Taromancie

taromancie et tarot

Taromancie

Taromancie outil

 

Il existe de nombreux moyens de lire le futur. Le Tarot divinatoire en est un.
Son histoire très ancienne provient d’un héritage de diverses traditions mystiques européennes de l’époque des croisades.

Les lames du tarot irradient d’image liées à l’art magique des invocations.
Elles activent la force créatrices de notre conscience et attirent les énergies de notre perception sensoriel, notre instinct et notre intuition.

OU

Cartomancie

 

On trouve des traces de la cartomancie dès le XVe siècle en Espagne1 et dès le XVIe siècle en Italie : il serait cité par Pic de la Mirandole et surtout en 1540 par Francesco Marcolini dans Le sorti intitolate giardino d’i pensieri qui utilise des cartes et un livre d’oracles. En Espagne encore en 1556, Martin de Azpilcueta est l’auteur du Compendio del Manual de Confessores où il condamne clairement la divination en utilisant des cartes.

 

La cartomancie au siècle des Lumières dans la période pré-révolutionnaire atteint un apogée en France et est révélée à un très large public avec Etteilla (Jean-Baptiste Alliette, 1738-1791) sous le nom de cartonomancie pour le jeu de 32 cartes (Le petit Etteilla ou L’Art de tirer les cartes 1753 publié en 1791) puis des cartes de tarot qui se base sur des travaux antérieurs : l’interprétation des cartes du tarot de Marseille par Antoine Court de Gébelin5. Cette cartomancie sera particulièrement reprise par la Sybille de la Révolution et de l’Empire, Marie-Anne Lenormand, plus connue comme Mademoiselle Lenormand, sur le jeu de 52 cartes — qui prétendra avoir conseillé tout ce que la période dans laquelle elle a vécu a connu de célébrités politiques ou artistiques (abusivement pour beaucoup de noms cités6). Après la mort de Mademoiselle Lenormand et durant les siècles qui suivirent, de nombreux jeux de cartes – illustrés, à l’inverse des jeux de cartes classiques à enseigne française qu’utilisait Mlle Lenormand – seront publiés dans plusieurs pays de l’Europe sous les appellations de Jeu de Mademoiselle Lenormand ou Grand Lenormand ou encore Le Petit Lenormand, etc.

 

La cartomancie telle qu’elle est entendue à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle relève principalement d’un héritage de la cartomancie relancée par Court de Gébelin et Etteilla ; l’emploi assez généralisé (mais pas exclusif) du tarot de Marseille et de ses dérivés (Wirth, Rider-Waite, etc.) est principalement dû à Court de Gébelin. Toutefois au XXIe siècle, la cartomancie emploie toujours les tarots de Marseille ou de Besançon, les tarots modernes, les jeux de cartes standardisés à enseigne française ou espagnole, et finalement tout type de jeu de carte. Le XXe siècle a aussi vu le développement de nombreux jeux de cartes sous la forme d’oracles divinatoires, qui ne conservent aucune référence visible aux cartes standardisées ou historiques ni aux tarots.

 

Notons pour finir qu’à aucune époque il n’a pour le moment été trouvé de preuve qu’un jeu de carte à usage ludique ait été également créé pour une utilisation en cartomancie.

 

En France, en 1948, Paul Marteau, alors directeur des cartiers Grimaud, publie Le Tarot de Marseille, un autre ouvrage qui aura une importance dans les pratiques de cartomancie liées au tarot, tout comme la version du tarot de Marseille de Paul Marteau (en fait une modification d’une copie tardive par Les cartes du tarot de Nicolas Conver) aura un rayonnement international qui marqua une étape importante dans l’histoire de la cartomancie, tout comme dans celle de la taromancie et de la tarologie

Le tarot divinatoire ou “taromancie” est l’application de la cartomancie aux cartes du Tarot de Marseille ou de ses variantes historiques ou modernes.
C’est un art divinatoire qui utilise toutes ou une partie des 78 cartes du Tarot. Suivant le contexte d’utilisation – oracle ou approche plus psychologique – cette pratique d’interprétation des cartes est diversement désignée par différents néologismes, par exemple la “tarologie”.
Avant de s’intéresser à la taromancie et à son usage, il convient de préciser la distinction qui existe entre ce premier terme et celui de “tarologie”.
Alors que la “tarologie” désigne la science qui étudie l’histoire et l’iconographie des tarots et des cartes, la taromancie, elle, désigne l’usage divinatoire que l’on en fait. Cependant comme nous pouvons l’imaginer les deux sont intimement liées puisque pour exercer correctement la taromancie, il convient d’avoir un minimum de connaissances sur le symbolisme des cartes et leurs significations contextuelles.
La taromancie est donc, comme nous venons de l’évoquer, l’observation du tirages de cartes. Mais quelle différence alors avec la cartomancie?
La cartomancie présente une forme plus simple que le jeu de tarot car elle est basée sur un jeu de quatre couleurs. On l’assimile plus facilement à de la voyance tandis que le tarot, lui, offre à travers ses 78 cartes un jeu qui va permettre de dégager des aspects plus précis.
Composé de 22 arcanes majeurs qui représentent des symboles, et de 56 arcanes mineurs associant les couleurs du jeu de carte traditionnel revisitées (Cœurs = Coupes, Carreaux = Bâtons, Trèfles = Deniers, Piques = Épées), des cavaliers et des cartes “Numéraires”, le Tarot propose de nombreuses méthodes de tirages faisant intervenir un nombre variable de cartes.
Usuellement, il est convenu qu’on associe les arcanes majeurs aux grands évènements de la vie. Les arcanes mineurs, quant à eux donnent des compléments d’informations sur les tirages.








Cartomancie, taromancie et la tarologie

Cartomancie

Cartomancie

 

On trouve des traces de la cartomancie dès le XVe siècle en Espagne et dès le XVIe siècle en Italie : il serait cité par Pic de la Mirandole et surtout en 1540 par Francesco Marcolini dans Le sorti intitolate giardino d’i pensieri qui utilise des cartes et un livre d’oracles. En Espagne encore en 1556, Martin de Azpilcueta est l’auteur du Compendio del Manual de Confessores où il condamne clairement la divination en utilisant des cartes.

 

La cartomancie au siècle des Lumières dans la période pré-révolutionnaire atteint un apogée en France et est révélée à un très large public avec Etteilla (Jean-Baptiste Alliette, 1738-1791) sous le nom de cartonomancie pour le jeu de 32 cartes (Le petit Etteilla ou L’Art de tirer les cartes 1753 publié en 1791) puis des cartes de tarot qui se base sur des travaux antérieurs : l’interprétation des cartes du tarot de Marseille par Antoine Court de Gébelin.

Cette cartomancie sera particulièrement reprise par la Sybille de la Révolution et de l’Empire, Marie-Anne Lenormand, plus connue comme Mademoiselle Lenormand, sur le jeu de 52 cartes — qui prétendra avoir conseillé tout ce que la période dans laquelle elle a vécu a connu de célébrités politiques ou artistiques (abusivement pour beaucoup de noms cités).

Après la mort de Mademoiselle Lenormand et durant les siècles qui suivirent, de nombreux jeux de cartes – illustrés, à l’inverse des jeux de cartes classiques à enseigne française qu’utilisait Mlle Lenormand – seront publiés dans plusieurs pays de l’Europe sous les appellations de Jeu de Mademoiselle Lenormand ou Grand Lenormand ou encore Le Petit Lenormand, etc.




 

La cartomancie telle qu’elle est entendue à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle relève principalement d’un héritage de la cartomancie relancée par Court de Gébelin et Etteilla ; l’emploi assez généralisé (mais pas exclusif) du tarot de Marseille et de ses dérivés (Wirth, Rider-Waite, etc.) est principalement dû à Court de Gébelin. Toutefois au XXIe siècle, la cartomancie emploie toujours les tarots de Marseille ou de Besançon, les tarots modernes, les jeux de cartes standardisés à enseigne française ou espagnole, et finalement tout type de jeu de carte.

Le XXe siècle a aussi vu le développement de nombreux jeux de cartes sous la forme d’oracles divinatoires, qui ne conservent aucune référence visible aux cartes standardisées ou historiques ni aux tarots.

 

Notons pour finir qu’à aucune époque il n’a pour le moment été trouvé de preuve qu’un jeu de carte à usage ludique ait été également créé pour une utilisation en cartomancie.

 

En France, en 1948, Paul Marteau, alors directeur des cartiers Grimaud, publie Le Tarot de Marseille, un autre ouvrage qui aura une importance dans les pratiques de cartomancie liées au tarot, tout comme la version du tarot de Marseille de Paul Marteau (en fait une modification d’une copie tardive par Lequart du tarot de Nicolas Conver)  aura un rayonnement international 9 qui marqua une étape importante dans l’histoire de la cartomancie, tout comme dans celle de la taromancie et de la tarologie

école officielle de voyance sensitive méthode pierre horn

L'amour

L’amour

L’amour est un mystère pour ceux qui le vivent, un mystère pour ceux qui le regardent.

Nous constatons, mais nous ne comprenons pas.

Pourquoi ?

Parce que ce qui nous lie à l’autre est inexplicable.

Aimer vraiment, c’est aller vers quelqu’un, non pas seulement pour son image (sa beauté, sa ressemblance avec tel ou tel), ni pour ce qu’il symbolise (un père, une mère, le pouvoir, l’argent), mais pour son secret.

Ce secret que nous ne savons pas nommer, et qui va rencontrer le nôtre : un manque ressenti depuis l’enfance, une souffrance singulière, indéfinissable.

« L’amour s’adresse à notre part d’inconnu, explique le psychanalyste Patrick Lambouley.

J’accompagne depuis tant d’années des hommes et des femmes sur ce sujet que je vous livre ici les techniques de la Voyance Sensitive qui nous évitent de « passer » à côté de l’amour.

Dès que les gens reviennent à ces essentiels, ils trouvent la personne qui leur convient en moins de 3 mois.

En aucune circonstance je ne dévoiler à une tierce personne les informations qui m’ont été confiée ou que j’ai découvertes à travers mes dons.

Accepter de s’engager avec lui dans l’inconnu

Rien n’est écrit.

Le romantisme de la passion qui flamberait puis irait vers une prévisible extinction est un mythe.

L’amour ne prend pas systématiquement le chemin d’une pente déclinante.

Il peut emprunter une route inverse.

Nous devons accepter de ne pas avoir de maîtrise sur nos sentiments.

« On n’entre pas dans un univers volontariste ou méthodique, ajoute Monique Schneider.

On peut passer par des épisodes contrastés.

Traverser des instants de bonheur extatiques fait que l’on peut ensuite tomber de très haut, bien sûr.

Mais être persuadé que l’amour n’est jamais certain signifie que l’on a hérité d’un passé qui nous empêche de croire en nous et en l’autre.

Pour aimer vraiment, il faut presque croire en une sorte de miracle.

Freud parle d’attente croyante.

Il faut entretenir le feu qui peut redémarrer, ne pas exiger de satisfaction immédiate. »

Accepter l’inconnu, être patient…

Quels que soient notre âge, notre sexe, notre statut socio-professionnel, n’avons-nous pas besoin de plaire ou de séduire autrui pour exister à nos propres yeux ?

Et peut-être même aussi pour être plus crédible, motivant, persuasif ou charismatique ?

Et l’autre, est-il disponible affectivement, ici et maintenant ?

Nous pouvons le savoir par l’observation de ses postures !

Le temps passé sur le lieu de travail est considérable.

La question qui s’impose : est-il encore possible de concilier travail et épanouissement personnel ?

Un discours séducteur ou un physique avenant ne suffisent pas à “donner le change” car il y a aussi la synergologie en gros c’est le langage corporel.

Le grimoire des sortilège et rituel initiation magie wicca

Exemple de Synergologie

 

Si quelqu’un reste avec ses bras derrière son cou ou sa tête, cette personne indique qu’elle est ouverte à la discussion.

Le clin d’œil peut aussi être un signe de flirt ou d’attirance.

Le sourire est l’un des signes les plus clairs de l’attirance.

Assurez-vous que vous savez faire la différence entre un sourire forcé et un sourire naturel.

Vous pouvez faire la différence, car les sourires forcés n’engagent pas les yeux.

Les vrais sourires provoquent de petites rides au coin des yeux.

Lorsque les gens se forcent à sourire, vous ne verrez pas ces rides.

Le cerveau et le corps sont une entité unique, qui constitue l’être humain.

Décoder le corps c’est décoder le cerveau, observer le corps agissant, c’est observer l’esprit en mouvement.

Ne jugez pas un individu seulement par son langage corporel.

Souvenez-vous que le langage corporel ne soit pas le seul indicateur émotionnel de la relation qu’il entretient avec vous voir de cet nouvelle rencontre.

Lire la suite ICI

L'amour

amour

amour un mystère pour ceux qui le vivent, un mystère pour ceux qui le regardent.

amour

amour

L’amour est un mystère pour ceux qui le vivent, un mystère pour ceux qui le regardent.

Nous constatons, mais nous ne comprenons pas.

Pourquoi ?

 

Parce que ce qui nous lie à l’autre est inexplicable.

Aimer vraiment, c’est aller vers quelqu’un, non pas seulement pour son image (sa beauté, sa ressemblance avec tel ou tel), ni pour ce qu’il symbolise (un père, une mère, le pouvoir, l’argent), mais pour son secret.

Ce secret que nous ne savons pas nommer, et qui va rencontrer le nôtre : un manque ressenti depuis l’enfance, une souffrance singulière, indéfinissable.

« L’amour s’adresse à notre part d’inconnu, explique le psychanalyste Patrick Lambouley.

J’accompagne depuis tant d’années des hommes et des femmes sur ce sujet que je vous livre ici les techniques de la Voyance Sensitive qui nous évitent de « passer » à côté de l’amour.

Dès que les gens reviennent à ces essentiels, ils trouvent la personne qui leur convient en moins de 3 mois.

En aucune circonstance je ne dévoiler à une tierce personne les informations qui m’ont été confiée ou que j’ai découvertes à travers mes dons.

 

amour

 

Accepter de s’engager avec lui dans l’inconnu

Rien n’est écrit.

Le romantisme de la passion qui flamberait puis irait vers une prévisible extinction est un mythe.

L’amour ne prend pas systématiquement le chemin d’une pente déclinante.

Il peut emprunter une route inverse.

Nous devons accepter de ne pas avoir de maîtrise sur nos sentiments.

« On n’entre pas dans un univers volontariste ou méthodique, ajoute Monique Schneider.

On peut passer par des épisodes contrastés.

Traverser des instants de bonheur extatiques fait que l’on peut ensuite tomber de très haut, bien sûr.

Mais être persuadé que l’amour n’est jamais certain signifie que l’on a hérité d’un passé qui nous empêche de croire en nous et en l’autre.

Pour aimer vraiment, il faut presque croire en une sorte de miracle.

Freud parle d’attente croyante.

Il faut entretenir le feu qui peut redémarrer, ne pas exiger de satisfaction immédiate. »

Accepter l’inconnu, être patient…

Quels que soient notre âge, notre sexe, notre statut socio-professionnel, n’avons-nous pas besoin de plaire ou de séduire autrui pour exister à nos propres yeux ?

Et peut-être même aussi pour être plus crédible, motivant, persuasif ou charismatique ?

Et l’autre, est-il disponible affectivement, ici et maintenant ?

Nous pouvons le savoir par l’observation de ses postures !

Le temps passé sur le lieu de travail est considérable.

La question qui s’impose : est-il encore possible de concilier travail et épanouissement personnel ?

Un discours séducteur ou un physique avenant ne suffisent pas à “donner le change” car il y a aussi la synergologie en gros c’est le langage corporel.

Exemple de Synergologie

 

Si quelqu’un reste avec ses bras derrière son cou ou sa tête, cette personne indique qu’elle est ouverte à la discussion.

Le clin d’œil peut aussi être un signe de flirt ou d’attirance.

Le sourire est l’un des signes les plus clairs de l’attirance.

Assurez-vous que vous savez faire la différence entre un sourire forcé et un sourire naturel.

Vous pouvez faire la différence, car les sourires forcés n’engagent pas les yeux.

Les vrais sourires provoquent de petites rides au coin des yeux.

Lorsque les gens se forcent à sourire, vous ne verrez pas ces rides.

Le cerveau et le corps sont une entité unique, qui constitue l’être humain.

Décoder le corps c’est décoder le cerveau, observer le corps agissant, c’est observer l’esprit en mouvement.

Ne jugez pas un individu seulement par son langage corporel.

Souvenez-vous que le langage corporel ne soit pas le seul indicateur émotionnel de la relation qu’il entretient avec vous voir de cet nouvelle rencontre.

On ne peut rencontrer l’amour que trois fois

 

Une nouvelle étude vient de révéler qu’une personne tombait amoureuse trois fois au cours de sa vie et à chaque fois, d’une manière différente.

Ces recherches – menées sur près de 3000 hommes et femmes britanniques dont l’âge moyen était de 37 ans – ont été réalisé par le diamantaire Vashi et avaient pour but de les habitudes “amoureuses” des couples.

Après plusieurs questionnaires, les responsables de cette étude ont pu déduire qu’une personne se mettait en couple environ 5 fois dans sa vie, mais ne tombait amoureuse que trois fois.

Et chacune de ces “fois” sont semble-t-il des étapes importantes de la vie.

La première fois : l’amour idéaliste

Le premier coup de foudre survient généralement durant l’adolescence.

Ce “premier amour” est celui de l’idéalisme et du conte de fées.

Les deux partenaires se rêvent ensemble pour toujours, dans une relation pure et parfaite.

Cette rêverie amoureuse prend fin quand le couple est confronté aux désillusions de la réalité et de la vie d’adulte.

Le second amour : la nécessité

 

Après les premières désillusions, vient le second amour : celui qui arrive par “nécessité”.

Lorsque le cœur est meurtri par le chagrin, il cherche (à tort) du réconfort auprès d’un nouveau partenaire.

Et bien que cet amour puisse procurer beaucoup de bonheur chez les partenaires, il est irrémédiablement voué à l’échec en fin de compte, du fait de la “dépendance” des deux partenaires.

Le grimoire des sortilège et rituel initiation magie wicca

Le troisième amour : l’inattendu

 

Après les deux premières expériences – l’une totalement dans la dévotion candide, l’autre dans la reconstruction égoïste – survient le troisième amour.

Celui-ci représente le point d’équilibre et la sérénité :

après les deux premières expériences, on est enfin “prêts” à aimer vraiment.

Avec tes yeux de charmeur, je n’aurais jamais pensé qu’un jour notre histoire irait plus loin.

La première fois que je t’ai vu, j’ai pensé que je rêvais.

Mes yeux étaient plein d’admiration et mon cœur, plein d’amour.

J’essayais que cela ne paraisse pas trop pour que personne ne découvre mon secret…Je rêvais du moment où tu me ferais un sourire.

Mais la fois où tes yeux ont croisé les miens, j’étais sous le choc.

Mes yeux furent remplis d’émoi et je ne répondais plus de moi. Le temps s’arrête quand tu es devant moi,

je ne pense plus qu’à nous, enfin réunis.

Mais, malgré mon désir d’être avec toi, je sais que notre amour est peut-être impossible.

Parfois, quand je suis près de toi, je me sens comme Juliette près de son Roméo.

Bref, pour décrire mon amour, je pourrais te dire tous les mots du

monde…

Amour et voyant

La recherche du véritable amour ou du grand amour occupe une grande place dans la vie des célibataires.

Malheureusement, beaucoup se trompent dans leurs choix et doivent toujours recommencer à zéro à chaque fois qu’une relation tombe à l’eau.

On aime aveuglement et on donne tout sa réfléchir, ce sont à priori les raisons pour laquelle la déception se fait intense quand le pont est coupé.

La voyance par téléphone, une manière intelligente de trouver l’amour de sa vie.

Avant d’entrer en relation avec une personne.

Ou de passer à un stade supérieur dans une relation, la consultation d’une voyance.

 

Témoignage

Seuls ceux qui connaissent la solitude peuvent comprendre ce que j’ai vécu.

Ma première relation sentimentale fut un échec total, et par la suite, je n’ai jamais pu trouver un homme qui me rassure et qui sache me donner de la joie.

Lorsque je me suis décidée à vous contacter sur eBay, je me suis tout de suite sentie en confiance à l’époque j’étais vraiment au plus bas.

Vos prédictions, vos conseils ont su me redonner l’espoir et j’ai commencé à voir les choses différemment.

Il y a environ 3 mois, j’ai rencontré un homme qui me plaisait énormément.

Nous nous sommes vus plusieurs fois, et nous avons commencé une relation sérieuse.

Donc.

Au début tout se passait très bien, puis j’ai commencé à me poser des questions.

Il lui arrivait de s’absenter pendant deux ou trois jours sans me donner de nouvelles, puis il revenait en me disant qu’il avait eu un problème au travail.

Lorsque j’essayais d’en savoir plus, il me reprochait de le “fliquer” et de ne pas lui faire confiance.

Finalement.

J’ai décidé de vous contacter de nouveau cet fois si sur votre site Antoine Dumanoir, j’ai lu attentivement la voyance que vous avez faite pour moi, et j’ai suivi vos conseils.

En conclusion.

Au bout de 3 mois, cet homme m’a invitée au restaurant, il m’a dit que j’étais la seule femme qui comptait pour lui, et qu’il regrettait ce qu’il avait fait.

En conséquence

Aujourd’hui, nous sommes heureux ensemble, et tout cela n’est plus qu’un mauvais souvenir.

Merci pour m’avoir redonné la joie de vivre.

Quand l’amour grandit en toi, la beauté fait de même.

Car l’amour est la beauté de l’âme.

Saint Augustin, Les confessions

Magiques enfin l’amour, et la haine, qui impriment dans nos cerveaux l’image d’un être par lequel nous consentons à nous laisser hanter.

Marguerite Yourcenar, L’Œuvre au Noir, p.378

Ah !

l’amour n’est pas fait pour nous rendre heureux.

Je crois qu’il est fait pour nous révéler dans quelle mesure nous avons la force de souffrir et de supporter.

