du quatrième quadrant sont les fils de Nôah donc son enseignement, et la maîtrise ou non de son libre arbitre.

Ce qui veut dire que les signes suivants celui de Nôah/Capricorne sont en réalité les manifestations de ce dernier.

Le Nombre Quinze nous indique qu’il a la possibilité de choisir d’être Mage ou sorcier, selon sa capacité à maîtriser les Puissances et Vertus qui figurent dans son patrimoine karmique de Quinze Puissances, selon la Tempérance qui en assure l’harmonie spirituelle.

L’intempérance, dont il reste libre d’user, le conduisant non plus sur les voies de l’évolution, mais sur les voies de l’involution celles du Destin et du zodiaque profane.

Ainsi, s’il lui venait l’envie de mésuser les facultés supérieures et les pouvoirs qui sont les siens, en succombant par exemple à la fascination de leur puissance, ce qui ne manquerait pas d’engendrer une sympathie passionnelle, il en subirait rapidement leur terrible envoûtement.

La forte volonté, qui est celle qu’aura développée l’Initié du Nombre Quinze, rencontrerait alors le désir qui deviendrait si ardent qu’il soumettrait cette volonté en proportion de la puissance de celle-ci.

L’envoûtement que provoque ce désir passionnel sur le Mage est une véritable maladie morale qui finira par empoisonner sa vision juste et pervertira son sens aigu du discernement.

Cette corruption spirituelle est une des nombreuses tentations d’un magnétisme très puissant, que devra surmonter le Mage sous peine de voir l’édifice, que parvient à réaliser son ego en le détournant de sa mission, foudroyé par la perte de la toute puissance des liens subtils qui le reliaient aux énergies de la Divine Providence.

À l’image d’Adam qui par les choix de sa faculté volitive s’est coupé des lumières de Lui-les-Dieux, il sombrera dans les ténèbres de l’ignorance et de l’ardeur cupide.

Le hiéroglyphe du signe de Shem/Sagittaire est celui du Centaure moitié animal, moitié homme, que ce dernier domine de sa volonté en dirigeant la flèche de sa volonté de son arc tendu vers le haut…

Le Nombre Quinze étant l’ultime étape de la manifestation providentielle, puisque nous l’avons vu après Nôah/Capricorne, les signes suivants sont son œuvre directe, aucune des 78 lames du livre de Thot, n’a pour réduction théosophique un Nombre supérieur à Quinze (7 + 8 = 15).

Le symbolisme hiéroglyphique de la Lame du livre de Thot est sur ce point d’une parfaite justesse ; cette tour qui rappelle la fameuse Tour de Babel, et qui se voit décapitée par la foudre qui vient du Soleil (la lumière, la Connaissance), fait s’écrouler les briques sur la tête des âmes-de-vie qui sont à l’origine de cette construction vaniteuse et dérisoire, qui n’est en rien semblable à la Thebah que doit construire l’initié, cette Arche susceptible de surnager au déluge.

Cette tour est bâtie par l’empilement de matériaux à l’échelle humaine (partie animale du Centaure), ce qui en fait bien une construction de même nature qui ne peut en aucun cas se mesurer avec les révélations de la Providence et sa cosmologie, dont les matériaux sont eux surhumains.

Cette tour condamne son bâtisseur à n’être que son œuvre, qui pour imposante et ambitieuse qu’elle soit, n’en sera jamais digne de comparaison d’avec l’œuvre céleste.

DieuC’est surtout la manifestation d’une vanité qui au lieu d’élever celui qui en est victime, le réduit à l’étroitesse des limites de l’humaine nature, qui au regard des Lois de la Divine Providence, n’est que pure folie.

Dans son ouvrage Dogme et rituel de la haute magie.

Eliphas Lévi disait en parlant du Nombre Seize :

Nous avons tous un défaut dominant qui est, pour notre âme, comme l’ombilic de sa naissance pécheresse, et c’est par là que l’ennemi peut toujours nous saisir : la vanité pour les uns, la paresse pour les autres, l’égoïsme pour le plus grand nombre.

