Le Tarot de Belline

Belline

Histoire Du Belline

 

D’après Belline, ces cartes auraient été dessinées entre 1845 et 1865 par Jules Charles Ernest Billaudot plus connu sous le nom de Mage Edmond (1829-1881) ; ces cartes sont un ensemble de symboles destinés à la divination qui mélangent les lames du tarot de Marseille et du premier jeu d’Etteilla3. Pour certains auteurs[Qui ?], la correspondance et la signification des arcanes sont empruntées du livre de Paul Christian « L’homme rouge des Tuileries » paru en 1863.

 

Le Mage Edmond commença sa carrière au 30 rue Pierre-Fontaine[réf. nécessaire]. Marcel Forget, dit Belline, voyant du XXe siècle qui exerça de 1950 à 1980 et qui, depuis 1955, consultait au 45 de la même rue, donna son nom au jeu qu’il aurait découvert.

 

D’après ses dires, une consultante qui déménageait pour se retirer à la campagne lui aurait demandé de venir prendre chez elle des documents qui pourraient l’intéresser. Il s’y serait rendu et aurait découvert ainsi des jeux de cartes et un manuscrit qui à l’époque auraient pu être daté de plus d’un siècle et auraient pu appartenir à l’un des prédécesseurs dans les lieux, le célèbre Mage Edmond voyant du XIXe siècle qui en son temps aurait prédit entre autres le succès littéraire à Alexandre Dumas et l’exil à Victor Hugo4.

 

Le Mage Edmond aurait créé deux jeux divinatoires : – celui de 53 cartes désigné sous le nom de l’Oracle Belline, publié en 1961 par Grimaud. – Un jeu de tarot copié sur le modèle du tarot de Marseille, de 78 cartes numérotées de 0 (le Fou) à 77 (le Dix de Denier). Ce jeu, édité pour la première fois par Belline, sous le nom « Le Grand Tarot Belline », comporte des cartes de grande taille et a été réédité par J.P. Simon, Paris.






Composition du jeu

 

L’oracle Belline comprend 53 cartes cartonnées plastifiées. Ce jeu se fonde sur une structure astrologique fondée sur le « septénaire ». En effet, sur chaque carte figure le symbolisme d’une des 7 planètes fondamentales (Soleil, Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne), l’oracle se divisant en 7 groupes de 7 cartes, soit 49 cartes auxquelles s’ajoutent 3 cartes sans référence planétaire (‘La clef’ représentant la destinée, ‘L’étoile de la femme’ représentant soit la consultante soit une femme proche, ‘L’étoile de l’homme’ représentant soit le consultant soit une présence masculine) ainsi qu’une carte ‘bleue’, non influencée par une planète et ne portant aucun nombre (c’est une carte bénéfique, sorte de talisman, protection). Certains jeux possèdent une carte avec la photo du Mage Edmond.

La référence au Mage Edmond figure dans le jeu même puisque le nom d’Edmond est écrit sur quatre cartes : ‘la clef’ ou ‘la destinée’ (carte n°1), ‘L’étoile de l’homme’ (carte n°2), ‘L’étoile de la femme’ (carte n°3) et ‘La nativité’ (carte n°4), à l’instar de son prédécesseur Etteilla dont le nom figurait également dans sa version du jeu de tarot.

Tirages

 

Les modes de tirage sont expliqués dans le livret accompagnant le jeu de cartes. La méthode d’interprétation et les textes explicatifs sont de Belline.

 

Quel que soit le tirage, la première étape consiste à battre les cartes puis à faire couper soit par le consultant soit par soi-même (si l’on consulte pour soi), cette coupe s’effectuant préférentiellement de la main gauche (considérée comme plus « intuitive »).

 

Le tirage classique, pratiqué dans d’autres jeux divinatoires5[5] et censé répondre à des questions précises, est le tirage en croix « 4 cartes placées en croix et une placée au centre »

 

La première carte sortie est placée à gauche du devin ; elle représente l’affirmation ; elle plaide pour, exprime la qualité, l’orientation, l’aide qu’on peut attendre.

 La deuxième est placée à droite ; elle représente la négation, elle plaide contre et prédit ce qui est défavorable, ce qu’il faut éviter. Elle exprime les difficultés, les dangers, les ennuis.

La troisième est placée devant le devin et assez loin de lui ; elle forme la discussion : c’est le juge. Elle indique le chemin à suivre.

La quatrième est placée devant le devin et assez près de lui ; elle constitue la solution : c’est la sentence. C’est la solution et présage le résultat définitif.

La cinquième, enfin, est placée au milieu des quatre autres dont elle apporte la synthèse ; elle résume l’essentiel de l’objet de la consultation

Ainsi les cartes 1 et 2 (sur le plan horizontal) décrivent, tandis que les cartes 3 et 4 (sur le plan vertical) prédisent.

 

Dans son opuscule, Belline lui-même donne trois autres types de tirage : la « méthode Belline » (le consultant donne un chiffre qui correspond à la carte qui est retournée et posée sur le tapis, ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de cartes dans le paquet, l’interprétation s’effectuant ensuite de droite à gauche), la « méthode des prénoms » (le consultant choisit autant de cartes qu’il y a de lettres dans son prénom ou dans celui de la personne qui l’intéresse) et la « méthode du nombre cosmique » (choisir 12 cartes, les étaler sur une ligne, les retourner et les interprêter de gauche à droite).

 

Certains auteurs donnent la signification des combinaisons de cartes (voir la bibliographie). Mais celles-ci semblent issues de leur pratique personnelle. Belline lui-même indique dans le livret de présentation qu' »a priori il n’y a pas de règle de lecture » concernant les rapprochements de plusieurs cartes, le consultant devant se fier à son intuition et à son expérience.