Hermann Hesse, Peter Camenzind, p.87

La première leçon à apprendre dans la vie est d’aimer.

L’amour est si fort qu’il ne peut être brisé, et pourtant il est intangible.

Tu peux le connaître; tu peux le sentir; et pourtant tu ne peux pas le retenir, car au moindre essai, il t’échapperait comme du mercure.

L’amour ne peut être possédé; il est libre comme le vent, et il va où il veut. Suis le !

L’amour est unité et globalité.

L’amour ne connaît aucune limitation, aucune barrière.

Avec l’amour vient la liberté. C’est la peur qui enchaîne et limite une âme; c’est l’amour qui rend libre et rompt toutes les chaînes.

L’amour ouvre toutes les portes, change les vies et fait fondre le plus dur des cœurs.

L’amour est créatif; il grandit, et engendre beauté, harmonie et unité.

Il travaille pour, non contre, quoi que ce soit.

L’amour apporte une telle joie qu’il ne peut pas être réprimé. Il danse et chante à travers la vie.

Y a-t-il de l’amour dans ton coeur ?

De l’amour pour chacun ?

Il commence en toi et gagne de proche en proche.

Eileen Caddy

Eileen Caddy est une des fondatrices de la Fondation Findhorn.

Elle est également connue pour ses ouvrages de spiritualité, en particulier La petite voix, méditations quotidiennes qui fut un best-seller.

Notre bonheur et notre souffrance sont intimement liés au bonheur et à la souffrance de tous les êtres.

Prendre conscience de cette interdépendance amène naturellement à développer un sentiment d’affection, d’ouverture et de tendresse à l’égard d’autrui.

Nous pouvons tous en faire l’expérience, cela n’a rien à voir avec des positions théoriques prônées par des écoles philosophiques ou par des traditions religieuses.

Dalai-Lama

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HORS-JEU : LE FOU ?

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Venons-en à la seule carte non numérotée, donc exclue du jeu, LE FOU. Elle représente un vagabond, tenant un bâton de la main droite, son baluchon sur l’épaule de la main gauche, poursuivi par un chien qui lui a déchiré sa chausse, et les yeux tournés vers le ciel. C’est la seule carte pour laquelle les interprétations divergent radicalement. L’interprétation la plus courante en fait un fou, un errant, une carte de vagabondage et de détresse. Mais certains occultistes y voient tout au contraire l’accès à un monde hors du monde, une renaissance, voire même le symbole de l’initié authentique, ayant accès à un monde inaccessible au commun.

 

L’existence même de la carte du FOU implique quelques réflexions. D’abord, l’entreprise totalitaire du monde, pour être totalement cohérente, doit réserver une place spécifique à l’exclusion.

 

Même si l’on élargit au maximum le champ d’application de l’inclusion (“Heureux les faibles d’esprit, car ils verront Dieu”, “les derniers seront les premiers”, etc., selon le Christ), on ne peut totalement éviter qu’il y ait de “l’irrécupérable” quelque part.

 

Même si la “brebis perdue”, pour reprendre une autre parabole christique, occupe de par son exclusion même, et par le problème qu’elle pose à l’espace totalitaire de ce fait, une énorme place dans le dispositif de “sauvetage”, rien ne peut empêcher qu’il y ait quand même des fuites qui “posent problème” à l’ordre idéalisé de représentation du monde.

 

La plupart des systèmes ont prévu une place spécifique au fou et à l’errant; place allant de la brebis perdue, exclue ou défavorisée, objet de toutes les attentions charitables et des assistances sociales, à l’hôpital psychiatrique, camp de concentration ou goulag ; mais également, dans le système astrologique aztèque, existe une place spécifique dite du “jeu”, place à laquelle rien n’est décidable. L’errant ou le fou, le hors-jeu, le Mat, est l’objet d’une attention particulière dans le système totalitaire : il est soit l’objet d’une attention extravagante visant à le “réinsérer” ou l'”inclure”, le faire “participer”, soit purement et simplement éliminé. Le système prétend à ce qu’il ne puisse exister des individus qu’il définit comme “exclus” dans sa vision universaliste du monde.

 

À l’intérieur du système totalitaire, qui a vocation de résoudre toutes les contradictions, il n’y a plus d’autre; il n’y a plus que l’Amour universel, ou la Liberté, l’Égalité et la Fraternité universelles.

 

On estimera, selon les cas, soit que les inclus du système sont coupables de ne pas être capables de l’appliquer universellement, ce pourquoi on leur demandera toujours plus de sacrifices, soit que les exclus sont coupables de ne pas vouloir ou pouvoir s’y intégrer, ce pourquoi on les éliminera.

 

Dans la lutte féroce entre les formes du totalitarisme qui a caractérisé le XXème siècle, national-socialisme, communismes, et universalismes d’inspiration chrétienne, à quoi s’ajoute le totalitarisme musulman dont la résurgence violente est probablement due à sa confrontation directe avec l’expansion des autres totalitarismes, l’universalisme chrétien semble aujourd’hui triomphant, sous sa forme généralisée et prétendument “laïque” de la déclaration, évidemment universelle, des “Droits de l’Homme”.

 

Sa victoire, accompagnée évidemment d’une diabolisation de tous les systèmes concurrents, tous qualifiés de totalitaires, ne doit pas nous faire oublier que s’il peut aujourd’hui prétendre à l’universalité, c’est probablement grâce à une meilleure gestion de l’idée totalitaire, appuyée sur une tradition millénaire sur laquelle ni le national-socialisme, ni le communisme, systèmes qui se voulaient “révolutionnaires”, ne pouvaient se fonder.

 

Cette ambivalence de la position du système par rapport à l’exclu ou le hors-jeu explique la variabilité des interprétations de la carte du Mat.

 

La tradition implique que le plus démuni, le plus exclu, le plus fou puisse être l’image du Dieu.

 

De même, Karl Marx, grand maître de l’application de la dialectique à l’économie, a démontré en une quantité invraisemblable de volumes que la classe ouvrière allait se paupériser, qu’elle serait de plus en plus aliénée, et que donc, comme si cela allait de soi, étant totalement aliénée par un capitalisme sanguinaire, elle pourrait créer une société sans classes, le paradis communiste.

 

Hitler pensait, de même, que la révolution nationale et socialiste du peuple allemand, asservi et humilié par la “ploutocratie juive internationale”, image particulière du Mal, lui rendrait enfin la prééminence qui lui était naturelle pour l’établissement d’un nouvel ordre mondial.

 

On ne peut sous-estimer, à l’intérieur de notre système de pensée, la prégnance de ces formulations délirantes qui voient dans les exclus l’avenir du monde, qui voient dans l’esclave l’élu de Dieu, ou dans les produits de la sous-culture des banlieues une révolution culturelle. Il s’agit des dernières expressions d’un délire totalitaire collectif que nous reproduisons depuis quelques millénaires.

 

Pour en finir avec le Jugement de Dieu, LE FOU détourne son regard du monde, il s’échappe du cycle de la transcendance. Sans foi ni loi, il est juste hors-jeu; il n’est pas libéré, il ne manifeste pas un dépassement, il ne participe plus.

LE FOU manifeste qu’il n’existe pas de discours autre que celui de la transcendance, dans tout l’espace qui s’est constitué sur ce discours. LE FOU exprime soit le silence absolu de qui ne peut plus fonctionner selon l’ordre commun des représentations, soit la dérision et le détachement qui étaient l’apanage des Fous dans la société traditionnelle, avant que l’extension du totalitarisme ne décide de les enfermer, les soigner ou les éliminer.

 

LE FOU est la seule carte ambigüe du Tarot, il manifeste l’existence de cette inquiétude vertigineuse du monde totalitaire face à l’existence d’un ailleurs. Cet ailleurs, cette étrangeté radicale, n’a pas de place dans l’ordre des représentations, et le système ne pouvait être complet, et donc absolument totalitaire, s’il n’inventait une place nulle, incompréhensible et folle, espace vide de sens.

 

L’institution de cet espace nul, est essentiel à la plénitude totalitaire universaliste; la notion du Zéro est indissociable de celle d’Infini. Les sociétés non-universalistes, ou non-civilisées, ne connaissent ni l’une ni l’autre de ces notions, ni quoi que ce soit qui puisse ressembler au FOU, ce à quoi la civilisation répondra par exemple qu’il y a des psychotiques partout, mais que ceux-ci deviennent chamanes dans les sociétés qui n’ont pas inventé la psychiatrie.

 

La confondante bêtise de ce propos, pris parmi une infinité de propos du même type, nous éclaire sur deux points : l’un, que la prétention universaliste s’attaque à tous les objets qu’elle peut apercevoir, même de très loin et sans les connaître, et élabore à leur propos des théories validées dans le système dans la mesure même où ces théories sont universalistes; l’autre, que l’élaboration du discours et des théories universalistes a également pour fonction de masquer en permanence leur propre fonctionnement, par l’institution d’un “c’est partout la même chose” faisant prendre pour règle générale ce qui n’est que l’expression d’une représentation particulière du monde, fort dominante il est vrai, en pleine expansion, mais, hélas pour le Paradis, pas encore unique.

 

LE FOU reflète le lieu du divin, ou du divinatoire : il est le lieu du monde, et le monde n’est pas son lieu.

 

DANS LE SENS ÉLÉMENTAIRE

Mots-Clés : Inconnu, Nouvelle Étapes, Hésitations, Errance, Indépendance, Liberté.

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SENS POSITIF

Cet arcane est le symbole de la liberté et de la nouveauté. Le Mat s’avère plein d’énergie, impulsif et insouciant. Il est capable de changements et de départs soudains comme d’idées et de décisions brillantes.

 

Tirage amoureux : rencontres amoureuses, indépendance affective, liberté retrouvée, voyage de noces ou en amoureux.

 

Tirage professionnel : nouveau projet, nouveau travail, changement soudain, réorganisation, réorientation, travail libéral.

 

Tirage financier : situation satisfaisante.

 

Tirage vitalité : manque passager d’énergie.

 

Message de l’arcane : Le Mat vous conseille d’agir en accord avec vos valeurs même si vous sortez des sentiers battus. Il est important de savoir garder son libre arbitre face à l’adversité. Notre liberté est notre force. Utilisons-la à bon escient.

Le grimoire des sortilège et rituel initiation magie wicca

SENS NÉGATIF

Cet arcane est aussi synonyme d’irrationalité et d’instabilité. Le Mat peut donc tout aussi bien s’avérer être dans une fuite en avant, propulsé par ses incohérences et ses excès. La liberté se mue alors en éparpillement et en insécurité. Les choses se font lentement, sont vides de sens ou même dangereuses.

 

Tirage amoureux : difficultés à échanger dans les couples, mensonges, relations adultères, rencontres sans lendemain, superficialité, vie affective insécurisante.

 

Tirage professionnel : difficultés dans le travail, perte de sens, mutation mal vécue.

 

Tirage financier : attention aux malversations financières.

 

Tirage vitalité : pensez à mieux gérer votre stress.

 

Message de l’arcane : Le Mat vous conseille de vous recentrer, de faire le point sur vous-même et vous objectifs. Il est bon d’éviter de s’éparpiller.

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EN RÉSUMÉ : 

Cette carte est favorable pour toutes les entreprises de toutes sortes, tous les nouveaux projets. Elle annonce le changement, le départ vers l’inconnu, des déplacements, des imprévus. Elle favorise les sensations fortes. Le consultant peut avoir un coup de chance, une situation favorable mais de courte durée. Seule l’intuition peut donner la bonne voie, le bon chemin. Le consultant se démarque par son originalité, par une personnalité extravagante. Il est dynamique et plein d’énergie, il semble infatigable. Il sait faire les choix justes même douloureux. Cette carte symbolise aussi les voyages et les déplacements.

 

Sens positif : Cet arcane est le symbole de la liberté et de la nouveauté. Le Mat s’avère plein d’énergie, impulsif et insouciant. Il est capable de changements et de départs soudains comme d’idées et de décisions brillantes.

 

Sens négatif : Cet arcane est aussi synonyme d’irrationalité et d’instabilité. Le Mat peut donc tout aussi bien s’avérer être dans une fuite en avant, propulsé par ses incohérences et ses excès. La liberté se mue alors en éparpillement et en insécurité. Les choses se font lentement, sont vides de sens ou même dangereuses.

 

DANS L’OPTIQUE « ÉVOLUTION PERSONNELLE »

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Selon les interprétations l’arcane du FOU représente un pèlerin avec un baluchon accompagné d’un chien marchant sur le chemin de la vie.

 

Cette carte symbolise l’indépendance, le départ, le mouvement.

 

L’ancienne existence est achevé et tout est à refaire, à recommencer, sinon il faut entreprendre une nouvelle existence.

 

Malgré l’enseignement du passé, votre expérience, les constructions que vous avez édifiées, et le risque qui consiste à poursuivre votre route sur des pensées incohérentes et des principes usés, vous devez vous préparer à concevoir votre recherche personnelle sur des bases nouvelles, neuves et évolutives.

 

Sur le plan spirituel, LE FOU, de par son apparence (habillement), ressemble à un artiste. Un artiste est, par définition, créatif. Il se pourrait que LE FOU soit le même personnage que LE BATELEUR. Et il marche, ce qui me fait ajouter que LE FOU est un artiste errant, qui ne se charge que du strict nécessaire, qui n’a comme seul bagage qu’une sorte de besace.

 

Cet individu s’inspire de la terre (canne jaune), c’est-à-dire qu’il s’adapte et agit en fonction du survenu et des phénomènes naturels. Il avance en étant léger.

 
Affectivement, il reste détaché (l’animal lui grattant la fesse). Il va de l’avant, c’est-à-dire vers l’inconnu. Il a un but suprême, une intention pure (le bâton blanc sur l’épaule).
 
À mon avis, cet individu incarne le courage de suivre son chemin, sa vérité, sa destinée, ainsi que le courage d’aller vers l’inconnu ; et ce, sans se laisser retenir par des aspects affectifs ou teintés de sentimentalité, et par ses besoins instinctifs comme la sexualité.

 

Cette image représente, pour moi, le désir ou élan de vie intelligent, sublimé.

 

LE FOU évolue en étant indépendant et en se tenant en marge du système social, des us et coutumes (pas de nombre sur cet arcane). Cet arcane semble symboliser la liberté d’être et de penser, ainsi que la sagesse et la folie. Sagesse et folie sont les deux faces d’une même pièce de monnaie. LE FOU peut également désigner un être préférant délibérément passer pour un fou aux yeux de la communauté, afin de ne pas s’y conformer.

 

Au quotidien, est traité de fou quiconque se comporte autrement que ce qui a été défini comme étant normal par la communauté.

 

LE FOU est comme hors jeu, il évolue à l’écart des affaires humaines et il vit dans l’instant présent. Il semble dépourvu de peur et de préjugé.

 

Selon moi, LE FOU représente le Soi, l’être ayant supplanté l’ego. L’être conscient est éveillé.

 

L’arcane LE FOU illustre la vie ; plus précisément, un élan de vie enthousiaste et sauvage en quête de sa fonction juste à exercer en ce monde multiforme et parfaitement équilibré par le mouvement incessant de ses éléments.

 

LE FOU est un arcane pouvant être placé n’importe où, en première position ou entre deux autres arcanes ou en dernière position, ou encore avec les arcanes mineurs, vu qu’il est dépourvu de nombre. Il est un peu comme le joker d’un jeu de société. Il est à la fois neutre et à la fois puissant.

L’arcane LE FOU symbolise la fonction de la Force dite active, générant l’évolution, dite aussi le Bien. Force qui ne serait pas sans l’autre, c’est-à-dire que la Force active n’existe et n’agit que par son opposition à l’émanation de la Force dite passive, générant la destruction, dite aussi le Mal. La fonction de la Force passive est symbolisée par l’arcane sans nom XIII.

 

On peut dire que LE FOU est l’arcane jour opposé à l’arcane XIII, et XIII est l’arcane nuit opposé au FOU.

 

Comme les arcanes la Lune pour le Soleil et, à une autre échelle, la Papesse pour le Pape et l’Impératrice pour l’Empereur, ces couples d’arcanes illustrent les deux Principes majeurs de la vie. Chaque couple forme le symbole du Yin et du Yang, du masculin et du féminin, de la vie et de la mort, du rationnel et de l’irrationnel, du conscient et de l’inconscient, du vrai et du leurre, etc. Ils sont à la fois antagonistes et à la fois indissociables. Il me semble important de retenir que ces couples d’arcanes se situent dans les deux extrémités visibles d’un même bâton invisible.

 

À se rappeler : le Mat EST, tout simplement et naturellement. Il est en mouvement, il avance vers l’inconnu en se contentant du minimum vital, en ne se chargeant que de l’essentiel. Il est un être libre.

 

DANS L’OPTIQUE THAUMATURGIQUE

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LE NUMÉRO « 0 »

 

Le numéro Zéro, le Fou, qui, contrairement à l’idée véhiculée habituellement par l’ensemble du Tarot profane, n’est pas le Nombre 22, mais le Nombre 0.

 

Ce Zéro, à l’image du Fou vagabond de la lame du livre de Thot, a sa place partout en général, et nulle part en particulier ; c’est l’infini Chaos du non manifesté de l’Océan de l’énergie originelle des pensées du Divin Créateur ; le Noun de la cosmogonie de l’ancienne Égypte, dont la première lettre de ce nom le “N” était représentée par un hiéroglyphe formant un trait ondulé symbolisant la vibration originelle…

 

C’est sous cette lettre “N” que le livre pour sortir au jour (habituellement connu sous le nom de livre des morts de l’ancienne Égypte), désigne les épreuves de l’âme-de-vie sous le nom d’Osiris N., cette lettre qui si proche de l’Aleph hébraïque, lettre qui sera attribuée au Bateleur le Un, qui n’est pas le créateur mais le principe de création.

 

Dans l’Ennéade Héliopolitaine le Zéro est Toum ou Atoum. Le Zéro est donc le médiateur plastique protéiforme duquel tout ce qui sera créé tirera son énergie, comme il est indiqué lors du premier chapitre des Tables de la Loi au premier Jour de la Création.

 

C’est la fin qui précède tout début, car ce qui sera fut, et c’est aussi ce qui terminera la fin d’un cycle qui va de l’Alpha à l’Oméga. Le Zéro est l’infini par excellence, celui qui contient Tout en principes indifférenciés et en simultané dans un Éternel Moment Présent.

 

Le Zéro c’est l’inconscient de l’incréé, car comme nous avons eu mainte fois l’occasion de le voir, tout ce qui existe a une conscience d’être, au moins celle des limites de sa propre existence et de la conservation de celle-ci, qui la fera interagir avec son environnement qui se différencie d’elle-même.

 

Cet inconscient sera, dans chaque création, inversement proportionnel au niveau de conscience, ce que nous indique le parcours du Zodiaque sacré du chapitre V. Comme la Raison absolue, ne peut pas être autre chose que la Vérité Absolue, cette Raison absolue n’est donc que l’attribut du Divin Créateur : le Tout ; par voie de conséquence tout ce qui se différencie de Lui, étant par nature perfectible et donc imparfait, sera obligatoirement doté d’une partie plus ou moins grande d’inconscient.

 

Ceci permet de comprendre que le Zéro est partout sans être spécifiquement limité. Le numéro Zéro est l’infini duquel provient la naissance d’une manifestation ; comme il sera l’infini qui servira de réceptacle à la fin de cette manifestation ; parcours balisé par l’Alpha et l’Oméga, de A à Z, (l’Azoth des alchimistes), le début sans début pour une fin sans fin.

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légendeLe Zéro est ce concept d’indétermination ou d’incertitude si cher à Heinsenberg dans le milieu quantique, et qui fera que la raison (certitude) aura toujours la nécessité d’être confrontée à la foi (incertitude) pour que s’active la perfectibilité qui élargit le champ de conscience par l’analogie de ses contraires.

 

Dans Dogme et rituel de haute magie, Eliphas Levi, parlant de cette lame du livre de Thot, écrivait : “Résumons maintenant toute la science par des principes. L’analogie est le dernier mot de la science et le premier mot de la foi.

 

L’harmonie est dans l’équilibre, et l’équilibre subsiste par l’analogie des contraires. L’unité absolue, c’est la raison suprême et dernière des choses. Or cette raison ne peut être ni une personne ni trois personnes : c’est une raison, et c’est la raison par excellence.

 

Pour créer l’équilibre il faut séparer et unir : séparer par les pôles, unir par le centre. Raisonner sur la foi, c’est détruire la foi ; faire du mysticisme en philosophie, c’est attenter à la raison.

 

La raison et la foi s’excluent mutuellement par leur nature et s’unissent par l’analogie. L’analogie est le seul médiateur possible entre le visible et l’invisible, entre le fini et l’infini. Le dogme est l’hypothèse toujours ascendante d’une équation présumable.

 

Pour l’ignorant c’est l’hypothèse qui est affirmation absolue, et l’affirmation absolue qui est l’hypothèse.

 

Il y a dans la science des hypothèses nécessaires, et celui qui cherche à les réaliser agrandit la science sans restreindre la foi : car de l’autre côté de la foi il y a l’infini.

 

On croit ce qu’on ignore, mais ce que la raison veut qu’on admette. Définir l’objet de la foi et le circonscrire, c’est donc formuler l’inconnu. Les professions de foi sont les formules de l’ignorance et des aspirations de l’homme. Les théorèmes de la science sont les monuments de ses conquêtes.

 

L’homme qui nie Dieu est aussi fanatique que celui qui le définit avec une prétendue infaillibilité. On définit ordinairement Dieu en disant tout ce qu’il n’est pas.

 

Nous retrouvons en synthèse poétique, la définition du Nombre Zéro dans le Tao-Tô-King, cette autre Thebah acclimatée à une autre tradition, mais qui se nourrit à la même source : la Sapience Hermétique universelle :

 

« Le Tao est le vide, mais le vide est inépuisable. C’est un abîme vertigineux. Insondable. De lui sont sortis tous ceux qui vivent. Éternellement, il émousse ce qui est aigu, dénoue le fil des existences, fait jaillir la lumière. Du rien, crée toute chose. Sa pureté est indicible. Il n’a pas de commencement. Il est. Nul ne l’a engendré. Il était déjà là quand naquit le maître du ciel. »

 

MAIS QUOI ENCORE…

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Chaque Nombre est une abstraction spirituelle qui se manifeste sous la forme d’une vibration qui sera son verbe. Ce verbe spécifique est la Lettre qui en symbolise le son (la nature vibratoire spécifique) et dans laquelle nous retrouvons toutes les subtilités qui caractérisent ce Nombre Puissance.