Qu’un esprit rusé et méchant s’empare de ce ressort, et vous êtes perdu.

Vous devenez alors non pas fou, non pas idiot, mais positivement aliéné, dans toute la force de cette expression, c’est-à-dire soumis à une impulsion étrangère.

Dans cet état, vous avez une horreur instinctive pour tout ce qui vous ramènerait à la raison, et vous ne voulez même pas entendre les représentations contraires à votre démence.

C’est une des maladies les plus dangereuses qui puissent affecter le moral humain.

 

Le meilleur moyen de se prémunir contre le fléau du Nombre Seize, c’est bien évidemment la pratique de la Tempérance (arcane 14), mais surtout celle de cette Vertu la plus emblématique de la sagesse, je veux parler de l’Humilité, dont ce Nombre est l’expression de la toute puissance (arcane 5).

Car si le Nombre 15 est celui du libre arbitre, cette liberté ne peut durablement s’exprimer pour qui sombre rapidement sous la domination des désirs, passions, émotions ou vaniteuses ambitions.

L’Humilité, comme nous avons eu maintes fois l’occasion de le voir tout au long des précédents chapitres traitant de l’Enseignement des Tables de la Loi, libère et supprime le poids du fardeau des servitudes qui découlent de la vanité et de la présomption, c’est aussi la marque incontournable de la divinité de l’âme-de-vie car, comment celui qui accède à la pleine conscience des réalités de la Divine Création, ne pourrait-il pas faire preuve de la plus grande Humilité signe que, toute proportion gardée, il est devenu semblable par son discernement à son Créateur.

Dans la Bhagavad Gîta nous avons cet admirable verset qui résume toute la symbolique du Nombre Seize et de la Tour Dieu du livre de Thot :

Verset : 13.8,

« L’humilité, la modestie, la non-violence, la tolérance, la simplicité, l’acte d’approcher un maître spirituel authentique, la pureté, la constance et la maîtrise de soi ; le renoncement aux objets du plaisir des sens, l’affranchissement du faux ego et la claire perception que naissance, maladie, vieillesse et mort sont maux à combattre ; le détachement d’avec sa femme, ses enfants, son foyer et ce qui s’y rattache, l’égalité d’esprit en toute situation, agréable ou pénible ; la dévotion pure et constante envers Moi, la recherche des lieux solitaires et le détachement des masses, le fait de reconnaître l’importance de la réalisation spirituelle, et la recherche philosophique de la Vérité Absolue, – tel est, Je le déclare, le savoir, tout ce qui va contre l’ignorance. » 

Dans le Tao-Tô-King, Lao-Tseu nous résume la vertu de ce Nombre Seize avec toujours la simplicité et l’élégance d’une vision intemporellement juste :

« Tout le monde dit que la voie est immense.

Et qu’elle ne peut être comparée à rien d’autre. C’est précisément par son immensité qu’elle est différente de tout ce que l’on connaît.

Si elle ne l’était pas, depuis longtemps, elle se serait dissipée.

Il y a trois trésors que je garde en moi : Le premier est l’amour.

Le second est la frugalité.

Le troisième l’humilité. Par l’amour on peut devenir courageux.

Par l’économie naît la générosité.

Par l’humilité on peut atteindre le sommet.

Les hommes n’aiment plus mais ils prétendent être braves.

Ils ont perdu le goût de l’économie mais ils se déclarent généreux.

Ils ont oublié l’humilité et se bousculent pour être les premiers.

C’est une pente qui conduit à la mort.

Si l’on combat par amour l’on sort toujours vainqueur et la ville qu’on défend devient inexpugnable.

Le ciel secourt l’homme qui aime et le rend invulnérable.

Et lui fait un bouclier de sa miséricorde. »  

 

Le Nombre Seize a pour lettre hébraïque Haïn, nom divin « Azaz » (« Fort »).

 

OPTIQUE « INITIATIQUE »