 

Cette Lettre sera celle, – avec les vingt et une autres, qui constitue la structure symbolique des Tables de la Loi, je veux parler de l’alphabet hébraïque, dont nous avons vu qu’il s’agit des Medou-Neter ou l’écriture hiéroglyphique de l’ancienne Égypte représentés, dans l’alphabet hébraïque, sous une forme cursive mais qui n’en reste pas moins l’expression des Puissances (Nombres) -, qui signent chaque manifestation d’un Nom de pouvoir.

 

La signification hiéroglyphique de chacune des Lettres de l’alphabet hébraïque fait l’objet d’interprétations multiples plus ou moins heureuses ; pour ce qui est de la Thébah du livre de Thot, le Tarot du Sépher de Moïse, je m’en tiendrai au remarquable travail de reconstitution du sens originel qu’a effectué notre génial Fabre d’Olivet, dans son ouvrage La langue hébraïque restituée, et son chapitre sur le vocabulaire radical ou série des racines hébraïques.

 

Nous avons vu que grâce à cette reconstitution si judicieuse et si éclairée, nous avons pu dégager de sa gangue d’ignorance l’extraordinaire.

 

Enseignement des Tables de la Loi du Sépher de Moïse qui n’est en rien comparable à la Genèse Biblique ; il convient donc de conserver la signification de chaque Lettre attribuée à un Nombre, suivant ce sens originel, ce qui permettra d’éclairer l’un par l’autre.

 

Ainsi, une série de Nombres pourra être traduite en lettre, ce qui nous révélera les Noms de pouvoir qu’elle contient, son Verbe Vivant si utile dans les invocations ; et un mot, un Nom pourront inversement se résumer en une suite de Nombres qui révéleront les puissances tutélaires dont ils sont le verbe (vibration) manifesté.

 

Bien qu’il serait trop long de développer les multiples applications de ce qui précède, je signale à toute fin utile, que la meilleure utilisation des lames du livre de Thot, ne se fait pas, comme le font les tireurs de cartes, ou les diseuses de bonne aventure, en étalant celles-ci sur une table, mais dans la translation du verbe en Nombres et du rapport de ces Nombres entre eux et par paire (analogie des contraires).

 

Pour en comprendre les interactions il suffit de savoir que le verbe qui se manifeste dans le monde successif, a sa correspondance en Nombres dans le monde du simultané de Éternel Moment Présent. L’interprétation des correspondances (similitudes) qu’il y a entre ce verbe et ces Nombres puissance, se fait par analogie des contraires dans le microcosme des manifestations hétérogènes afin de remonter à la source du Macrocosme de Éternel Moment Présent homogène.

 

Chaque Nombre devant être relié à sa ou ses lames correspondantes ; lame qui réunit symboliquement les déclinaisons d’un Nombre puissance sur les plans Mental, Zodiacale, Planétaire. En partant d’un verbe, d’un nom, d’un mot, cela permet de pouvoir utiliser plusieurs fois une même lame dans un Nom, un mot une phrase afin d’obtenir un oracle d’une plus grande précision que celui que l’on obtient par le simple étalage des lames lors d’un tirage, avec la limite de ne pouvoir utiliser chaque lame qu’une seule fois dans ce tirage.

 

Le Nombre Zéro a pour lettre hébraïque le Thau, nom divin Thechinah (gratiosus ).

 

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

 

Ce caractère appartient, en qualité de consonne, à la touche chuintante. Les anciens Égyptiens, en le consacrant à Thot dont ils lui donnaient le nom, le regardaient comme le symbole de l’âme universelle. Employé comme signe grammatical dans la langue hébraïque, il est celui de la sympathie et de la réciprocité. Quoiqu’il ne tienne point un rang particulier parmi les articles, il paraît néanmoins trop souvent à la tête des mots, pour qu’on ne doive pas soupçonner qu’il était employé en cette qualité dans l’un des dialectes égyptiens, où sans doute il représentait la relation Aleph-Thau. Son nombre arithmétique est 400.

 

DANS L’OPTIQUE « INITIATIQUE »

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LA SAGESSE DU TAROT

Cet Arcane, selon les spécialistes du Livre de Thot, se place soit au début de la série avec le numéro zéro soit en fin d’ouvrage. Pour ma part il ne peut, eu égard à la synthèse parfaite qu’il porte s’agissant du parcours accompli grâce aux précédentes lames, que figurer à part, et en retrait des vingt-et-un véritables Arcanes Majeurs.

 

LE FOU… Voilà celui que l’on rencontre dans les situations où les cœurs sont endurcis. Il marche, donc il est en mouvement, il agit ; comme tous les Arcanes Majeurs, c’est un archétype actif initiateur, une Idée Force Universelle se suffisant à elle-même pour signifier son message à celui qui veut et sait l’écouter.

 

Cette lame est particulière car elle véhicule l’esprit de la mystique révolutionnaire, de la rébellion contre tous les pouvoirs au nom de la liberté de l’individu ; complètement désenchanté par les sociétés humaines, il n’a peur de rien, il n’attend aucune récompense, ne craint aucun châtiment ici où ailleurs et il accomplit son œuvre qui est de renverser les temples et les autels de l’illusion humaine : les biens inutiles et les idées de circonstance au moyen de son arme absolue : le ridicule.

 

Il manifeste la personnalité réellement libre qui a réussi à échapper au doute existentiel qui, selon la psychologie moderne, porte sur la personnalité entière, alors que les hermétistes enseignent depuis toujours que le désespoir n’est du qu’au phénomène du « penser seul », de la pensée séparée de sa source, de ses origines transcendantales; il est libre parce qu’il est en route sur Le Chemin, action qui lui vaut d’échapper à l’état psychologique d’indécision qui n’est qu’errance de l’âme dans le monde intermédiaire situé entre la matière et le céleste.

 

Son outil est la Foi, tant raillée dans ce monde temporel, et sans laquelle le désespoir de la personnalité toute entière mène l’homme à la vraie folie, à l’authentique déséquilibre qui est de nier le but ultime de l’Erre incarné. En étant dépouillé des allégeances matérielles, morales, politiques, religieuses, il jouit de la vie authentiquement libre qui ne sera plus interrompue lors de la mort physique.

 

Il est là pour montrer à l’initié que si sa puissance et la jouissance du monde d’ici bas, le relatif et l’éphémère, peuvent faire oublier provisoirement à l’homme la réalité de l’Eternel, elles ne pourront jamais le satisfaire au fond de lui et le laisseront, au point final, dans la véritable folie : celle de la rupture avec l’Essentiel.

 

C’est en cela que les opérations de magie cérémonielle de certains systèmes qui se disent faussement ésotériques ou occultistes ne concourent qu’à la satisfaction provisoire du désir immédiat de « résultat », alors que le pur acte de Foi, en établissant la relation directe avec la Pensée Universelle, sans satisfaire aucun besoin particulier les satisfait tous et, en comprenant tous les désirs, n’en reconnaît aucun individuellement.

 

Mais les véritables occultistes doivent passer, comme notre FOU, de la magie factuelle et matérielle et des recherches analytiques, fussent-elles sacrées, à la Magie Divine de la Gnose et aux Sciences hermétiques de l’Alchimie Mystique… de la Mystique de l’Hermétisme…

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Notre FOU, en raison de son rattachement direct à la science divine et à la magie de l’Amour Divin, est attaqué dans le dos par l’animal des gens qui se prétendent instruits et de « de bon sens » car il a tourné le dos aux principes factices qui fondent la plupart des sociétés, à savoir ceux de la morale codifiée, de la culture normalisée, de la civilisation des biens et de l’intellectualité bien pensante.

 

Voilà, Le « 0 » s’amène vers le temple des Connaissances (symboliser par le Tarot lui-même) afin d’être initier et transformer, afin de parvenir à la 22ème étape, alors qu’on pourra enfin le considéré comme étant le 22ème arcane de la Rota.

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La roue tourne… à tous les 7 ans tout individu est effectivement appelé à faire face à des changements, et c’est alors le moment pour lui de faire des choix qui déterminerons sa destinée…

 

Ne savez-vous pas que les existences de tout individus se déroulent en phases de durée de 7 ans, et c’est pourquoi, l’on subit d’autres changements important à 14 ans, à 21 ans, à 28, à 35 etc… Des changements si important qu’à ces moment de notre vie, l’on peut changer au point de ne plus reconnaitre celui que l’on était par le passer. Ce sont des moments où il est possible d’opérer de grands changements, sinon ils se font d’eux-mêmes. Mais surtout, ce sont des moments où se décideront beaucoup d’éléments qui feront notre destinée, du moins, pour les 7 prochaines années…

 

ERRANCE OU CHEMINEMENT?

LE FOU VA… MAIS, OÙ VA-T-IL?

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Le cheminement initiatique comme philosophie de l’éveil : Le pèlerinage, la pérégrination, le voyage, l’errance….

 

L’homme naturel est essentiellement nomade. Les nécessités de la vie lui font suivre les chemins de la Vouivre, c’est-à-dire les lignes de force des énergies telluriques qui sillonnent la terre, et l’Énergie en lui, sans cesse renouvelée, peut lui permettre de déployer sa vie dans une plus grande harmonie avec les êtres et les choses dont il est partie intégrante.

 

La cristallisation du nomadisme en vie sédentaire a amené toutes les religions à recommander fortement le pèlerinage vers les hauts lieux comme substitut à l’ancienne errance afin que l’être puisse quitter ses routines, son conditionnement, ses idées arrêtées, ses préjugés et s’ouvrir à d’autres horizons.

 

Actuellement, là où le pèlerinage tombe en désuétude, le voyage, souvent touristique, prend le relais. Celui qui laisse, même pour un temps, famille, travail et possessions matérielles satisfait une curiosité inscrite essentiellement dans tout son être. Elle le pousse vers les lieux terrestres les plus chargés : menhirs, églises, cathédrales, sommets de montagne, lieux désertiques, forêts, grottes…

 

Ces hauts lieux extérieurs vont l’élever vers le meilleur de lui-même. Dans ce cheminement, il reçoit avec une plus grande réceptivité les énergies d’en haut qui viennent féconder la terre.

 

C’est la mise en pratique concrète, consciente ou inconsciente, de ce que proposent tous les Maîtres des diverses traditions.

 

Dans ce jeu de la vie ouvert sur l’imprévu, se font les rencontres qui modifient profondément l’être humain. Rencontres avec les paysages qui dilatent le cœur, avec le monde minéral (les pierres du chemin), avec le monde végétal (l’arbre porte à regarder vers le ciel), avec les animaux, le plus souvent domestiques mais aussi sauvages, principalement les oiseaux. Rencontres avec les éléments, la pluie, le vent, la tempête, le feu … Rencontres avec d’autres hommes différents dans leur manière d’être. Pensez à Pierre Loti à qui ses multiples voyages permirent de meubler de façon si extraordinaire sa maison natale que l’on visite encore à Rochefort, pensez à Ségalen découvrant la Chine, pensez à Rimbaud découvrant l’Éthiopie, et à tant d’autres…

 

Le voyage induit la fatigue, l’épreuve, par ses aléas, ses imprévus. De ce fait, il dévoile le caractère des hommes qui ainsi peuvent se connaître mieux en pénétrant dans la connaissance du monde. Se déprendre de soi-même est le premier pas pour s’ouvrir à la vie.

 

Chaque lieu sur terre est une émanation de la Vouivre qui induit non seulement les paysages, mais les types d’hommes et les produits que l’on dit du terroir. Cette Vouivre nourrit le voyageur, nourrit le Chevalier errant comme le dit le Bréviaire du Chevalier, nourrit le pérégrinant de toutes les façons et de toute façon.

 

Dans le Tarot, la Vouivre est symbolisé par LA PAPESSE… Elle est cette énergie qui parcoure la création… cette énergie qui parcoure la planète Terre… Une énergie qui lui assure une place dans le cosmos, mais aussi qui lui assure une âme…

 

Pourquoi cette mode des randonnées dans les déserts, cette mode du trekking au Népal, au Tibet, en Inde, pourquoi le voyage à Katmandou…

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Pourquoi ce désir profond des montagnards de s’élever vers des sommets quasi inaccessibles comme Julius Evola aimait à le faire, lui qui sut s’élever vers les sommets de la pensée ?

 

Pourquoi ce goût de la navigation solitaire pour faire le tour du monde? Qui ne connaît l’exemple de Bernard Moitessier parti dans la course en solitaire pour le tour du monde et qui, abandonnant celle-ci, continua la navigation pour la seule recherche de lui-même ?

 

Tous ceux qui furent les pionniers de ces expériences rendent compte des changements qui se sont opérés en eux au cours de ces aventures. Il y a là une quête qui porte l’être au dépassement de ses limitations habituelles. Cela est une condition essentielle, le premier pas sur le chemin. L’être déjà se réveille de sa torpeur, il n’est plus un homme de seconde main mais prend sa vie en main, au risque de se perdre pour un temps dans la multiplicité des choses.

 

Est-ce une voie qui peut mener à l’éveil ? C’est pour beaucoup une philosophie, une manifestation de la recherche d’un équilibre, d’un mieux-être sur tous les plans, un réveil en eux du pulsif de la vie. Combien, à travers le voyage, l’errance, auront fait la rencontre d’un maître sinon du Maître? Car au gré des rencontres peut se faire La rencontre…
 
Un exemple de cheminement initiatique est celui de saint Roch, guérisseur de la peste et des maladies de peau, né à Montpellier vers 1350.

 

La légende rapporte qu’il partit en pèlerinage pour Rome; il fut, chemin faisant, confronté aux épidémies de peste. Guérissant les malades par le signe de la croix, il allait de ville en ville jusqu’au moment où, à son tour, il fut atteint par la maladie et chassé par ceux-là même qu’il avait guéris. Il dut faire grande réflexion sur ce qu’est la guérison véritable, non point celle du corps, mais celle de l’âme.

 

Guéri de la maladie, guéri du désir de guérir les autres, il repartit pour Montpellier et, sur le chemin, fut stupidement arrêté comme espion. Il mourut après cinq années passées en prison. La légende raconte qu’à sa mort, sa cellule fut alors inondée de lumière et un ange le désigna comme « saint » guérisseur de la peste.

 

Des lieux de saint Roch, chapelles, églises, statues, fontaines guérisseuses, existent depuis dans toute l’Europe, principalement dans les régions qui furent touchées par les épidémies. L’on peut retrouver et suivre les chemins de saint Roch où il parle encore au cœur du cheminant… L’énergie de saint Roch est l’une des colorations de l’Énergie de la Vouivre.

 

Cette légende pose la question cruciale : « Quel est le but ultime de toute pérégrination? » S’agit-il en effet de faire retour au lieu de son départ, ou s’agit-il essentiellement de faire un retour sur soi-même pour le retour à la Source qui nous manifeste ?

 

La condition humaine est celle du voyageur :

 

« Tu es à jamais voyageur, de même que tu ne peux t’établir nulle part ».

 

La Tradition ne dit-elle pas qu’il y a trois voyages, « le voyage venant de Lui, le voyage vers Lui et le voyage en Lui. Ce dernier est le voyage de l’errance et de la perplexité. Celui qui voyage venant de Lui, son gain est ce qui s’est trouvé être; tel est son gain, alors que celui qui voyage vers Lui ne gagne que lui-même. Ces deux premiers voyages ont une fin à laquelle on parvient et on s’arrête, tandis que le troisième, celui de l’errance, est sans fin…

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Hermite (Arcane 9) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT SUITE

philosophie

Le grimoire des sortilège et rituel initiation magie wicca

OPTIQUE « INITIATIQUE »

Hermite

Que fait l’Hermite avec cette lanterne qu’il tend devant lui ? Se sert-il de la lueur de la lanterne pour voir quelque chose ? Se sert-il de la lanterne pour se diriger dans une possible obscurité ?

C’est avec sa raison que l’Hermite dirige sa lumière et avec son intuition qu’il s’oriente (le bâton).

 

Cet arcane désigne et nous montre un personnage réceptif, à l’écoute, patient et méditatif. Cet individu reste réservé, silencieux et humble. Il est intelligent et modeste (il a peu de bien matériels et il est vêtu simplement). Le fait qu’il brandisse une lanterne peut signifier qu’il est capable de procurer de la lumière à autrui. Chacun connaît l’expression avoir une lumière ou un soleil intérieur. Sur cet arcane, cette lumière intérieure pourrait bien être figurée par la lanterne. Les ermites choisissent délibérément de s’isoler car ils sont le plus souvent déçus et désillusionnés par les affaires et actions humaines. L’Hermite ne se fie plus aux coutumes et dires des humains, il se fie et s’oriente à sa propre lumière pour avancer, pour poursuivre son existence.

L’Hermite est en mouvement, il chemine vers un lieu… Il semble savoir où il va, et il a décidé de s’y rendre de nuit…

Tous ces détails sont importants. Déjà le fait qu’il est en mouvement… Qu’il marche… Après le Mat, il est la première des personnalités à se déplacer… Et curieusement, il semble y avoir des détails qui apparentent le MAT à L’HERMITE…

Cela, dit après la lame du MAT, L’HERMITE est le premier personnage qui marche, et qui semble en mouvement… (LE BATELEUR est arrêté pour faire son spectacle, LA PAPESSE et L’IMPÉRATRICE sont assises, L’EMPEREUR repose sur son trône, LA PAPE est assis ou debout pour enseigner, et L’AMOUREUX tangue d’un pied à l’autre, le personnage du CHARIOT se tiens debout confiné à son char, la JUSTICE est assise sur son trône).

L’HERMITE est donc en déplacement, contrairement aux autres personnalités… Il est orienté vers la gauche, c’est-à-dire qu’il se dirige vers la source de toute chose soit, il est en quête de Vérité.

 

Le fait qu’il s’isole ainsi que son nombre 9 confirment qu’il est dans une période de recherche et de méditation. D’une manière, il faut entendre qu’il traverse une période de remise en question, d’introspection, afin d’amorcer un changement. Tout changement est précédé d’une période de réflexion mais aussi d’approfondissement et de recherche sur de nouveaux plans. L’Hermite sonde la nuit de sa lampe… Il éclaire une zone, une partie du mystère est révélé… L’Hermite est celui qui est en train de percer les secrets de la nature, de la nuit et le secret des arcanes… Il est celui qui indique la taromancie…

HermiteLes découvertes que fait Hermite sur son chemin l’amène à modifier son comportement ou son action ou la configuration d’une situation. L’Hermite fait des découvertes qui renforcent sa foi et sa détermination. Il avance dans le noir, avec cette lampe, et refuse de marcher vers la roue de fortune… Le « 9 » qui ressemble à un mouvement de spirale, replié sur lui-même, évite de se rendre vers la roue de fortune, et rebrousse chemin, vers LA JUSTICE…

De part son nombre, l’arcane de HERMITE se situe après l’arcane la Justice, comme s’il en était le garant, le gardien ou la personnification. Il éclaire la voie qui mène à elle!

Il ne continu pas sa route vers LA ROUE-DE-FORTUNE… Car HERMITE, est déjà d’un âge avancé, et sa destinée est déjà déterminée… Il ne cherche plus à changer son destin, mais il est en pleine quête mystique. Il ne s’intéresse plus de savoir son futur… Il tourne dos à LA ROUE-DE-FORTUNE soit, symboliquement, car L’HERMITE est déjà un allié de « la Providence »…

Sur le plan ésotérique, cet individu se détache et s’éloigne du monde des apparences pour se diriger vers l’essentiel à la lueur de sa propre lumière. 

L’ERMITE signifie CONNAISSANCE + PRUDENCE.

Sur le plan spirituel, HERMITE est un arcane clé, important, incontournable. Toute élévation, toute transformation, tout changement passe par cet arcane. Hermite détient la Connaissance (la lanterne et les couleurs de son vêtement, etc.). Peut-être qu’il cherche où et avec qui il pourrait la partager. Peut-être qu’il cherche un élève à initier. Ou alors, il se peut qu’il cherche comment en faire le meilleur usage (à voir la couleur de ses cheveux, barbe et moustache, il est encore en apprentissage).

La Connaissance est un lourd fardeau (épaules épaisses).

La Connaissance n’est pas intellectuelle, mentale (sa capuche est rabattue sur ses épaules).

La Connaissance nous rattache à la terre, à la nature et donc, à la matière (le bâton dirigé vers le sol).

La Connaissance et la sagesse ne sont pas qu’une affaire de l’esprit.

Hermite est le sage de la famille des personnalités. Sous son apparence extérieure austère et passive se dissimule un être extraordinaire, au sens propre et figuré du terme. L’HERMITE est une des 4 Vertus Cardinales… Hermite est la représentation de la CONNAISSANCE. Mais en vérité son visage n’est que le masque de la prudence.

Prenons donc le temps et osons aborder l’Hermite, car il détient la réelle possibilité d’apporter plus de lumière dans notre vie. Il sait comment transformer notre existence pour la faire passer de l’enfer au paradis. Pour le dire autrement, acceptons et sachons tirer parti de ses bons conseils…

Ses conseils sont CONNAISSANCE + PRUDENCE 

Prendre son temps, être minutieux, sage, réfléchit, avenant, méticuleux…

LE MYSTICISME

 
Hermite

Ensemble des doctrines et des situations, des expériences et des faits par lesquels l’âme humaine accède à la rencontre immédiate de Dieu ou du monde divin.

L’expérience mystique

L’expérience mystique est un des aspects spirituels fondamentaux dans la plupart des religions. Elle suppose une connaissance directe du divin ou de la divinité, sans la médiation de la démarche discursive, volontiers rationnelle, ni, ce qui est moins évident, des symboles sensibles. L’intuition y est reine. Néanmoins, dans les systèmes religieux fondés sur un corps de doctrines, elle se manifeste obligatoirement dans le cadre de celles-ci (formellement, celui de la Trinité dans le christianisme). Si, parfois, sa trop grande indépendance vis-à-vis de la pensée abstraite et son ésotérisme au moins apparent entraînent à son égard la suspicion, voire la condamnation (ainsi pour Maître Eckart), elle ne dévie pas fondamentalement de la vraie foi. 

Formes et manifestations de la mystique

On distingue, d’une part, une mystique de l’immanence, dans l’hindouisme par exemple : sa réalité se confond avec le sujet lui-même, saisi dans ses profondeurs, l’atman ; et, d’autre part, la mystique de la transcendance, propre aux religions juive, chrétienne et musulmane : le sujet ” sort ” de lui-même dans une extase (du latin exstare, ” sortir hors de soi “) pour s’élever jusqu’à la réalité ultime. Cette élévation, qui peut aller jusqu’à une union comparée au mariage, dit alors ” mariage mystique ” (ainsi dans le Cantique spirituel de saint Jean de la Croix , comporte divers degrés. Des manifestations variées, non essentielles, relèvent du fait mystique ou accompagnent l’extase : la lévitation (du latin levitas, ” légèreté “), qui consiste dans l’élévation au-dessus du sol sans appui aucun ; les stigmates, qui sont, sur le corps, les marques mêmes de la Passion du Christ ; les songes et les visions, les apparitions, par exemple, etc. L’écriture joue un grand rôle chez bien des mystiques (Jean, l’auteur du quatrième Évangile et de l’Apocalypse, Jean de la Croix, Pascal, etc.). L’initiateur de la ” théologie mystique ” est le (Pseudo)-Denys, auteur d’ouvrages du Ve siècle, attribués à Denys l’Aéropagite. 

Dans le judaïsme, on identifie un long et authentique courant mystique dont les premiers indices écrits se trouvent dans la fameuse vision du ” char ” (en hébreu merkabah) d’Ézéchiel (VIe s. av. J.-C.). Cette tradition, que les Juifs appellent ” mystique de la Merkabah ” n’a cessé de s’amplifier et de s’enrichir pour donner naissance, dès la rédaction du Talmud (entre le IIIe et le VIe s.) et surtout après (jusqu’au IXe s. et au-delà), à de nombreux textes, prières à visée quasi magique et récits de voyages célestes, rassemblés tardivement sous la forme de livres appelés globalement ” littérature des Hékhalot (Palais célestes) “. La kabbale y trouve une bonne part de son inspiration.

La mystique chrétienne de l’amour

Les premiers moines chrétiens et certains Pères de l’Église – saint Augustin notamment – privilégiaient déjà la recherche d’une expérience personnelle de Dieu: ressentir et expérimenter plus que penser la grâce divine. Cette tradition du christianisme primitif, qui ne conçoit pas de vie mystique sans ascèse, se prolonge dans le monachisme orthodoxe. 

HermiteMais c’est au Moyen Âge que s’impose véritablement la mystique de l’union à Dieu par amour, avec la grâce du Christ. Saint Bernard de Clairvaux au XIIe siècle, puis saint François d’Assise et sainte Catherine de Sienne au XIVe siècle ne cesseront de crier les exigences de l’amour de Dieu. Les grands mystiques espagnols de l’ordre du Carmel dominent le XVIe siècle: sainte Thérèse d’Ávila conçoit sa vocation religieuse comme un mariage spirituel, et sa thématique de l’itinéraire ascétique, toujours inachevé, vers Dieu sera également au centre de la mystique de Jean de la Croix. Le XVIIe siècle connut un affrontement d’écoles, les uns privilégiant l’ascèse, les autres – les quiétistes –l’abandon à Dieu. En France, ce furent les premiers qui l’emportèrent contre Fénelon et Mme Guyon, adeptes du pur amour. À partir de la fin du XVIIe siècle, la mystique déclina; saint Benoît-Joseph Labre au XVIIIe siècle et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, à la fin du XIXe siècle, demeurent des figures isolées.

 

La mystique spéculative

À travers l’œuvre du néoplatonicien Plotin (IIIe siècle apr. J.-C.), les thèmes mystiques de la Grèce antique, qui transparaissent chez Platon, sont la source d’un vaste courant de mysticisme spéculatif. Au sein même du christianisme s’y rattache la mystique rhénane et flamande des XIIIe et XIVe siècle – essentiellement représentée par Maître Eckart. Elle privilégie l’unité de l’être et l’idée d’une union immanente avec Dieu dans l’âme humaine. 

HermiteMoins orienté à ressentir qu’à découvrir par diverses opérations intellectuelles le principe fondamental de la vérité, que celui-ci relève de l’Esprit (théosophie) ou de la Nature (pansophie), ce mysticisme est à la fois une forme de gnose, connaissance sacrée, et d’ésotérisme au sens noble du terme; il considère en effet que le savoir suprême est caché et que l’on doit s’y initier par une longue ascèse. 

La religion juive, qui maintient une distance toute de respect avec Dieu, est relativement étrangère à l’idée d’union extatique avec le Créateur. Le plus grand mouvement mystique juif, la kabbale, constituée aux XIIe et XIIIe siècle, développe en revanche une profonde spéculation. 

Son livre majeur, le Zohar (ou Livre de la splendeur), est d’ailleurs très riche en inspirations néoplatoniciennes. Sa spécificité réside cependant dans une théorie de la contemplation des lettres du nom de Dieu, retrouvées dans l’Univers entier par un système de correspondances mystiques.

La mystique musulmane

L’islam a aussi sa mystique, le soufisme. Il s’agit d’une lignée historique, à travers tout l’islam, des origines à nos jours. L’itinéraire des soufis trouve ses repères dans l’exemple même du Prophète. Représenté d’abord par des ascètes et des sages, au IXe siècle, ce courant s’est organisé en écoles dans les grandes métropoles de l’empire musulman, et d’abord à Bagdad. 

HermiteLe soufisme place au premier plan non pas les règles et la Loi, mais l’amour mutuel entre Dieu et l’homme. Mais les docteurs de la Loi rejetèrent rapidement le soufisme, prétextant l’impossibilité d’un amour entre le créateur et l’homme. Martyr mystique, al-Halladj est ainsi condamné à mort en 922. Pourtant, à partir du Xe siècle, notamment sous l’influence du théologien mystique al-Ghazali (XIe siècle), le soufisme devient bientôt une connaissance religieuse reconnue par l’islam officiel. Cependant, à partir des théories monistes, presque panthéistes, d’Ibn al-Arabi (XIIIe siècle), le courant dominant de la mystique musulmane ne mettra plus l’accent sur le désir et l’amour de Dieu, mais sur la perte du sujet dans un univers où tout est Dieu.

Le soufisme a conçu une méthodologie mystique qui analyse précisément la succession des différents états spirituels et qui propose des procédés tels que la répétition inlassable et rythmée du nom divin, Allah. Organisé en confréries hiérarchisées, le soufisme est largement diffusé dans les couches sociales populaires.

 

Les religions orientales

La mystique orientale privilégie une démarche d’immanence: elle tend à l’union avec un absolu unique, impersonnel et indifférencié, et présent au fond de tout être vivant, au-delà des apparences extérieures et de l’individualisation. 

Yoga et mystique hindouiste

Les Upanishad védiques, textes religieux fondateurs datant environ du VIe siècle av. J.-C., développent le thème central de la mystique hindouiste: le «soi» de l’individu humain (atman) est de même nature que le principe absolu régissant l’Univers (brahman). En retrouvant l’unité essentielle de son être, le mystique atteint un état où il échappe à la loi de l’enchaînement des causes et des effets (karma), et à la transmigration douloureuse des âmes – de vies en morts – et des renaissances successives (samsara). La Bhagavad-Gita pose en même temps l’«identité de tout». 

Le yoga est la technique corporelle et spirituelle de cette libération. Il tend à aboutir à l’union mystique de soi à l’absolu à travers toute une série d’étapes décrites dans les Aphorismes du yoga (Yogasutra, encore nommé «yoga royal») – le yoga couramment pratiqué en Occident reprend seulement quelques-uns de ces exercices préparatoires (postures et discipline du souffle). 

La discipline mystique du yoga s’entend d’ailleurs en des sens très divers pour l’hindouisme. La Bhagavad-Gita (passage de l’épopée du Mahabharata) définit ainsi un yoga de l’action où il s’agit, sans abandonner la vie sociale, de se détacher des fruits de ses activités. Ce texte sacré propose aussi un yoga de dévotion amoureuse à une divinité personnelle (bhakti), tradition qui se rapproche de la religiosité occidentale. Mais cette mystique émotionnelle est souvent considérée comme une voie d’union, à travers un dieu particulier, à l’absolu indifférencié, plus inaccessible.

Mystique de l’immanence

Voie de salut n’impliquant aucune croyance en quelque divinité personnelle que ce soit, le bouddhisme se distingue radicalement de l’hindouisme en rejetant la notion d’un principe du soi (atman) qui transmigre, de façon identique, de vie en vie selon le principe karmique. Aussi le mystique recherche-t-il la délivrance dans le présent immédiat, dans une complète immanence au monde. Or celui-ci est le règne de la souffrance qu’entraîne automatiquement tout désir ou attachement. Le nirvana, état mystique d’«éveil» et de libération, est donc une extinction de la soif de vivre dans le bouddhisme. Tout homme qui parvient à un nirvana peut être qualifié de bouddha; ce terme désigne également l’essence spirituelle ultime de toute chose et de tout être 

L’école zen épurera encore l’expérience mystique bouddhiste en développant l’idée de vacuité au sein de la méditation et celle de renoncement salvateur au désir d’atteindre le nirvana, qui se trouve alors réalisé au sein du monde des phénomènes. 

La fascination pour le mysticisme

Des philosophes – Henri Bergson ou William James –, des écrivains – Romain Rolland, René Daumal ou encore Aldous Huxley – ont en commun de considérer la communion mystique avec l’absolu comme la source unique – et seule véridique – de toute religion. Les croyances et les rites particuliers sont considérés comme des dérivés et des rationalisations inessentielles. Hors de tout contexte religieux, on a même pu qualifier de mystiques certaines expériences décrites en termes purement subjectifs: le «sentiment océanique» de Romain Rolland (lettre à Freud du 5 décembre 1927) ou l’impression d’anéantissement, «comme une goutte d’eau dans la mer», de Julien Green contemplant un paysage (Journal, 18 décembre 1932). 

La prédilection pour le mysticisme a cependant suscité des œuvres d’une grande rigueur intellectuelle, adoptant parfois les recherches les plus contemporaines, en psychanalyse, par exemple, avec les théories dissidentes d’un Carl Gustav Jung. Des perspectives nouvelles sont offertes par l’histoire des religions – Mircea Eliade notamment expose ses thématiques fondamentales dans la Nostalgie des origines. De tels penseurs ont contribué à l’élaboration d’une conception moderne de la mystique. 

Sous une forme intériorisée, souvent influencée par la spiritualité orientale, le mysticisme connaît, depuis les années 60, un engouement populaire en Occident. Celui-ci témoigne autant d’une contestation des valeurs sociales établies que d’une recherche d’un sens profond à l’existence.

LE SILENCE

Dans la tradition occidentale, le silence est l’outil de l’apprentissage. Faire silence, c’est écouter ; c’est se rendre disponible à la parole de l’autre. C’est aussi se rendre sensible à ce qui se passe au-delà du langage. L’élève est silencieux parce qu’il doit apprendre. L’apprentissage traditionnel est initiation, imitation pour le perfectionnement. Le passage du seuil est possible parce que la personnalité profane est reléguée au second plan. Elle se tait pour faire place à un nouveau mode d’insertion au monde, celui de l’accès au sacré mais aussi l’accès au secret. 

Dans la tradition orientale, le silence est d’abord celui du mental, hors de la pensée discursive et logique. Dans le silence de la méditation, le méditant va tenter de réduire les fluctuations du mental où les soubresauts de l’intellect sont comparés parfois à ceux d’un singe. Dans ce processus, la relation sujet-objet, observateur-chose observée changent. Ce qui est pensé des choses et par conséquent ce qui en est dit laisse la place à la connaissance-fusion, conscience unitaire qui abolit la distance entre connu et connaissant. 

Vécu de manière individuelle et d’une manière plus prosaïque, le silence en soi est vecteur de disponibilité. C’est le silence du mental qui permet l’intuition, l’accès à l’irrationnel comme pendant à la pensée rationnelle. Les intuitifs font silence pour que la voix intérieure puisse se faire entendre. Ce silence est parfois absence. Il n’y a plus d’observateur. Seuls s’expriment la chose, la voix prophétique, le symbole. Ici, il n’y a plus connaissances, initiation, sagesse, mais transe. A l’exemple des devins ou médiums, la personnalité de l’opérateur ou sa spiritualité importent peu. Seul comptent ses capacités à laisser la place libre, ce qui n’est pas sans danger, du fait de cette disponibilité facilitant le passage à certaines forces. 

Si le silence de la personnalité permet l’émergence de l’esprit, encore faut-il que s’établisse le dialogue. Le dialogue est issu de la permanence de l’observateur, de sa stabilité. Dialogue intérieur, dialogue avec le Soi ou dialogue avec l’Ange selon tel ou tel point de vue. Bien que toujours vécu comme une expérience étrangère ou peu banale (car non incluse dans nos modes de fonctionnement habituels), ce dialogue implique une écoute qui ne soit pas démission, mais une attention (a-tension). 

Un autre aspect du silence est celui du silence volontaire de celui qui sait, qui répond d’une certaine manière et en quelque sorte à l’attente de l’étudiant. Le Porteur de vérité se tait car il sait que les mystères de l’initiation sont au-delà des mots et que la Parole vraie est un acte créateur. Le verbe est réellement vivant, novateur et porteur d’énergie créatrice. 

En contrefaçon ou contre initiation, vu de façon triviale, il s’agira parfois du maintien d’un secret de fabrication, qui place le soi-disant détenteur du secret dans une position dominante. Au mieux, ce silence est un refus de divulguer une connaissance technique et pratique. L’objection est qu’elle pourrait être employée à tort par un récipiendaire mal préparé, ce qui est possible. Les secrets techniques demandent non seulement un tour de main, mais un savoir faire, dont le sommet est le chef d’oeuvre du Maître, que le mauvais apprenti est seulement capable de plagier ou de voler. Au pire et malheureusement dans la majeure partie des cas, il y a une domination issue de pouvoir personnel. Alors il s’agira en fait de préserver des secrets de polichinelle qui forment la matière première du fond de commerce de certains charlatans.

Le silence de l’initié est aussi la reconnaissance de l’incommunicable. En ce sens, cela fait partie intégrante de l’initiation. L’initié se tait parce que ses mots sont porteurs d’un sens qui échappe au profane et qu’il ne sert à rien de dire à qui ne peut entendre. Tout savoir technique repose sur des modèles dont les formes s’ébauchent par le trait et la lente et libre construction selon des règles de divulgation. La pensée n’échappe pas non plus à des règles d’élaboration, de structures où la communication du sens dépend des qualités de réception et d’émission. Le silence à ce titre est la rupture de la continuité qui crée un autre mode de transmission où le possible peut émerger par la qualité vibratoire. Pour aller plus loin, le Silence est aussi respect de la Parole. Le Logos, le verbe devient l’expression de la volonté de l’Unique, manifesté dans la Parole vraie. Acte créateur par excellence, la Parole crée le pouvoir impersonnel, nomme les choses et ce faisant leur confère une existence sur le plan spirituel et matériel. Toute structure réelle s’échappe d’abord d’une matrice. L’économie du verbe, le Silence est alors le reflet d’une connaissance spirituelle issues des lois de l’équilibre et de la construction. A ce titre, il devient l’essence et le fondement préalable à toutes choses.

PHILOSOPHIE PERENNIS

Hermite

L’expression Philosophie éternelle (ou en latin “Perennis Philosophia”) désigne la croyance que la philosophie (au sens large) forme une tradition une et permanente, au-delà d’apparentes oppositions ou évolutions. 

Déjà Plutarque admet la notion de “théologie antique”. Il écrit, vers 70, dans Isis et Osiris § 45 : 

« Aussi existe-t-il une doctrine qui se rattache à la plus haute antiquité et qui, des fondateurs des connaissances sacrées et des législateurs, est descendue jusqu’aux poètes et jusqu’aux philosophes. Son origine est anonyme ; mais c’est une doctrine dont le crédit vigoureux et indéracinable se retrouve fréquemment impliqué non seulement dans les discours et dans les traditions, mais encore dans les rites initiatiques et dans les sacrifices, tant chez les Barbares que chez les Grecs. » 

Leibniz rappelle que le livre d’Augustinus Steuchus s’efforce “d’accomoder les Anciens au christianisme”, et il pense qu’on peut en tirer quelque chose de plus, et c’est dans cette intention qu’il fait de perennis philosophia une sorte de devise de son éclectisme. Il précise dans une lettre à Rémond, datant de 1714 :

“La vérité est plus répandue qu’on ne pense, mais elle est aussi enveloppée, et même affaiblie, mutilée, corrompue par des additions qui la gâtent ou la rendent moins utile. En faisant remarquer ces traces de la vérité dans les anciens (ou, pour parler plus généralement, dans les antérieurs), on tirerait l’or de la boue, le diamant de sa mine et la lumière des ténèbres ; et ce serait, en effet, perennis quaedam philosophia [une certaine philosophie éternelle].”

Hermite

En 1945, Aldous Huxley (1894-1963) publia « The Perennial Philosophy ». Il rapproche les religions, les traditions d’Orient et d’Occident, à la recherche d’une pensée mondiale, à mi-chemin de la science et de la mystique. 

“Philosophie éternelle : l’expression a été trouvée par Leibniz. Mais la chose, cette métaphysique qui reconnaît qu’il y a une réalité qui est la substance même des choses matérielles, de la vie et de l’esprit ; cette psychologie qui voit dans l’âme quelque chose de semblable ou même d’identique à la réalité divine ; cette éthique qui place les buts de l’homme dans la connaissance d’un fondement transcendant et immanent à tous les êtres, cette chose est universelle et immémoriale. Les rudiments de la philosophie éternelle peuvent être trouvés dans les avoirs des peuples primitifs de toutes les régions du monde, et, sous sa forme la plus développée, elle a une place dans les plus grandes religions.”


LES ASCÈTES

Arberry, A.J., « Le Soufisme ».
Trad. Jean Gouillard. Les Cahiers du Sud, 1952.

Hermite

 

Je vais maintenant raconter une vieille histoire 

Comment la Foi commença et grandit 

Jusqu’à sa pleine perfection ; oui, et je raconterai encore 

Comment ensuite elle s’est fanée jusqu’à ressembler 

A un vêtement décoloré. Après cela …

Je vous réserve une vraie gemme de science 

Que vous pouvez acquérir si vous voulez bien prêter attention à mes paroles 

Une connaissance débordante, pour décaper le cœur 

De la souillure et de la rouille et le rendre net et brillant 

Véridique est ma connaissance, nette et éloquente 

Précieuse autant que perles et rubis de grand prix 

Par la Grâce Divine je montre la vérité 

Que Dieu lui-même m’enseigna parce que je vis 

En ce siècle déconcertant au delà de l’expression 

Cruel et terrible, où il nous faut 

Sans plus tarder une affirmation de notre foi 

Doublée de preuves rationnelles 

L’Islam a été magnifiquement célébré… 

Comme les deuillants louent leur très cher disparu !


Ces vers sont empruntés à Ahmad b. ’Asim al-Antâkî d’Antioche, né à Wasit (Iraq) en 140/ 757 et mort à Damas en 215/830. Ils reflètent exactement l’état d’esprit des dévots au début du califat des Abbassides. Les prodigieuses conquêtes du Ier siècle de l’Islam avaient comblé de richesses et d’un pouvoir immense des gens étrangers à la « Maison du Prophète », qui régnaient sur de vastes territoires et menaient dans leur palais une existence d’oisiveté et de paresse, bien faite pour scandaliser les âmes simples.

 

La pieuse légende exempte de pareils excès les premiers compagnons et disciples de Mahomet : eux n’abusèrent jamais de leur condition privilégiée pour abdiquer la dignité simple et l’austérité de moeurs qu’ils avaient apprises du Prophète.

Lorsque Abu Bakr ayant hérité du pouvoir, l’univers entier vint à lui dans l’abaissement, il ne releva pas la tête pour cela ni n’afficha de prétentions ; il portait un seul vêtement qu’il agrafait avec deux épingles, ce qui lui valut le surnom de « l’homme aux deux épingles ».

’Umar b. al-Khattab, qui régna lui aussi sur l’univers entier, se nourrissait de pain et d’huile d’olive ; ses vêtements étaient rapiécés en une douzaine de places, parfois avec des bouts de cuir ; et pourtant les trésors de Chosroès et de César lui furent ouverts. ’Uthman, lui, ne se distinguait pas de ses esclaves par la mise ou l’apparence ; on le vit un jour sortir de l’un de ses vergers avec un fagot de bois mort sur le dos ; interrogé à ce sujet, il répondit : « Je voulais voir si mon âme refuserait. »

Lorsque ’Ali accéda au pouvoir, il s’acheta une ceinture de quatre dirhams et une chemise de cinq ; trouvant trop longues les manches de son vêtement, il alla demander à un savetier son tranchet pour en couper la partie qui dépassait le bout de ses doigts ; et pourtant le même homme partagea le monde en droite et gauche.

HermiteC’est ainsi qu’al-Kharrâz, un mystique fameux du ine/ixe siècle, se représentait les « Califes vertueux » et cette réputation de sainteté était générale. Avec l’avènement du rusé Mu’âwiya (661-680), tout changea et la politique donna le pas aux calculs temporels sur les inspirations de l’idéal spirituel ; le fils et héritier de Mu’âwiya, Yazîd (680-833) était un ivrogne invétéré. Le transfert de la capitale de La Mecque à Damas illustre, à lui seul, le déclin de la piété : la mollesse syrienne évince l’ascétisme viril de l’Arabie. 

Un jour viendra où une nouvelle capitale outrageusement somptueuse, Bagdad, surgira sur les ruines de l’ancien empire perse, dans un pays où l’arabe était presque une seconde langue ; ce jour-là, la décadence sera consommée. Devant une telle situation, une solution restait pour les âmes religieuses, se retirer de plus en plus d’une société visiblement engagée dans la voie de la damnation. 

Bien des gens qui avaient vu le Prophète furent réduits à choisir cette solution, dans leurs dernières années, pour marquer leur horreur de la corruption qui régnait en haut lieu. Conscients d’avoir pour eux l’intégrité et la justice, ils ne craignirent pas de fulminer condamnation et de prédire l’imminence du châtiment divin. Et cela devint un divertissement de bon ton dans les cercles puritains de s’amuser à écouter les éloquentes jérémiades des fidèles de la vieille école.

L’impiété califale connut une honorable exception dans la personne d’’Umar b. ’Abd ’Al-Azîz (717-720) célébré pour sa vertu en même temps que pour sa correspondance avec al-Hasan Al-Basrî (mort 110/728), un éminent théologien de la première heure renommé pour sa piété et son ascétisme et que les soufis revendiquent pour un de leurs plus anciens et plus distingués partisans. Le message d’al-Hasan illustre typiquement l’ascèse des débuts et ne laisse rien pressentir de la théosophie qui se développera plus tard. Qu’on en juge par cette lettre adressée à son auguste protecteur :

« Garde-toi de ce monde avec toute ta prudence ; il ressemble au serpent, doux au toucher mais dont le venin est mortel. Détourne-toi de tout ce qui t’enchante en lui, pour le peu de temps que tu as à passer dans sa compagnie. Dépouille-toi de ses soucis, car tu as vu ses hasards soudains et tu sais que tu en seras séparé ; supporte fermement ses épreuves pour la facilité qui sera bientôt la tienne. Plus il te plaît, plus tu dois te défier de lui ; chaque fois que l’homme de ce monde se sent assuré dans un de ses plaisirs, le monde le jette dans quelque désagrément ; quand il en obtient une partie et s’y niche, le monde brusquement le met sens dessus dessous. En outre, garde-toi de ce monde, car ses espoirs sont mensonges et ses attentes faussetés. Sa facilité n’est que difficulté, sa limpidité que boue. Voilà où est le danger : ou félicité éphémère, ou calamité soudaine, ou douloureuse affliction, ou ruine sans remède. Dure est la vie d’un homme qui est prudent dangereuse s’il est à l’aise, à l’affût sans cesse de la catastrophe, assuré de sa perte finale. Le Tout-Puissant n’eût-il pas porté condamnation sur le monde, ni inventé pour cela une parabole, ni ordonné aux hommes de s’en abstenir, le monde seul suffirait à éveiller le dormeur et à secouer l’étourdi ; à combien plus forte raison, quand Dieu lui-même nous a adressé une mise en garde contre lui et une exhortation à son propos. Car ce monde n’a ni poids ni valeur devant Dieu ; il est si léger qu’il ne pèse même pas devant Dieu autant qu’un galet ou une motte de terre ; comme il a été dit, Dieu n’a rien créé qui lui soit plus odieux que ce monde et, du jour où il l’a créé, il ne l’a plus regardé tant il le hait. Il a été proposé à notre Prophète avec toutes ses clés et ses trésors, et cela ne l’aurait pas diminué aux yeux de Dieu du poids de l’aile d’un moucheron, mais il a refusé ; rien pourtant ne l’empêchait d’accepter — puisqu’il n’y a rien qui puisse le diminuer aux yeux de Dieu — mais parce qu’il savait que Dieu haïssait une chose, il la haïssait aussi, que Dieu méprisait .une chose et il la ravalait aussi. Eût-il accepté, son acceptation eût prouvé qu’il l’aimait mais il a dédaigné d’aimer ce que son Créateur haïssait et d’exalter ce que son Souverain avait abaissé. Mahomet, quand il avait faim, s’attachait une pierre au ventre ; Moïse, lui, la peau de son ventre paraissait aussi verte que le gazon à cause de tout cela ; il ne demanda rien à Dieu le jour où il se réfugia dans l’ombre, sauf la nourriture quand il eut faim. Il est dit de lui dans les histoires que Dieu lui révéla : « Moïse, quand tu vois s’approcher la pauvreté, dis : « Bienvenue à l’insigne du juste ! » et quand tu vois s’approcher la richesse : « Voici une faute dont le châtiment a été décidé jadis. » Si tu le permets, on peut nommer en troisième lieu le Maître de l’Esprit et de la Parole (Jésus), car il y a une merveille dans ses choses ; il avait coutume de dire : « Mon pain quotidien est la faim, mon insigne est la crainte, mon vêtement la laine, ma montagne mon pied, ma lanterne nocturne la lune, mon feu de jour le soleil, mon fruit et mes herbes fragrantes les choses que la terre produit pour les bêtes sauvages et le bétail. Toute la nuit je n’ai rien et pourtant personne n’est aussi riche que moi ! ». Et si tu le permets, on peut nommer en quatrième lieu David qui ne fut pas moins admirable que ceux-ci : il mangeait de l’orge dans sa chambre et nourrissait sa famille de son, mais son peuple de fleur de froment ; la nuit venue, il revêtait un sac et enchaînait ses mains à son cou et pleurait jusqu’à l’aube, se nourrissant d’une nourriture grossière et portant des vêtements de crin. Tous ces gens ont haï ce que Dieu hait et méprisé ce que Dieu méprise ; dans la suite, les justes sont entrés dans leur chemin et ont serré la trace de leurs pas. »

On voit déjà s’affirmer ici l’importante théorie soufie suivant laquelle les prophètes eux-mêmes ont pratiqué la pauvreté et la privation. On notera aussi qu’al-Hasan al-Basrî attribue à Jésus et à David les pratiques d’austérité qui distinguaient si nettement les ascètes soufis contemporains, sans excepter le port du froc de laine. Ibn Sîrîn (mort 110/ 728), un célèbre savant contemporain d’al-Hasan, qui attaqua les principes et les pratiques de celui-ci sur plusieurs points, condamne en particulier le port de la laine (sûf), que certains dévots affectaient déjà de porter pour imiter Jésus. Ibn Sîrîn, lui, « préfère suivre l’exemple de notre Prophète qui s’habillait de coton ».

Le surnom de soufi, qui dérive incontestablement du mot arabe signifiant « laine », semble avoir été étrenné par un certain Abu Hâshim ’Uthmân b. Sharîk de Kufa (mort vers 160/776) ; vers le milieu du IIIe/IXe siècle, il était devenu le nom courant de ceux qui pratiquaient l’austérité ; au IVe/Xe siècle cette acception allait s’enrichir d’une note théosophique.

De Basra et de Kufa le mouvement ascétique se répandit dans toutes les parties du monde islamique, en particulier dans le Khorassan qui devint, durant la seconde moitié du IIe/VIIIe siècle, un foyer important de vie aussi bien politique que religieuse. C’est dans le Khorassan que fut ourdi le complot qui détrôna les Omayyades au bénéfice des Abbassides. Cette province reculée qui avait été dans le passé un centre florissant de bouddhisme fut la patrie du fameux Ibrâhîm b. Adham, prince de Balkh (mort 160/777). La légende de sa conversion à l’ascétisme a souvent été comparée au roman de Gautama Buddha ; elle allait devenir un thème favori des soufis postérieurs.

Mon père, fait-on raconter à Ibrâhîm, était de Balkh et il fut l’un des rois du Khorassan. Il était riche et il m’apprit l’amour de la chasse. Un jour que j’étais sorti à cheval avec mes chiens, ceux-ci levèrent un lièvre (ou un renard). Je piquai des éperons quand j’entendis une voix : « Ce n’est pas pour cela que tu as été créé, ce n’est pas cela que je t’ai commandé de faire. » Je m’arrêtai pour regarder à droite et à gauche mais je ne vis personne ; je dis : « Dieu maudisse le Diable ! » et je piquai de nouveau des éperons. J’entendis alors une voix plus impérieuse encore : « O Ibrâhîm, ce n’est pas pour cela que tu as été créé ; ce n’est pas ce que je t’ai commandé de faire. » Je m’arrêtai cette fois encore, regardai à droite et à gauche et, n’ayant vu personne, je répétai : « Dieu maudisse le Diable ! Je piquai une troisième fois des éperons quand j’entendis une voix sortir du pommeau de ma selle : « O Ibrâhîm, ce n’est pas pour cela que tu as été créé ; ce n’est pas ce que je t’ai commandé de faire. » Je m’arrêtai et dis : J’ai été levé ! Ceci est un avertissement du Maître des mondes. En vérité, à partir de ce jour, je ne désobéirai à Dieu, tant que le Seigneur me conservera en vie. » Je retournai à mon escorte et abandonnai mon cheval ; j’allai trouver un des bergers de mon père et lui pris sa robe et son manteau en échange de mes habits. Je partis alors vers l’Iraq, errant de pays en pays.

Le récit nous décrit ensuite sa vie vagabonde à la recherche d’une vie « suivant la loi » ; un certain temps, il gagne sa subsistance en Syrie comme jardinier mais il ne tarde pas à être découvert et il s’en va vivre dans le désert. Là il rencontre des anachorètes chrétiens qui lui enseignent la vraie connaissance de Dieu :

J’ai appris la gnose (ma’rifa), racontait-il à un disciple d’un moine appelé l’Abbé Syméon. Lui ayant rendu visite dans sa cellule, je lui dis : « Abbé Syméon, depuis combien de temps vis-tu dans cette cellule ? » — « Depuis 70 ans. » — « Quelle est ta nourriture ? » — « O Hanifite, quelle’ raison t’a fait me poser cette question ? » — « Le désir de savoir », répondis-je. Alors il me dit : « Chaque nuit, un pois chiche. » Je lui dis : « Qu’est-ce qui t’anime pour que ce pois te suffise ? » Et il me répondit : « Ils viennent à moi un jour chaque année, ils ornent ma cellule et processionnent tout autour en signe de révérence ; quand mon esprit est fatigué de prier, je songe à cette heure-là et je supporte les peines de toute une année en considération d’une heure. Hanifite, endure donc les peines d’une heure pour la gloire de l’éternité. » La gnose à ce moment descendit dans mon cœur.

Un de ses disciples ayant demandé à Ibrahim b. Adham une définition du service, le maître répondit : « Le commencement du service est la méditation et le silence, sauf pour la « mention » (dhikr) de Dieu. »

Un autre jour, à la nouvelle qu’un homme étudiait la grammaire, il se contenta de dire : « Il aurait bien plus besoin d’apprendre le silence ».

On lui prête cette prière : « O Dieu, tu sais que le paradis ne pèse même pas pour moi autant que l’aile d’un moucheron. Si tu me viens en aide par ton dhikr, si tu me soutiens de ton amour, si tu me facilites l’obéissance, donne le paradis à qui tu veux ». Dans une lettre à l’un de ses compagnons d’ascèse il écrit :

« Je t’exhorte à craindre Dieu à qui il n’est pas permis de désobéir et en qui seul repose ton espérance. Crains Dieu, car celui qui craint Dieu est grand et puissant, sa faim est satisfaite, sa soif étanchée et son esprit exalté au-dessus du monde. Son corps habite avec ceux de ce monde ; son cœur est face à face avec le monde à venir. Lorsque l’œil voit l’amour de ce monde, la vue du cœur s’éteint ; c’est pourquoi l’homme détestera les choses défendues de ce monde et renoncera à ses plaisirs ; voire, il s’abstiendra des choses permises et pures, à l’exception des haillons nécessaires pour ceindre ses reins et vêtir sa nudité ; même alors, il les prendra aussi épais et grossiers que possible. Il n’a de confiance ni d’espoir qu’en Dieu, sa confiance et son espoir sont élevés au-dessus de toute chose créée et reposent dans le Créateur de toutes choses. Il peine et s’épuise et exténue son corps à cause de Dieu, de sorte qu’il a les yeux enfoncés et les côtes saillantes et Dieu l’en récompense par un accroissement d’intelligence et de force de cœur en plus de toutes les autres choses qu’il a accumulées pour lui dans le monde à venir. Rejette donc le monde, ô mon frère, car l’amour du monde rend l’homme aveugle et sourd et le réduit en esclavage. Ne dis pas : « demain » ou « après-demain », car ceux qui ont péri ont péri parce qu’ils demeuraient toujours dans leur espérance et la vérité a fondu sur eux tout d’un coup au milieu de leur distraction et, entêtés qu’ils étaient, ils ont été portés à leurs tombes ténébreuses et étroites, abandonnés de leurs proches et de leurs amis. Consacre-toi à Dieu d’un cœur pénitent et avec une résolution inébranlable. Adieu ! »

L’école ascétique du Khorassan trouva un continuateur dans le disciple d’Ibrahim b. Adham, Shaqîq de Balkh (mort 194/810). Suivant divers auteurs, il aurait été le premier à faire de l’abandon à Dieu (tawakkul) un état mystique (hâl). Son petit-fils nous à laissé un récit de sa conversion qui éclaire à la fois les contacts entre l’Islam et les autres religions contemporaines et la conscience qu’on avait de leur influence sur l’évolution du soufisme.

Mon grand-père possédait trois cents villages, quand il fut tué à Washgird et pourtant il ne laissa même pas un linceul pour l’ensevelir : il avait tout donné. Son vêtement et son épée sont encore suspendus à ce jour et on les touche pour obtenir une bénédiction. Dans sa jeunesse, il était allé faire du commerce au pays- des Turcs, chez des gens du nom de Khusûsîya qui adoraient les idoles. Etant entré dans leur temple, il y rencontra leur docteur ; il avait la tête rasée et portait des vêtements rouges.

Shaqîq lui dit : « La religion à laquelle tu t’adonnes est fausse ; ces hommes, toi, la création entière, tout a un Créateur et un Auteur et il n’y en a pas d’autre en dehors de lui ; à lui appartiennent ce monde-ci et l’autre ; il est le Tout-Puissant, la Providence universelle. » Le ministre (des idoles) lui répondit : « Tes paroles ne s’accordent pas avec tes actes. » Shaqîq lui dit : « Comment cela ? » L’autre répartit : « Tu as affirmé que tu as un Créateur, universelle Providence et Tout-Puissant ; or, tu as quitté ton pays pour ce lieu, en quête de ta subsistance. Si tu dis vrai, Celui qui a pourvu à tes besoins ici est le même qui pourvoit à tes besoins là-bas ; épargne-toi donc ces soucis. » Shaqîq disait : « L’origine de mon renoncement (zhud) ” fut la remarque de ce Turc. » Il revint chez lui, distribua tous ses biens aux pauvres et se mit à la poursuite de la connaissance.

Dans ce que les écrivains postérieurs ont pu sauver de la pensée de Shaqîq, on discerne les premiers éléments d’un système organisé de renoncement, que les soufis du IIIe/IXe siècle devaient pousser bien plus loin. Son disciple Hâtim al-Asamm (mort 237/852), lui-même un membre en vue de l’école du Khorassan, le cite en ce sens :

“L’homme qui vivrait deux cents ans sans connaître les quatre choses suivantes n’échapperait pas (s’il plaisait à Dieu) à l’Enfer. (Ces choses sont) premièrement la connaissance (ma’rifa) de Dieu ; deuxièmement la connaissance de soi ; troisièmement la connaissance du commandement et de la défense de Dieu ; quatrièmement la connaissance de l’adversaire de Dieu qui est aussi son adversaire. La connaissance de Dieu consiste à connaître dans ton cœur qu’il n’est personne d’autre qui donne et retire, frappe et favorise. La connaissance de soi consiste à savoir que tu ne peux nuire ni favoriser, et que tu n’as le pouvoir de rien faire du tout ; et pareillement à résister au moi c’est-à-dire être soumis à Dieu. La connaissance du commandement et de la défense de Dieu consiste à te rendre compte que le commandement de Dieu règne sur toi et que ta subsistance dépend de Dieu et à te confier à cette Providence, en étant sincère dans toutes tes actions. Le signe de cette sincérité sera de n’avoir ni l’une ni l’autre des caractéristiques suivantes : convoitise et impatience. La connaissance de l’adversaire de Dieu consiste à avoir conscience que tu as un ennemi et que Dieu n’agréera rien de toi qui ne soit le résultat de la guerre ; et la guerre du cœur consiste à guerroyer contre l’ennemi, à lutter corps à corps avec lui et à l’épuiser.”

Autre représentant typique de l’ascétisme persan, ’Abd Allah al-Mubârak de Merv (mort 181/797) que les soufis revendiquent pour un des leurs. Il a écrit un livre sur le renoncement (Kitâb al-Zudh) qui nous est parvenu. L’ouvrage est formé d’un recueil de hadîth relatifs à l’ascèse ; c’est dire son importance : outre qu’il est la première en date de ces collections spécialisées, il nous montre sur le vif l’ascète en train de recueillir des témoignages dans la vie du Prophète et prêchant pour justifier la sienne. Merv donnera le jour un peu plus tard à Bishr b. al-Hârith al-Hâfi (le « va-nu-pieds ») mort en 227/841 ; il avait été suivant ses dires « un chenapan et un bandit » avant d’entendre l’appel de Dieu. Il enseigna une doctrine de l’indifférence à l’opinion d’autrui qui annonce une future bifurcation du soufisme, la secte des Malâmatîya qui devait connaître une particulière célébrité.

On prête à Bishr les propos suivants : « Cache tes actes de vertu comme tu caches tes mauvaises actions » [Ibid., VIII, p. 346] et encore : « Si tu as le moyen de te mettre dans une situation qui te fasse soupçonner de vol, fais tout ce que tu peux pour t’y mettre. » [Ibid., VIII, p. 348] Il écrivait à un disciple:

“Reprends le chemin le plus proche : plaire à ton Seigneur ; ne laisse pas ton cœur redevenir attentif aux applaudissements ou aux réprobations de tes contemporains. Ceux que tu crains sont en réalité morts, sauf les justes dont les cœurs sont illuminés par la foi. Car tù demeures dans un lieu où sont des morts, parmi les tombeaux d’hommes vivants peut-être, mais qui sont morts pour le monde à venir et dont les pas sont tous effacés de ses chemins. Voilà les gens de ton temps : dérobe-toi donc à ce lieu où la lumière de Dieu ne brille jamais. Ne te trouble pas si quelqu’un te quitte, ne te désespère pas de le perdre, car il vaut mieux pour toi l’avoir loin que près ; que Dieu soit ta suffisance, prends-le pour compagnon et qu’il les remplace. Méfie-toi des gens de ton temps,”11 n’est pas bon de vivre avec quelqu’un dont les gens aujourd’hui pensent du bien ni avec quelqu’un dont on pense du mal. Mieux vaut mourir solitaire que de vivre, car si quelqu’un s’imagine qu’il pourra échapper au mal et à la crainte de la tentation, qu’il sache qu’il n’y a pas d’issue pour lui ; si tu leur donnes pouvoir sur toi, ils t’inciteront à pécher ; si tu les évites, ils te poseront un piège. Choisis pour toi et fuis leur société. Je tiens que le meilleur conseil aujourd’hui, c’est de vivre seul ; là se trouve la sécurité et la sécurité est un avantage suffisant.”

L’extrême pessimisme de la conception de Bishr, ressort éloquemment des vers qu’on lui attribue :

Je le jure, la part est bien plus belle 

De boire les larmes amères du cœur 

Et d’écraser le noyau de datte que de se tenir 

L’envie dans l’âme et bonnet dans les mains 

Pour obtenir — la belle récompense ! 

Un regard méprisant et un froncement de sourcils. 

Que le désespoir donc te suffise 

C’est un plus grand bien que quoi que ce soit 

Une aubaine à dilater l’âme. 

Le désespoir est beau et honorable ; 

La crainte dé Dieu voilà la vraie noblesse 

Le désir mène à l’infamie ; 

Car le monde peut être beau aujourd’hui, 

Il finira toujours par assaillir et tuer.

Pendant ce temps, en Iraq, le courant ascétique se répandait pareillement dans des directions nouvelles. La violente réaction de Bishr b. al-Hârith contre la société se retrouve chez al-Fudail b. ’ïyâd (mort 187-803), lui aussi un fils du Khorassan, qui passa de nombreuses années à Kufa et mourut à La Mecque.

« En vérité, dira-t-il, j’aimerais mieux être cette poussière ou ce mur que de partager la vie nonchalante de mes contemporains terrestres les plus élevés. Tu crains la mort mais connais-tu la mort ? Si tu me dis que tu crains la mort, je ne te croirai pas ; car si tu craignais vraiment la mort, tu ne trouverais pas avantageux de manger ou de boire ou de posséder quoi que ce soit en ce monde. Si tu avais vraiment connu la mort, tu ne te serais jamais marié, tu n’aurais jamais désiré d’enfants ».

Un disciple d’al-Fudail fait observer qu’il l’accompagna pendant vingt ans sans l’avoir vu rire ou sourire qu’une seule fois,le jour où il perdit son fils ’Alî. Comme il l’interrogeait sur ce changement d’humeur insolite, il lui fut répondu : « le Tout-Puissant a aimé une chose et je l’ai aimée aussi ».

Sur un registre moins austère, la même note d’austérité résonne dans le langage de Râbi’a, la célèbre mystique de Basra (mort 185/801). Demandée en mariage par divers hommes pieux, elle repoussa toutes les offres en disant : « Le contrat de mariage est pour ceux qui ont une existence phénoménale. Dans mon cas, cette existence n’est pas. Car j’ai cessé d’exister et suis morte au moi. J’existe en Dieu et suis entièrement sienne. Je vis dans l’ombre de son commandement. C’est à Lui qu’il faut demander le contrat de mariage et non à moi. »

Râbi’a était littéralement hantée par le sentiment de la présence immédiate de Dieu ; un jour qu’elle était malade, elle répondit à un visiteur qui s’enquérait de la cause de son mal : « Au nom de Dieu, je ne vois d’autre cause à ma maladie, si ce n’est que le Paradis a été déployé devant moi et que j’ai langui après lui dans mon cœur ; et je crois que mon Seigneur en a été jaloux et m’en a fait ainsi reproche ; or, lui seul peut me rendre heureuse. »

Sa célèbre prière est de la même veine : « Si je T’adore par crainte de l’Enfer, brûle-moi en Enfer ; si je T’adore dans l’espoir du Paradis, exclus-moi du Paradis. Mais si je T’adore pour Toi-même, ne me prive pas de ta Beauté éternelle. »

Le nom de notre mystique est resté lié à la première énonciation soufie de la doctrine du Divin Amour appelée à devenir un des traits les plus caractéristiques du mouvement. Son court poème sur ce thème est l’un des plus souvent cités de la littérature soufie.

Je t’aime de deux amours : amour visant mon propre bonheur, et amour vraiment digne de Toi.

Quant à cet amour de mon bonheur, c’est que je m’occupe à ne penser qu’à Toi et à nul autre. 

Et quant à cet amour digne de Toi, c’est que tes voiles tombent et que je Te voie. 

Nulle gloire pour moi, ni en l’un ni en l’autre, mais gloire à Toi, pour celui-ci et pour celui-là.

Nous finirons cette courte revue des anciens ascètes comme nous l’avons commencée par une citation d’Ahmad b. ’Asim d’Antioche. Elle a l’avantage de fournir un excellent exemple de l’évolution qui commence avec son temps à affecter progressivement le caractère du soufisme. Le soufisme, d’un mode de vie qui est protection contre la mondanité des dirigeants, va se transformer en une théorie de l’existence et un système de théosophie.

Disciple lui-même d’un ascète connu, Abu Sulaimân al-Dârâni Ahmad, est le plus ancien auteur connu d’écrits mystiques, dignes de ce nom, qui nous soient parvenus, et il annonce ainsi les grands auteurs soufis du IIIe-IXe siècle. Un court dialogue entre lui et un disciple anonyme nous le montre dans son rôle de maître spirituel, un trait qui ira s’accentuant dans le soufisme.

Question. — Que dis-tu de la consultation d’autrui ? 

Réponse. — Ne t’y fie pas, sauf s’il s’agit d’un homme digne de confiance. 

Q. — Que dis-tu de donner des conseils ? 

R. — Examine d’abord si tes paroles te sauveront toi-même ; dans l’affirmative, tes directives sont inspirées, on te respectera et on te croira. 

Q. — Que penses-tu de l’association avec d’autres hommes ? 

R. — Si tu trouves un homme intelligent et digne de confiance, associe-toi avec lui et fuis le reste des hommes comme des bêtes sauvages. 

Q. — Quelle est la meilleure façon pour moi de me rapprocher de Dieu ? 

R. — Quitter les fautes intérieures. 

Q. — Pourquoi intérieures plutôt qu’extérieures ? 

R. — Parce qu’en évitant les fautes intérieures, tes fautes extérieures seront aussi nulles que tes fautes intérieures. 

Q. — Quelle est la faute la plus pernicieuse ? 

R. — Celle dont tu ignores qu’elle est une faute. Plus pernicieuse encore, celle que l’on prend pour un acte de vertu alors qu’elle n’est qu’une faute. 

Q. — Quelle faute m’est la plus profitable ? 

R. — Celle que tu gardes devant tes yeux, pleurant sur elle sans cesse, jusqu’à ce que tu veuilles ne jamais plus la commettre de nouveau. Voilà le « vrai repentir » (C. 66.8). 

Q. — Quel est l’acte vertueux le plus nuisible ? 

R. — Celui qui te fait oublier tes mauvaises actions ; celui que tu gardes devant les yeux, te reposant sur lui avec confiance, de sorte que, dans ton illusion, tu ne crains pas le mal que tu as fait, par orgueil. 

Q. — Où suis-je le plus caché ? 

R. — Dans ta cellule et dans ta maison. 

Q. — Et si je ne suis pas en sûreté dans ma maison ? 

R. — Là où les convoitises ne collent pas à toi,.où les tentations ne t’assiègent pas. 

Q. — Quelle grâce de Dieu m’est le plus profitable ? 

R. — Quand il te garde de lui désobéir et t’aide à lui obéir. 

Q. — Ceci est un résumé. Explique-le moi plus clairement. 

R. — Parfait. Quand il t’assiste avec trois choses : une raison qui désarme tes passions, une connaissance qui suffit à ton ignorance et une indépendance qui chasse de toi la crainte de la pauvreté.

Hermite

 

Hermite

Châtelet-Les Halles fontaine du Palmier

 

Les 4 vertus cardinales : Justice, Force, Tempérance et chut !

 

Force, Justice, Tempérance et Prudence. Pour vous, amateurs de Tarot de Marseille, ces dénominations ne vous sont pas inconnues…

 

En revanche, vous allez me signaler et à juste titre, que « Prudence » n’existe pas dans les cartes dont nous parlons. Enfin, de prime abord, n’est-ce pas…

 

Comme à de nombreuses reprises, le Tarot nous joue ici sa fameuse règle du « 3+1 » : 3 visible et 1 invisible ou 3 semblable et 1 différent…

 

Mais en attendant de vous en dire plus à ce sujet, je vous propose de lire la définition des vertus cardinales proposée par wikipedia :

 

Le christianisme considère que les quatre vertus cardinales jouent un rôle charnière (d’où leur nom de « cardinales », du latin « cardo » : charnière, pivot) dans l’action humaine et parmi les autres vertus.

 

La prudence dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance le véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir ;

 

La tempérance assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnêteté, procurant l’équilibre dans l’usage des biens ;

 

La force, c’est-à-dire le courage, permet dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien, affermissant la résolution de résister aux tentations et de surmonter les obstacles dans la vie morale ;

 

La justice consiste dans la constante et ferme volonté de donner moralement à chacun ce qui lui est universellement dû.

 

Les vertus sont des attitudes fermes, des dispositions stables, des perfections habituelles de l’intelligence et de la volonté qui règlent les actes, ordonnent les passions et guident la conduite. Elles procurent facilité, maîtrise et joie pour mener une vie moralement bonne. L’homme vertueux, c’est celui qui, librement, pratique le bien.

 

Ce groupe de quatre vertus fut repris par Socrate puis mis en évidence par Platon, suivi par Aristote et les philosophes stoïciens.

 

Dans les œuvres littéraires et les œuvres d’art du Moyen Âge et de la Renaissance, les vertus sont généralement représentées sous les traits de femmes. Les vertus sont représentées avec des attributs symboliques, qui varient selon les artistes et les auteurs. Néanmoins certains attributs donnent lieu à de nombreux réemplois, par exemple :

 

pour la prudence : miroir, corne d’abondance, serpent ;

pour la tempérance : deux récipients avec l’eau passant de l’un à l’autre, balancier d’horloge ;

pour la force : animal terrassé, massue ;

pour la justice : glaive, sceptre, balance.

 

À la Renaissance, certains ouvrages se sont attachés à normaliser ces attributs ou à les recenser tout en fournissant des explications sur leur origine et leur symbolique. Le plus connu est l’Iconologia (1593) de Cesare Ripa, qui sera suivi de nombreux autres livres d’emblèmes.

 

En lisant ce qui précède, il est relativement aisé de reconnaitre les vertus dans les arcanes concernées, même lorsque leurs attributs employés divergent quelque peu.

 

Ci-dessous, vous pouvez admirer, dans l’ordre d’apparition à l’écran, les lames du Dodal, les Vertus de l’hotel de ville de La Rochelle, les Vertus du tombeau des Ducs de Bretagne dans la cathédrale de Nantes…

 

HermiteHermite    Hermite

C’est la Prudence du Tombeau dit « de François II » de la Cathédrale de Nantes qui sera la plus à même de nous mettre sur la piste de notre vertu cachée du Tarot de Marseille. Preuve supplémentaire, s’il en fallait, de l’étroite corrélation entre alchimie et Tarot.

 

  Hermite   Hermite Hermite
Force                          Justice                         Tempérance

Je vous conseille au passage la visite de l’excellent site « hermetism » pour plus d’informations sur le sujet de l’alchimie et de ses représentations dans l’architecture française.

 

En attendant, ne faisons pas durer le suspense plus longtemps et voyons ce que cache la belle Prudence de Nantes sous sa coiffe…

Hermite Hermite Hermite

Édifiant, n’est-ce pas?

 

Le voici donc démasqué, notre « Prudent » du Tarot ! Prudence, qui est par ailleurs un des principaux mots-clé attribués à cette lame VIIII, ce qui n’est certes pas un hasard.

 

Ici, point de miroir ou de serpents, même si certaines éditions récentes du Tarot dit de Marseille n’ont pas hésité à ajouter un de ces reptiles autour du bâton de l’Ermite le transformant ainsi en caducée.

 

Pour autant, l’allure singulière de ce noble personnage intrigue. Il semble aller à contre-sens du sens de lecture communément admis comme étant de gauche à droite. Pour ma part, il me plait de penser qu’il avance grâce à son miroir qui, s’il n’est pas ici représenté de manière tangible, est subtilement suggéré par ce mouvement de « conduite au rétroviseur ».

 

Fulcanelli, alchimiste, nous indique à propos du miroir dans l’ouvrage « les Demeures philosophales » que :

 

« c’est l’ouverture à la Vérité et c’est dans celui-ci que les maîtres voient la nature à découvert car la nature ne se montre jamais d’elle-même au chercheur, mais seulement par l’intermédiaire de ce miroir qui en garde l’image réfléchie. »

 

C’est que le miroir n’est pas ici symbole de vanité mais de l’examen de conscience qui doit présider à toute action sage : l’homme prudent doit être capable d’introspection et de réflexion. C’est le principal message dont est porteur ce neuvième « arcane »…

 

 

On peut noter que Court de Gebelin (1725-1784) attribuait, quant à lui, la vertu de Prudence à la carte du Pendu XII. Pourquoi pas ? Pour ma part, et pour finir sur une boutade, je dirais que si Le Pendu avait été vraiment prudent, il ne se serait peut-être pas retrouvé dans une si inconfortable situation !

 

Plus sérieusement, je ne prétends pas, encore une fois, détenir la « seule Vérité incontestable ». En cela au moins, je me démarque d’auteurs moins « prudents » et me satisfais simplement de partager avec vous quelques pistes de réflexions.

 

HISTOIRE DES 4 VERTUES CARDINALES

 

Les premiers écrits au sujet des vertus humaines sont l’œuvre des philosophes grecs. Dans « La République », Platon (427-348 avant Jésus-Christ) distingue déjà quatre vertus principales : la sagesse (Livre IV, 428b-429a), le courage (Livre IV, 429a-430c), la tempérance (Livre IV, 430d-432b) et la justice (Livre IV, 432b-444a).

 

Platon rapproche la sagesse de la connaissance. Selon lui, être sage c’est être de bon conseil et c’est la connaissance qui permet d’être de bon conseil. Le courage n’est nécessaire qu’aux auxiliaires des chefs d’état qui sont les gardiens et les défenseurs de la cité. La tempérance est partagée par tous les citoyens. Grâce à cette vertu l’homme maîtrise ses passions. L’harmonie entre les citoyens est ainsi favorisée. Platon met au dessus des autres la quatrième vertu : la justice. Elle est en même temps la condition des trois autres mais aussi la plus difficile à trouver.

 

Aristote (384-322 avant Jésus-Christ) dans « Ethique à Nicomaque » utilise une distinction différente. « Nous distinguons, en effet, les vertus intellectuelles et les vertus morales : la sagesse, l’intelligence, la prudence sont des vertus intellectuelles ; la libéralité et la modération sont des vertus morales ». (Livre I, chapitre 13). Il met à part la justice qu’il considère comme la plus haute des vertus. Un peu plus loin, il précise la signification de la vertu. « Ainsi donc, la vertu est une disposition à agir d’une façon délibérée consistant en un juste milieu relative à nous, laquelle est rationnellement déterminée et comme la déterminerait l’homme prudent ». (Livre II, chapitre 6). Il passe ainsi en revue une dizaine de vertus. Parmi celles il décrit : Le courage est un juste milieu entre la peur et la témérité. La libéralité est un juste milieu entre l’action de donner et celle de recevoir des richesses. La magnanimité est un juste milieu entre la pusillanimité et la vanité. La tempérance est le juste milieu par excellence. Ces vertus deviennent ainsi des formes de prudence.

Les vertus principales sont ainsi plus que trois : la justice, la prudence et la sagesse. L’intelligence n’est qu’une vertu mineure.

 

Cicéron (106-43 avant Jésus-Christ) dans « De finibus » reprend à son tour la doctrine des quatre vertus principales. « L’autre genre comprend les grandes et véritables vertus, filles de notre liberté, telles que la prudence, la tempérance, la force, la justice, et les autres de même nature. ». Contrairement à Aristote Cicéron ne privilégie par une vertu par rapport aux autres. Elles ont chacune une fonction particulière mais elles sont tellement liées entre elles et elles participent tellement les unes aux autres qu’on ne peut pas les séparer. (Livre V)

 

Saint Ambroise (environ 340-397) dans « De officiis ministrorum » est le premier auteur chrétien à fixer la liste des vertus cardinales : la tempérance, la justice, la prudence et la force. Le terme « cardinale » vient du latin cardo, « le gond ». C’est autour de ces vertus que pivotent toutes les autres comme autour d’un gond.

 

À son tour, Saint Augustin (354-430) dans un ouvrage intitulé « DES MOEURS DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE ET DES MOEURS DES MANICHÉENS », au chapitre XV nous donne ce qu’il appelle une définition chrétienne des quatre vertus cardinales. Le texte constitue une synthèse entre les vertus cardinales et les vertus théologales.

 

« Si la vertu est le chemin du bonheur, que peut être la vertu sinon amour souverain pour Dieu ? Quand donc on dit qu’elle est quadruple, je crois qu’on l’entend des divers états de cet amour. Ces quatre vertus, plaise à Dieu que leur efficacité soit dans tous les Cœurs, comme leurs noms sont dans toutes les bouches ! 

 

Voici comme je les définis sans hésiter : LA TEMPÉRANCE, c’est l’amour se donnant tout entier à l’objet aimé; LA FORCE, c’est l’amour supportant tous les maux à cause de l’objet aimé; LA JUSTICE, l’amour soumis au seul objet aimé, et par suite régnant sur tout le reste avec droiture; enfin, LA PRUDENCE, c’est l’amour faisant un choix judicieux de ce qui peut lui être utile à l’exclusion de ce qui peut lui être nuisible. Et cet amour, nous avons dit que ce n’est pas l’amour de n’importe quel objet, mais uniquement l’amour Divin, c’est-à-dire l’amour du souverain bien, de la souveraine sagesse, de la concorde souveraine. 

 

Je pourrais donc encore redéfinir ces vertus : LA TEMPÉRANCE c’est l’amour se conservant intègre et incorruptible; LA FORCE, c’est l’amour supportant facilement tout à cause de la Foi; LA JUSTICE, c’est l’amour au service de l’équité et de la paix. LA PRUDENCE, c’est l’amour discernant judicieusement ce qui peut nous aider à arriver au divin ou ce qui peut nous détourner de lui. » 

 

Dans les œuvres d’art les vertus cardinales sont représentées sous les traits de femmes portant les attributs suivants :

 

LA TEMPÉRANCE: deux récipients avec de l’eau passant de l’un à l’autre

LA FORCE: le glaive

LA JUSTICE : la balance

LA PRUDENCE: miroir et serpent

 

LES VERTUS CARDINALES ET LE TAROT

 

Parmi les 22 arcanes majeurs du tarot de Marseille, on retrouve 4 arcanes pouvant peut-être avoir la même signification symbolique que les 4 figures des Vertus Cardinales. Ces 4 arcanes sont : La Justice (arcane VIII), Hermite qui représente un vieux sage dont la voie est celle de la prudence (arcane IX), La Force (arcane XI) et Tempérance (arcane XIV).

 

Les 4 vertus cardinales sont bien expliquées dans « La chrysopée du Seigneur » attribuée à Raymond Lulle. Je vous en donne l’extrait :

 

“Dans l’Homme, les Éléments susceptibles de faire débuter l’œuvre, sont les Quatre Vertus Cardinales, savoir: Force, Prudence, Tempérance et Justice.

 

Le Sage qui a su développer en son Âme ces Quatre Vertus est assuré, de par leur présence même, de voir se développer en lui, à leur tour, les trois Vertus Théologales, savoir : Foi, Espérance et Charité.

 Hermite

Ainsi, la pratique suivie et attentive des Vertus Cardinales, génère et suscite l’action des trois Vertus supérieures. À leur tour, lorsque nos trois Principes supérieurs sont définitivement acclimatés en nous, ils s’empressent d’éveiller d’autres présences, celles des Puissances de la dyade suprême : Intelligence et Sagesse.

 

Et à leur tour, ces deux grâces divines en éveillent une autre en nous : celle qui ne saurait être exprimée par des mots et des images. En cette dernière est toute la Béatitude promise aux élus, par elle, nous participons, créatures, à la Vie Divine.

 

Il serait vain de croire que la pratique d’une seule Vertu soit susceptible de générer les suivantes. De même que l’enfant naît du père et de la mère, de même que l’Esprit-Saint procède et du père et du Fils, de même une Vertu ne procède que de deux autres. Ainsi, sur l’Arbre de notre Connaissance.

 

La première Vertu qu’il importe de développer en nous est celle de la Force. Car comment pouvons-nous nous attaquer à une telle entreprise si nous ne sommes pas, par avance, assurés de la mener à bien ? Il faut donc être fort ; fort contre le monde, fort contre nous, fort contre nos Vices.

 

La seconde Vertu à développer est la Prudence, car elle nous enseignera à nous défier du Monde, de nous-mêmes, des ruses subtiles des Vices, nos Ennemis conscients et subtils. Car, encore une fois, il ne faut point voir ces Vices comme des réactions instinctives et mécaniques de notre propre Chair. Sans doute, celle-ci sert de véhicule et de canal à ces réactions. Mais celles-ci sont inspirées par l’Esprit Démoniaque qui habite en elle, puisqu’il en est à la fois l’auteur et l’animateur. C’est par elle que l’Esprit des Ténèbres s’exprime ; et lorsqu’il la fait vibrer à sa guise, ainsi que la viole sous les doigts du ménétrier, nous devons, en tant qu’esprit libre, nous défier de tout ce qu’elle apporte de suggestions diverses, compliments ou reproches, conseils ou négations, tout ce qui semble présenter une justification de la prééminence de la Chair sur l’Esprit, tout est à rejeter. Voici la Vertu de Prudence.

 

De la pratique commune de ces deux premières Vertus, Force et Prudence, naîtront respectivement deux autres : Tempérance et Justice.

 Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite
Lorsque la Force aura tendance à déborder son domaine, que Prudence s’effacera momentanément, Justice apparaîtra. Car, qui dit Justice dit rétribution exacte. Et par une réaction purement mécanique, l’équilibre un instant perturbé se rétablira.

 Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite

Mais lorsque Prudence l’emportera sur Force, alors Tempérance apparaîtra. Elle a également nom Miséricorde, Douceur, Indulgence, et Pardon. Sur la ligne des deux plateaux, elle s’oppose à Justice, dont la rigoureuse précision ignore les variations suscitées par l’infini amour des êtres pour les êtres, et de Dieu pour eux tous.

 Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite

Lorsque ces Quatre Vertus Cardinales seront devenues actes de tous les instants, en toi, Fils du Soleil et de la Lune, les Éléments de l’Œuvre seront prêts à entrer dans le jeu des générations supérieures. Alors, dans ton Âme, paraîtront trois hôtes nouveaux, les Vertus Théologales, qui ont nom Foi, Espérance et Charité.

 Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite Hermite

Force était Feu, Justice était Air, Tempérance était Eau, et Prudence était Terre. En cette seconde série, Foi sera Soufre, Espérance sera Mercure et Charité sera Sel.

 

La Foi naît de la pratique de la Justice et de la Tempérance. Foi, avant tout, prend sa source dans la vérité et la franchise. Lorsque tu possèdes la Vérité, une Certitude, tu crois alors fermement au bien-fondé de ce qui s’y rapporte. Et la solidité de ta croyance est le fruit de ta certitude. Songe alors que la Foi que tu peux susciter chez autrui dépend totalement de la véracité de tes paroles, de tes actes et surtout de tes pensées. Pense juste, pour parler franchement et agir droit. Car Foi est surtout et avant tout Bonne Foi. Foi, c’est Franchise ! Ne mens pas, car le Mensonge tue la Foi. Ce faisant, tu tisses autour de toi-même un voile qui te cache Dieu, suprême Vérité. 
 Hermite
Pour croire juste. il faut imaginer ou agir véridiquement. Ce faisant, tu fais naître en toi-même une Foi, fille de Certitude. Et Certitude est seule Réalité…
 Hermite
Justice et Bonne Foi engendrent Espérance. Car, qui nierait que le Bon Droit, né de Justice, et Certitude, fille de Bonne Foi, sont seuls susceptibles d’asseoir sans crainte ton Espérance ?

 Hermite

Semblablement, Foi et Tempérance font naître Charité. Car la Bonne Foi et la Douceur exigent que nous rendions à autrui ce que nous souhaitons qu’il nous rende. Ainsi naît la Charité, autre aspect de l’Amour des êtres pour les êtres.

 Hermite

Mais Bonne Foi et Espérance font aussi naître Charité et ce pour les mêmes motifs. La Certitude que donne l’Espérance reposant sur la Vérité et sur la Bonne Foi, nous démontre que le but et l’état final des Etres est justement l’Amour de ces mêmes êtres les uns pour les autres. Donc, Foi et Espérance génèrent Charité.”

 Hermite

Ici, le Septenaire est établi. En toi-même, Fils du Soleil et de la Lune, ont été successivement générées Force et Justice, Tempérance et Prudence, donnant naissance à Foi, Espérance et Charité.

 Hermite

Issus des Quatre Éléments, Feu, Air, Eau, Terre, se dessinent flamboyants comme des personnages de Vitrail : Soufre, Mercure et Sel des Philosophes!

Les 4 Vertues Cardinales sont nécessairement une des “Clés Fondamentales”.

LE CHARIOT ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT SUITE

Sept

Le grimoire des sortilège et rituel initiation magie wicca

OPTIQUE « THAUMATURGIQUE »

Sept

LES SECRETS DU CHIFFRE « 7 »

Le chiffre Sept, le Chariot dans le livre de Thot, le principe de l’expansion de toute chose par le mouvement dans le temps et l’espace.

 

Dans l’Ennéade Héliopolitaine c’est Isis.

 

Dans le Zodiaque sacré c’est le troisième signe : Kanaîn/Cancer. Le Sept est premier Nombre du troisième ternaire (7-8-9), celui sous domination du Nombre Trois de notre Ternaire Divin : le Destin, ce qui est en parfaite correspondance avec sa troisième position dans le Zodiaque sacré. Mais en tant que premier Nombre de ce troisième ternaire il est l’expression de la Providence ce que confirme l’addition et la réduction théosophiques des Sept premiers Nombres (28 ou 2+8 = 10 le 1).

 

Ce Nombre est celui de la gamme des couleurs de base du spectre lumineux, ou celui des sept tonalités d’une octave. C’est l’addition du Ternaire Divin et de son incubation au travers du quaternaire (3+4), ce qui nous donnera la prolifération autant-que-possible, conforme au signe astral qui lui est rattaché : Kanaîn/Cancer. C’est encore les sept vertus cardinales et théologales que symbolisent les sept planètes du système solaire (chapitre IV), vertus qui sont expliquées dans ce chapitre par la Chrysopée du Seigneur de Raymond Lulle.

 

Ce Chiffre Sept étant l’expression des six premiers Chiffre, il renferme en lui leurs signatures, dont les multiples combinaisons trouveront un champ du possible pour se manifester.

 

Si le  Chiffre Cinq est le premier signe de Terre, le  Chiffre Six le premier signe de Feu, le Chiffre Sept est le premier signe d’Eau ; en tant que troisième signe de notre Zodiaque sacré, il est en étroite relation avec le  Chiffre Trois le Destin et ses lois de causalité de la sphère temporelle.

 

Le char du Triomphe qui caractérise le hiéroglyphe de cette lame dans le livre de Thot, indique qu’il échappera aux lois de causalité du Destin si le conducteur (le Nombre Six) parvient constamment à dominer les deux sphinx de polarités magnétiques différentes du grand agent plastique de la force sexuelle que sont Jakin et Boas.

 

Pour diriger par sa volonté et son autorité ce chariot, qui ne fera de son conducteur le triomphateur que s’il est l’expression volontaire de la maîtrise des Puissances sexuelles qui fournissent l’énergie à son mouvement, mais aussi des Six Puissances qui ont leurs signatures dans ce Nombre Sept.

 

Les épreuves (parcours) que devra traverser le conducteur de ce chariot seront celles qui parsèmeront son avancée vers son évolution ; ces épreuves ne sont pas localisées à ce Nombre Sept, elles commencent chaque fois que la volonté manifeste son expression.

 

Le conducteur de cette volonté (la Conscience) devant être capable de tenir fermement les rênes qui le font souverain de sa ou ses décisions et de sa conduite, et qui ne resteront jamais sans produire des réactions négatives, antagonistes ou positives selon qu’il est mégalomane ou humble, ignorant ou non.

 

Les premières épreuves qui découleront de l’expression de la faculté volitive se manifesteront par des tentations (faiblesse, vanité, émotivité, désirs, passions, etc…) que devra maîtriser le conducteur du char pour espérer parvenir au triomphe. Eliphas Lévi écrivait concernant ce Nombre Sept, dans l’ouvrage précité :

 

“La vertu du septénaire est absolue en magie, car le nombre est décisif en toutes choses ; aussi toutes les religions l’ont-elles consacrée dans leurs rites. La septième année chez les Juifs était jubilaire : le septième jour est consacré au repos et à la prière : il y a sept sacrements, etc…

 

Les sept couleurs du prisme, les sept notes de la musique, correspondent aussi aux sept planètes des anciens, c’est-à-dire aux sept cordes de la lyre humaine. Le ciel spirituel n’a jamais changé, et l’astrologie est restée plus invariable que l’astronomie. Les sept planètes, en effet, ne sont autre chose que les symboles hiéroglyphiques du clavier de nos affections.

Sept


Faire des talismans du Soleil, de la Lune ou de Saturne, c’est attacher magnétiquement sa volonté à des signes qui correspondent aux principales puissances de l’âme ; consacrer quelque chose à Vénus ou à Mercure, c’est magnétiser cette chose dans une intention directe, soit de plaisir, soit de science ou de profit. Les métaux, les animaux, les plantes et les parfums analogues, sont en cela nos auxiliaires.”

 

Chaque Nombre ayant une réalité en involution comme en évolution, à l’inverse du char du Triomphe, si le conducteur (la faculté volitive) n’est pas maître des ces Puissances, ce ne sera pas en triomphateur qu’il le dirigera mais en mégalomane vers un déluge certain qui finira par l’engloutir.

 

Dans l’ancienne Égypte la septième Puissance était Sechat-Sefekht, divinité qui cristallisait dans la Nature les signatures des Six premières Puissances. Sechat-Sefekht était le Neter de l’écriture et de tout ce qui s’inscrit et se signe dans la Nature.

 

Les égyptiens lui donnaient une forme féminine, portant sur la tête une étoile à sept branches, c’était la représentation de l’accumulation du patrimoine karmique de chaque âme-de-vie et de sa Monade/conscience.

 

Les sentences suivantes du Tao-Tô-King me paraissent définir subtilement l’essence de cette Puissance expansive :

 

« Le ciel et la terre sont éternels. Ils n’ont pas de vie propre. Voilà pourquoi ils sont éternels. Ainsi, la première place revient au Sage qui a su s’effacer. En oubliant sa personne, il s’impose au monde. Sans désirs pour lui-même, ce qu’il entreprend est parfait. Il s’était assis à la dernière place. C’est pour cela qu’il se retrouve à la première. » 

 

De manière générale, Le Chariot représente le commencement, l’initiative, le départ de quelque chose de neuf. Il possède tout les éléments pour entreprendre une action efficace, et la mener à terme.

 

C’est la maîtrise, possède un certain degré de maîtrise de lui même. Il a triomphé des tentations épreuves et difficulté rencontrées.

 

4 montants au chariot qui assure stabilité et favorise la realisation : les 2 animaux conduisent le conducteur à la victoire mais avec maîtrise, SINON ECHEC !

MAGIE DU CHIFFRE 7

 

Sept

Le mot “sept” vient du latin septem « sept », dont la racine se retrouve dans toutes les langues indo-européennes : germanique “sebun” (gotique “sibun”, allemand “sieben”, anglais “seven”), vieux slave “sedmĭ”, lithuanien “septyni,” celtique “sextan” (vieil irlandais “secht”, gallois “saith”, breton “seiz” et sanskrit “saptá”, tous trouvant une origine dans le terme indo-européen “septm”.

 

Les mots arabe “sebt” et hébreu “shabat” signifient tous deux « septième jour ».

Le préfixe du système international pour 10007 est zetta (Z), et pour son inverse zepto (z).

La lettre correspondante à l’arcane “7” du Tarot est le “Z”

En raison d’un nombre de coïncidences historiques, physiques, et mathématiques, le chiffre 7 est parfois considéré comme un « chiffre magique ».

CHIFFRE 7 : CHIFFRE MAGIQUE

 

Sept

Dieu créa le monde en 7 jours. C’est peut-être pour cela que le chiffre 7 est divin, magique, portant chance.

 

Dans la Bible, on parle des 7 branches du chandelier.

7 est le nombre de pétales de la rose, des dons de l’esprit, des sacrements de l’Église, des péchés capitaux, des douleurs de la Vierge.

 

C’est aussi le nombre de têtes de la bête de l’Apocalypse.

 

Dans l’hindouisme le nombre de centres d’énergie, appelés chakras, est 7.

 

Dans l’islam, les musulmans font 7 fois le tour de la Kaaba, la pierre sacrée, lors du pélerinage de la Mecque.

 

On connait les 7 merveilles du monde, la ville égyptienne de Thèbes et ses 7 portes.

 

C’est encore le nombre de couleurs de l’arc-en-ciel, des étoiles de la Grande-Ourse ou des planètes de l’ancienne astrologie.

Sept

Blanche-Neige est flanquée de ses 7 nains, le Chat-botté de ses bottes de 7 lieues, Barbe-bleue de ses 7 femmes et Tintin doit se débattre avec le mystère des 7 boules de cristal.

 

On trouve encore James Bond 007 au cinéma, le miroir brisé qui entraine 7 ans de malheur ……, ne dit ons pas “tourner 7 fois ma langue dans la bouche” avant de parler…si je ne veux pas que l’on me prenne pour un vilain enfant qui n’a pas encore atteint l’âge de raison, c’est-à-dire 7 ans !

MYTHES, SYMBOLES ET SUPERSTITIONS

On le dit : le chiffre 7 porte bonheur ! Alors quand trois 7 apparaissent dans la même date du calendrier, les chances se multiplient.

 

C’est ce que pensent des millions de superstitieux qui croient dur comme fer que la chance va les gâter. On en profite donc pour fixer la date de son mariage ou d’un autre grand évènement en ce 7-7-7.

Sept

RELIGIONS

DANS LA BIBLE…

La Menorah ou chandelier à sept branches.

Les sept dons chrétiens du Saint-Esprit.

Le nombre de jours dans une semaine est un nombre hautement symbolique chez les juifs et les chrétiens, car c’est le nombre de jours avec lesquels Dieu a créé le monde.

Le nombre de sacrements dans la religion catholique.

Le nom collectif : « les Sept », des sept premiers diacres ordonnés par les apôtres (cf. Ac 6,1-6).

Le nombre d’Archanges de l’Apocalypse, d’« étoiles » et de « bougies » (symboliques représentants respectivement les sept Archanges de Dieu et les “Sept Églises”) et de lettres adressées à ces sept Églises.

Le nombre de têtes de la bête de l’Apocalypse (idée chrétienne).

Le nombre 7 apparaît lui-même 77 fois dans la Bible.

DANS L’ISLAM…

Le nombre d’ayat dans la sourate al-Fatiha.

Le nombre de cieux dans la tradition islamique (voir Miraj). Voir aussi Septième ciel.

DANS LES AUTRES TRADITIONS…

Tradition gréco-romaine : 

Le nombre traditionnel des Sept merveilles du monde…

Le nombre traditionnel des astres et des métaux qui leur sont liés : fer = Mars, cuivre = Vénus, plomb = Saturne, étain = Jupiter, mercure = Mercure, argent = Lune, or = Soleil).

Le nombre d’Athéna pour Proclos et Pythagore, et par extension le nombre de la philosophie.

En Orient :

Le nombre de chakras, de villes saintes dans l’Hindouisme (c’est le chiffre sacré par excellence).

Le nombre de principes de base du Bushidō.

En numérologie, le 7 représente la Vie intérieure.

Sciences :

– Code utilisé en recyclage, identifiant par exemple le polycarbonate

– Le nombre de couleurs de l’arc-en-ciel.

– Le nombre de sphères dans le système de Ptolémée.

– Le nombre d’unités du Système International (ex-MKSA) : mètre, kilogramme, seconde, ampère, kelvin, mole, candela.

– L’hydrogène 7 est l’isotope le plus riche en neutrons jamais observé.

– Le numéro atomique de l’azote, un non-métal.

– Le nombre de périodes ou de lignes horizontales des éléments de la table périodique.

– Le nombre d’atomes de carbone de l’heptane, un hydrocarbure.

– Le niveau de pH d’une solution neutre.

– Le nombre de systèmes cristallins.

– Le nombre de types de résines, selon le Code d’identification des résines.

 

De par le monde, le chiffre 7 fascine et est au cœur de nombreuses superstitions.
Il y a encore…

– La rose aux sept pétales.
– Le nombre de têtes de certains monstres comme l’Hydre de Lerne.
– Le nombre de péchés capitaux : luxure, avarice, envie, orgueil, paresse, gourmandise et colère. Appelés capitaux car c’est d’eux que découlent tous les autres.
– Pour la statue de la Liberté, à New York, les sept rayons de la couronne représentent les sept mers et continents.
– Le nombre d’années de malheur qui devrait s’abattre sur celui qui aurait cassé un miroir.

 

Pour les gourmands de l’interprétation symbolique, le nombre 7 est un mets de choix. Ce n’est pas par hasard le nombre sacré des Anciens

 

Ce nombre est l’assemblage de la trilogie divine (le triangle du Ciel) et du quaternaire matériel (le carré de la Terre) il symbolise l’univers créé.

Sept

Le chiffre 3 et le chiffre magique 4 donnent le chiffre parfait 7, siège de nombreux mystères. Considérant que le Quaternaire repose sur le Ternaire, il s’agit d’un chiffre qui se tient à l’horizon de l’éternité, et dévoile tout ce qui en nous est lié à “Dieu”, incluant donc “Le Créateur”, les hommes, et toutes choses créées avec leurs mystérieux pouvoirs.

 

En ajoutant trois on obtiendra dix, qui marque le retour à l’unité. Par cet arcane se conclut toute connaissance des choses cachées que Dieu, par Sa parole, a révélées aux hommes qui avaient Sa faveur, afin qu’ils puissent avoir une véritable conception de Lui. Et voici la figure nommée SPHÈRE DU CIEL.

 

La SPHÈRE DU CIEL se compose d’un cercle représentant laTRINITE de la DEITE dans l’UNITÉ, Dieu avec trois têtes et une couronne, surmonté par un triangle, entouré d’un ARC-EN-CIEL, avec plus haut le SOLEIL et la LUNE.

 

Ces Noces Alchimique entre le 3 et le 4, L’IMPÉRATRICE ET L’EMPEREUR, nous amène à l’accomplissement dans la perfection… C’est l’équilibre des forces, la fusion des opposés complémentaires obtenus grace à l’addition judicieuse des arcanes dans le processus alchimique (3 + 4 + 7 = 14 = LA TEMPÉRANCE). Effectivement… Le secret est la division, l’épuration, la fusion, la fixation et la multiplication par deux… 2 X 7 = 14… LA TEMPÉRANCE est l’Arcane qui représente “L’Ange Alchimiste”.

LA PORTE SECRÈTE DU “7”

Sept

Le 7 est un nombre impair et positif. C’est le nombre de Dieu et aussi un nombre cosmique. Associé au 7ème jour de la semaine, il représente le repos, la méditation de l’homme pour arriver à la Perfection.

 

Le 7 est associé à la Royauté, à l’honneur, à la “sagesse”. Il signifie également savoir, connaissances, perfection aboutissement, équilibre, introspection, immortalité.

 

Avec le 7, l’être commence à diriger son attention vers la loi supérieure…

 

L’astrologue Dane Rudhyar a suggéré que le développement complet de l’homme, comme “personnalité individuelle” théorique et archétype, prend 84 ans, cycle complet d’Uranus. Il y a plusieurs façons de divise ce cycle. Les 7 périodes de 12 ans et les 2 périodes de 7 ans.

 

Chaque période de 28 ans (7 x 4) correspond à un niveau essentiel de développement de la personnalité : l’héréditaire, l’individuel et le spirituel.

 

Toutefois, comme la plupart des gens ne passent pas le premier niveau, l’héréditaire, et vivent rarement une vie “individuelle”, Rudhyar estime préférable de concentrer son attention dur le cycle plus traditionnel de 70 ans, avec ses 10 périodes de 7 ans.

 

Le point tournant en est la 35ème année.

 

Jusqu’à cet âge, la marée de la force vitale monte ; ensuite elle commence à redescendre. Ce reflux de la force vitale est bien connu dans les sports. Et, suivant les doctrines ésotériques, après la 36ème année, il y a repolarisation lente et progressive de tous les nerfs et centres vitaux du corps ainsi que des structures psychiques correspondantes.

 

C’est approximativement le moment où le Moi essentiel de l’être humain devrait commencer à agir. Cet âge correspond souvent à quelque décision ou démarche particulière (intérieure, extrieure ou les deux) tout à fait nouvelle.

 

Avant l’âge de 35 ans (7 x 5) l’être humain essaie de bâtir sa vie sur la base de ce que l’hérédité, l’éducation et l’environnement lui ont apporté. Pendant cette période , les problèmes qui se posent sont en relation avec les illusions de la jeunesse, la maîtrise des images parentales et le dépassements d’obstacles professionnels ou conjugaux.

 

Les problèmes sont souvent le résultat d’espoirs exagérés, de difficultés sous-estimées et d’un optimisme ou d’un pessimisme injustifié. On peut les grouper sous le terme général de “contradictions entre les aspirations subjectives et les faits extérieurs.”

 

Pendant chaque moitié du cycle de 70 ans, il y a 5 périodes de 7 ans. Elles représentent le flot de la force vitale et établissent 5 niveaux d’intégration qui ont été appelés : physiologique, volitif, psychologique, social et spirituel. Ces 5 niveaux correspondent aux différents “corps” des enseignements ésotériques : physique, éthérique, émotionnel-mental, bouddhique et spirituel.

 

Suivant ce concept, la tâche de l’individu consiste à travailler avec les forces d’intégration au moment où elles opèrent à chaque niveau.

 

On a remarqué que pendant la seconde moitié de la vie, il existe une relation directe, par exemple, entre la période 14-21 ans et 49-56 ans. Les deux correspondent au niveau de développement psychologique émotionnel-mental.

 

Je terminerai par cette citation : “L’homme rencontre constamment son passé, quand il a dépassé le mi-point de sa vie. Ce qu’il fait de cette confrontation conditionne à son tour, soit sza vie future (si l’on accepte l’idée de la réincarnation) ou son état post mortem (si l’on croit à l’immortalité personnelle dans des royaumes transcendantaux)…”

 

Le 7 est peu habile pour les choses du domaine matériel (le bas monde) et préfère rester dans ses hauteurs, ses pensées et ses méditations. Son attitude de retrait lui est donc utile pour travailler, voir plus clair en lui-même et répondre aux nombreuses questions qu’il se pose sur l’existence.

 

Ce nombre symbolise donc la réflexion, la concentration mais aussi la solitude et le renoncement.

 

Gert Mittring, le psychologue allemand mais surtout recordman mondial de calcul mental est lui aussi fasciné par le chiffre 7. Il affirme lui-même que les opérations comportant ce chiffre sont réputées plus difficiles à résoudre. Selon lui, il s’agit d’un nombre qui ne se laisse pas facilement apprivoiser car il est indépendant, difficile à maitriser mais surtout mystérieux. Reinhard Flatischler, percussionniste et thérapeute rejoint lui aussi cette théorie en le décrivant comme mystérieux et difficile à maîtriser.

 

Cette enquête sur le chiffre 7 a conduit à une expédition en Egypte pour tenter de comprendre en quoi suscite-t-il tant cette fascination.

 

On sait que depuis 5500 ans déjà, les Hommes utilisaient un système de numération simple dans leur quotidien mais son origine reste toutefois un mystère. Serait-il produit de l’esprit ou de l’observation des Hommes ?

 

Pour les Égyptiens, dès son origine le chiffre 7 se démarque des autres. Il y tient en effet une place proéminente parmi ceux-ci. En hiéroglyphes, il est représenté par sept barres ou rectangles mais on le retrouve aussi sous forme de tête humaine avec ses sept orifices.

 

Les Égyptiens donnaient une signification magique aux nombres. Le chiffre 7 serait en quelque sorte un porte bonheur. On nous montre donc un étrange collier de cuir avec 7 nœuds stylisés. Ce modèle existerait depuis des millénaires. Ce peuple attribuait en effet des vertus protectrices magiques aux nœuds et pour renforcer ce pouvoir, ils faisaient en général 7 nœuds pour être sûr d’être protégé du mal.

 

Sur la rive gauche du Nil, la Vallée des Rois témoigne elle aussi de la proéminence de ce chiffre. Dans le tombeau de Ramses VI qui a particulièrement bien été conservé, le 7 est présent partout et exercerai un grand pouvoir. Pour exemple, sur son sarcophage on peut lire qu’il faudra au mort franchir 7 portes afin de pouvoir entrer dans le royaume des morts.

 

Selon l’égyptologue Matthias Rochholz, il y a en effet un recours au nombre 7 très marqué dans la tradition de ce peuple. Il est souvent rapporté à la vie dans l’au-delà et donc à l’éternité de l’âme, une préoccupation majeure pour les Égyptiens. Le 7 est pour eux bienfaiteur et protecteur. On peut aussi voir des représentations de scènes d’anéantissement de puissances maléfiques qui sont symbolisés par 7 serpents coupés par 7 couteaux.

 

Les Égyptiens auraient beaucoup observé le ciel pour arriver à ces conclusions. Prenons pour exemple la constellation de la Grande Ours qui compte 7 étoiles principales. Il y a aussi l’amas des Pléiades qui en compte 7. De plus on sait que dans l’Ancien Orient, on pouvait compter 7 planètes dont le Soleil et la Lune. Aussi, le cycle lunaire se décompose en 4 périodes de 7 jours. Il est évident pour les Égyptiens que ce chiffre apparaissait clairement dans le ciel et donc était symbole de l’interaction de la vie humaine, des lois de la nature et de la volonté divine.

 

Selon Daniel Tyradellis, On pensait à cette époque que le divin contrôlait tout ce qui était naturel. Le chiffre sept serait le préféré des Dieux. On dit que les personnes qui y avaient à faire semblaient s’approcher du divin. En revanche, s’ils passaient à côté du 7 et qu’il y avait autour le 6 ou le 8, cela était un signe d’inachèvement ou de démesure de l’Homme. On peut donc dire que le 7 est un nombre sacré et qu’il agit comme signe du ciel.

 

Pour le psychologue Wilhelm Salber, de tels fondements sont le résultat de la pensé humaine. Les besoins de l’Homme le conduisent à se représenter les nombres en essayant d’appréhender le ciel et donc d’appréhender sa vie. L’Homme recherche une dimension, un cadre qui va de pair avec les ensembles d’astres.

 

Au cœur de la vieille ville de Louxor, l’enquête a conduis à une herboristerie dans laquelle y sont fabriqués les onguents servant au rite de la momification qui est censé préparer le mort à rejoindre l’au-delà car la survie du corps est très importante pour la survie de l’âme.

 

La cérémonie de l’embaumement était rythmée par le chiffre 7. Une étape très importante est l’ouverture de la bouche. Le prêtre utilise alors un outil appelé Herminette, c’est une sorte de hachette à lame tranchante recourbée et perpendiculaire au manche. Cet outil tire sa puissance de la Grande Ours et donne souffle de vie aux morts ainsi que l’usage de ses sens.

 

Ainsi, Matthias Rochhlolz affirme lui aussi que le chiffre 7 rythme de nombreuses scènes. Pour les représentations de Toutankhamon, il s’y retrouve implicitement. Sur la scène d’ouverture de la bouche, l’herminette représente le 7.

 

Ce chiffre rendrait possible la rencontre avec les Dieux car en lui s’unissent le 4 symbole du terrestre et le 3 pour le divin. D’après les conceptions des civilisations antiques, les propriétés des nombres se dessinent dans les phénomènes naturels mais trouvent aussi origines dans le processus de création qui les fait naître car les nombres naissent de la division. Ainsi pour exemple, le 1 qui aujourd’hui est dit « petit » symbolisait au contraire dans l’Ancien Orient, le tout, l’unité ; Et de sa rupture naissent tous les nombres. Par exemple le 2 exprime la dualité, le 3 la nouveauté et surtout fait référence à la trinité donc aux être supérieurs et le 4 pour tout ce qui est terrestre comme les éléments naturels. Le 7 résulte donc du 3 qui à attrait à la spiritualité et au 4 pour la stabilité.

 

Reinhard Flatischler ajoute par ailleurs que c’est à travers le rythme que se révèle la nature des nombres. Avec le 7, il y a un rythme très particulier puisqu’il met en relation le 3 et le 4 qui expriment tout deux des choses très différentes mais toutefois complémentaires pour les Égyptiens.

 

Dès l’Antiquité, cette réunion des forces terrestres et spirituelles est visible par les pyramides qui sont tout de même un des plus grands symboles de la civilisation Égyptienne. Les chiffres 3, 4 et 7 jouent en effet un rôle très important dans la construction de ces bâtiments. Elles sont de base carrée en référence au chiffre 4 et pointent vers le ciel en triangle symbolisant le 3. Les pyramides font donc en leur tout, référence au chiffre 7 en étant pour les Égyptiens la communion entre la Terre et le divin.

 

Au nord de l’Égypte sur les rives de la mer morte, le 7 est un élément central de la religion juive. Il y tient une place centrale dans les textes de la Torah.

 

Le professeur de théologie Jürgen Werlitz étudie depuis longtemps la signification des nombres dans la bible. Ce chiffre est écrit comme celui du temps. Il cite un passage dans lequel le 7 est très présent : « Sept prêtres porteront devant l’arche sept trompettes retentissantes et le septième jour vous ferez sept fois le tour de la ville et les prêtres sonneront les trompettes et le mur de la ville s’écroulera. Alors le peuple montera chacun devant soi ». Le 7 est donc très présent mais il apparait surtout dans les chapitres les plus significatifs de la Bible. La prise de Jéricho elle-même est ramenée au chiffre 7 car du fait de Dieu. Pour cette guerre sainte, on croit au pouvoir des nombres.

 

La pensée juive s’inspire de la magie des nombres et de la pensée des philosophes grecs. Ils expliquent le monde à partir des nombres puisque la science et la religion n’ont pas encore été dissociées.

 

Chez les grecs, il n’y avait pas encore de chiffres mais ils les représentaient toutefois par les lettres de l’alphabet. Ils appréhendaient entièrement le monde par les nombres, pour eux l’Univers était en effet régie par ceux-ci. Le 7 ici aussi y tient une place différente des autres. Les pythagoriciens se sont rendu compte qu’en divisant 1 par 7, ils obtenaient une suite de chiffres irrationnels donc le 7 passait pour avoir un caractère insaisissable.

 

D’autres exemples de la proéminence du 7 à cette époque ajoutent à sa particularité comme les merveilles du monde antique qui sont au nombre de 7.

 

Dans la Bible, Dieu ordonne à Moïse de créer un chandelier en or à 7 branches dont les 7 flammes diffusent l’énergie éternelle symbole d’illumination, d’abondance et de perfection. Ce chiffre rythme l’existence dans la Bible puisqu’il est nombre du temps.

 

Les mésopotamiens et les babyloniens étaient littéralement envoutés par le 7. L’arbre de vie de ces derniers était composé de 7 branches, leur monde était pour eux composé de 7 points cardinaux et ils avaient 7 degrés dans leur cosmos.

 

Au musée de la Bible de Jérusalem, on peut voir des amulettes divines protégeant contre les monstres dévoreurs d’enfants par sept têtes animales

 

On peut également y voir le combat du dieu sumérien Ninurta contre un monstre à 7 têtes.

 

Aussi, il y a une tablette unique datant d’environ 1800 avant J-C qui montre que pendant sept jours, on fêtait les dieux de la ville. Le chiffre 7 rythmait donc les fêtes de cette époque.

 

Selon le rabbin Levi Weiman Kelman, le 7 apparait dans la Torah la première fois au début du livre lors de la création du monde dans la Genèse : « au septième jour Dieu bénit et sacrifie le monde ». On sait que la semaine de 7 jours a été créée par la religion juive et est consignée dans l’Ancien Testament. Le dimanche est donc consacré à la sainteté, c’est le jour du Shabbat qui est l’occasion d’approcher la perfection du monde.

 

Ce système de rythme journalier a ensuite été retenu par tout le monde. Il rythme notre vie de tous les jours sans que nous nous demandions finalement pourquoi. Encore une fois le Professeur Salber nous montre le besoin pour les hommes d’avoir un cadre. Il nous faut en effet du mouvement ponctué par des pauses qui nous permettent d’évoluer dans de nouveaux cycles.

 

Au début du Moyen Age, l’Église introduit la semaine de 7 jours qui a été enrichi par les 7 joies et les 7 douleurs de la vierge marie, les 7 sacrements, les 7 dons du saint esprit ainsi que les 7 vertus qui font face aux 7 pêchés capitaux.

 

Pour l’Église, tout le monde est fasciné par le chiffre 7 sauf le diable. Il est par ailleurs écrit dans un texte médiéval que « Le diable est ennemi du nombre 7 ».

 

Le professeur Konrad Kunze ajoute en effet que les 7 sacrements sont là pour éloigner le diable. Il y a pour exemple le cas de la femme possédée par sept démons et que Dieu délivre.

 

A Fribourg en Allemagne, les bâtisseurs de l’Eglise ont tout fondé sur la symbolique des nombres 3, 4 et 7 ainsi que ses multiples. Par exemple au niveau des détails, on peut d’un côté de la nef voir un vitrail en 3 parties auquel répond face à lui un vitrail en 4 parties. Encore une fois, le 3 et 4 représente respectivement le monde et la trinité, le terrestre et le divin.

 

Aucun document ne l’affirme explicitement mais le « Notre Père » avait à l’origine 5 demandes puis Saint Mathieu en a ajouté 2. Les 3 premières se rapportaient à Dieu alors que les 4 dernières se rapportaient au monde. Dès le Moyen Age, les prêtres expliquaient par ailleurs cette combinaison du 3 et du 4.

 

Le professeur Enjott Schneider, compositeur et musicologue spécialisé dans l’étude des nombres et du temps explique que la musique est devenu un des sept arts libéraux au même titre que l’algèbre ou la géométrie, la musique est donc une discipline mathématique.

 

Le chiffre 7 montre son caractère complexe encore une fois. Les nombres premiers donc 1, 3, 5, 7 et 11 sont les plus forts. Ils permettent de faire de nouveaux sons. Par contre, la septième note, Si, est plutôt difficile à chanter et surtout à arranger lors des compositions. Elle apparait comme insaisissable au même titre que le chiffre 7.

Le grimoire des sortilège et rituel initiation magie wicca

Dans la culture populaire, on peut dire que le 7 est toujours très présent. Comme on a pu le voir au début, il génère autant de superstitions qu’il n’est utilisé pour beaucoup de choses comme dans la littérature, le cinéma, la musique (7 énigmes à résoudre, bottes de sept lieus, les sept nains, Sept ans au Tibet…) et tout ce qui nous entoure.

 

On sait également que l’hormone de croissance et la seule qui est régie par le chiffre 7, en effet elle est sécrété sept fois par jour.

 

De plus, il est dit qu’au-delà de 7, l’Homme ressent le besoin de compter. Pour les chiffres venant avant lui, on arrive à se faire précisément une idée de ce qu’ils représentent mais le 7 semble en être la limite.

 

Les âges de l’Homme déjà étudiés au Moyen Age en rapport à la religion sont eux même divisés par 7. Dans la pièce de Shakespeare Comme il vous plaira, il divise la vie humaine en 7 âges.

 

Selon Daniel Tyre, philosophe et sociologue, les nombres sont en adéquation avec le monde. La connaissance de ce qui nous entoure se fait par des codes. Les nombres sont partout dans la nature et nous permettent de l’appréhender.

 

Le lien entre les nombre et le monde reste encore un mystère. Sont-ils à l’essence même du monde ou bien sont-ils de purs produits des humains ? Ils servent certes de structures à l’Homme mais nous permettent effectivement de comprendre le monde.

 

Dans l’Antiquité il s’agissait d’un nombre puissant symbolisant la complétude et l’achèvement dans le temps en mettant à l’épreuve les Hommes dans les deux mondes que sont la vie et la mort. Aujourd’hui il est toujours présent et est utilisé comme porte bonheur.

 

On peut dire qu’il suscite depuis sa création de nombreuses superstitions qui ne sont pas prêtes de se terminer.

 

Le Grand Olympe

poème philosophique

 

“Après vient Saturne la noirceur 

Que Jupiter de son manoir 

Issant, déboule de l’empire 

Auquel la Lune aspire. 

Aussi fait bien dame Vénus 

Qui est l’airain, je n’en dis plus ; 

Sinon que Mars montant sur elle 

Sera du fer l’ange mortel 

Après lequel apparaîtra 

Le Soleil quand il renaîtra.”

 

Au cours des articles que je livrerai dans ce blog, je répéterai à plusieurs reprises que la mythologie et toutes les religions ont pour base l'”alchimie mystique”, mais, ce que beaucoup ne savent pas, c’est qu’elle est présente partout.

 

Ainsi, les 7 couleurs de l’arc-en-ciel correspondent aux différentes couleurs obtenues au cours de l’œuvre, passant du noir (la putréfaction, la tête de corbeau, Saturne) au blanc puis au rouge.

 

Les 7 métaux de l’alchimie : or, argent, cuivre, fer, mercure, plomb, étain qui ont donné les 7 chakras, les 7 cieux, les 7 coupes, etc. Le chiffre 7 que l’on retrouve dans la lettre G, la septième lettre de l’alphabet (Aleph-Bet), la Gnose, la vraie connaissance.

 

Les 7 notes de musique correspondent elles aussi aux 7 métaux.

Les 7 jours de la semaine que l’on retrouve sur la table d’émeraude ci-dessus.

 

C’est aussi les mêmes idées qui se retrouvent dans le symbole de l’étoile à 7 branches, abhorré par les adeptes de la sorcellerie, ou de la wicca

 

Lundi = Lune, mardi = Mars, mercredi = Mercure, jeudi = Jupiter, vendredi = Vénus, Samedi = Saturne, dimanche = sunday, le jour du Soleil.

 

Il est important de noter que l’association des 7 métaux et des 4 éléments (air-terre, eau-feu) qui s’opposent 2 à 2 (feu/eau, air/terre) et forment la croix donne encore le nombre 11 (7 + 4).

 

Plus important encore, la table d’émeraude nous montre ce que certains nomment LE DIABLE, mercure au centre que l’on peut trouver en traçant une ligne reliant les 2 index des prêtres qui le montrent.

 

Mercure, le diable symbolisé par l’union du soleil et de la lune (masculin/féminin) et maîtrisant les 4 éléments (6), la croix inversée.

 

L’HEPTAGRAMME 

Sept

Le pentagramme est une représentation de l’univers (c’est a dire une représentation du 1) basé sur les éléments, il représente les 4 éléments (feu-air-eau-terre) et le cinquième l’esprit. Le travail avec les rituels à base de pentagrammes est donc un travail sur les éléments.

 

L’heptagramme est une représentation de l’univers basé sur les planètes, il représente les sept planètes classiques de l’alchimie, lune, soleil, mercure, saturne, Jupiter, mars et venus on sait aujourd’hui que le système solaire contient 9 planètes en comptant la terre et Uranus et certains soupçonne même l’existence d’une dixième planète ce qui rentrerai parfaitement dans le schéma de l’homme selon la kabbale (avec une correspondance pour les dix séphirots, dix étant le nombre parfait entre tous).

Sept

L’heptagramme est utilisé comme symbole dans plusieurs traditions religieuses et occultes.

 

Le premier heptagramme (7/2) est un symbole utilisé dans la tradition kabbaliste, puis par Aleister Crowley et l’Ordo Templi Orientis qui le désignent sous le nom d’« étoile (ou sceau) de Babalon », déesse de Thelema.

 

Le second heptagramme (7/3) est connu chez les Wiccans sous le nom d'”Étoile Elfique” ou «”Étoile des Fées”, et constitue un symbole sacré pour les adeptes de la tradition Wicca féerique.

Sept

Parallèlement, il a été adopté comme un signe distinctif par les membres de la sous-culture Otherkin. Et encore, la “Blue Star Wicca” utilise également ce symbole sous le nom de « septagramme », comme l’utilisent aussi les pratiquants de la « magie indigo ».

Sept

Cet heptagramme est également utilisé comme un symbole de puissance magique par divers autres cultes « païens ».

 

Dans la tradition chrétienne, l’heptagramme représente les sept jours de la création, et est devenu un symbole permettant de repousser le Mal. Cette explication est généralement avancée pour expliquer la forme primitive des étoiles de shérif aux États-Unis, qui comptaient originellement sept branches.

 

Dans nombre d’autres religions, tout comme le chiffre 7 en général, l’heptagramme est le symbole de la perfection divine.

Sept

L’IMPÉRATRICE (Arcane 3) ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT SUITE

IMPÉRATRICE Arcane

Le grimoire des sortilège et rituel initiation magie wicca

OPTIQUE « THAUMATURGIQUE »

La symbolique du chiffre 3 dans l’ésotérisme…

L’IMPÉRATRICE

Un peu d´Histoire :

Au balbutiement de l´humanité, les Hommes vouent un culte à la nature (-50.000 a-JC).

Avec le développement du langage, on va passer au culte “dualiste” Déesse mère/Taureau, reflétant la dualité de l´Homme (vers -12.000).

La trinité comme l´écriture est certainement né à Sumer.

La trinité Anu (An=Ciel), Enlil (l’air), Enki/Ea (terre) se substitue à “la mère des dieux” (Tiamat, Bêlit-ili, Anat ) mais conserve le taureau ( Marduk ) au environs de -3000 avant JC.

Elle se poursuit en Égypte, avec le fondement de la tradition occidentale (trinité Akh, Ba, Ka : L’esprit, l’âme et le corps, Ré, Amon, Ptah ).

Tous les Dieux sont trois : Amon, Re, Ptah ; Ils n’ont pas d’égaux. Son nom est caché en Amon, Il est perçu en Re [Il est Re devant], et son corps est Ptah.

Leurs cités sur terre demeurent à jamais : Thèbes, Héliopolis et Menphis, pour l´éternité.

(HYMNE À AMON DE LEYDE -1300 AVANT J.-C.)

 

On pourrait citer aussi :

– La trinité indienne: Brahma, Vishnou, Shiva

– La trinité Perse : Ahura Mazda-Mithra-Anahita

– La trinité primitive nordique : Odin, Loki et Hoenir

LA MONADE TRISKEL

La Monade de l’Alliance

L’IMPÉRATRICE

La signification de la Monade est assez nébuleuse mais son origine serait irlandaise. Ce symbole est celui de “l’Alliance”.

Il sous-entend la tri-partie divine : Lug sous ses deux aspects qui sont Ogme (côté sombre) et le Dagda (Côté lumineux).

Ceci est schématisé au plus simple évidemment.

Philosophiquement, pour Leibniz, la monade est une substance simple, irréductible, l’élément premier de toutes les choses.

Cet élément premier contient de plus en elle-même le principe et la source de toutes ses actions.

LA TRIQUERTA

L’IMPÉRATRICE

C´est un mot d´origine latine qui signifie triangle, la triquetra celtique est une représentation de la triple divinité de la déesse mère.

On la rencontre avec des noms divers : Terra Mater (Terre Mère), la « rigantona » (la grande reine) et souvent sous forme de trinité : les trois « matrae ».

Ce symbole est nécessairement celui qui doit être rattaché à l’arcane 3 de L’IMPÉRATRICE…

Cette triple identité la rattache curieusement à Hécate, la Déesse triple.

Chez les celtes le chiffres 3 était sacré : certain dieux apparaissaient sous formes de trinité ou trois attributs ou trois animaux associés.

Les trois macha symbolisent les trois classes : prêtre, guerrier et paysan.

On le retrouve aussi dans des poèmes (les triades), sous forme symbolique (triskel) et même au combat l’association d’un noble et de deux guerriers formant une petite unité martiale (trimarcisia).

D’ailleurs une des maximes des druides se compose de trois volets : “Soit brave, fait le bien, et respecte les dieux”.

De même, le Graal, comme le chaudron au trépied, est, dans la légende celte, associé au chiffre trois (les trois gouttes du chaudron de la déesse-mère, les trois Objets qui ne peuvent être conquis que par trois chevaliers au cœur pur), et le Roman du Graal est presque tout entier composé en l’honneur de la Trinité. “tu tiens le sang des trois personnes en un seul Dieu”.

On peut définir la trinité (ou du moins une approche de la trinité) par beaucoup d´image ou de métaphore comme celle du père, du fils et du saint esprit.

Tout cela reste des représentations et de images servant à représenter/symboliser la Divinité.

Le Nœud de la Trinité (autre nom de la Triquetra) représente la triple divinité, la fille, la mère et l’aïeule.

Ce symbole représente aussi les trois éléments de la nature : l’eau, la terre et l’air et le cercle interne représente la féminité et la fertilité.

Selon d’autres sources, il s’agirait aussi d’un symbole de puissance et de magie.

Le Nœud de la Trinité symbolise les 3 âges de la Déesse, LA LUNE figurée par le cercle central du motif.

Il semble que ce symbole soit directement lié à la Déesse Hécate.

 

LE TRISKEL

L’IMPÉRATRICE

Ce symbole à 3 branches très reconnaissable veut dire “3 jambes”.

Le sens des courbes est important, de gauche à droite, celui-ci serait bénéfique et le contraire, maléfique.

La signification exacte de ce symbole reste floue, néanmoins le symbole solaire est l’explication qui revient le plus souvent, ainsi que les 3 éléments : l’eau, l’air et le feu (le centre représentant la terre).

On dit aussi que le Triskell est un porte bonheur.

Certains disent que les 3 branches représentent symboliquement les dieux celtiques Lúgh, Daghda et Ogme ou bien encore les 3 aspects de la déesse unique (fille, épouse et mère). Le Triskell, par ses courbes représente aussi et surtout la vie.

De nombreuses significations ont été avancées sans qu’une seule puisse être privilégiée :

d’après l’archéologue et historien Venceslas Kruta, la nature solaire du triscèle étant « généralement reconnue », il est probable qu’il représente dans l’iconographie celtique les trois points du mouvement vertical du soleil : le lever, le zénith et le coucher.

dans la mythologie celtique, il peut représenter les trois dieux principaux : Lug, le dieu primordial, le Dagda et Ogme.

Il évoque aussi le caractère trinitaire de la déesse unique (fille, mère et épouse) ou la roue solaire (attribut du Dagda).

dans un autre registre, il est censé représenter les trois éléments : la terre, le feu et l’eau (et non pas l’air!) (la notion d’air étant de très loin contemporaine à ses origines).

Certains bretons disent qu’il représente l’eau, la terre et le feu, l’air étant au centre…

Il peut aussi représenter la continuité du temps qui passe : passé-présent-avenir ; ou encore les trois âges de la vie (jeunesse, âge mûr, vieillesse). (ici encore une fois, ont peut voir un lien avec Hécate, la Déesse triple).

Il est également dit qu’il pourrait être représentatif des “Trois Mondes” : le Monde des vivants, le Monde des Morts et le Monde Invisible (vibratoire).

Une autre représentation celtique : trois éléments primordiaux, l’air (en haut), l’eau (à gauche qui s’enroule comme une vague), la terre (à droite, comme une pousse de fougère qui se déploie).

Le feu n’est possible que par la présence de deux éléments primordiaux, terre et air, et ne serait pas considérée comme un élément primordial.

Cette signification ramène également aux trois états de la matière (solide, liquide, gazeux).

L’IMPÉRATRICE

Il est difficile de donner au triskel une symbolique exacte, la transmission du savoir chez les druides ne s’étant faite que de manière orale.

Le triskèle en spirale semble aussi être un symbole se rapportant au domaine du Céleste…

Il représenterait alors la voûte Céleste : l’étoile du Pôle (ou l’étoile du matin?), le Soleil, L’Étoile et la Lune, qui opère les grandes Noces Alchimiques astrales!

D’après d’autres sources, notamment néo-druidiques, et suivant lesquelles le triskèle représente une symbolique du mouvement en spirale de tout corps gravitant au sein de l’Univers, l’orientation de ses branches ne revêt absolument aucune importance puisque la rotation de tout corps, suivant qu’elle est observée par au-dessus ou par en dessous, change automatiquement de sens ; ce qui d’ailleurs est faux.

Suivant la même interprétation druidique, les trois spirales représentent la fusion entre trois concepts (repris d’ailleurs plus tard par la religion chrétienne sous la forme de la sainte Trinité) : Esprit, Âme et Corps.

Cette théorie pourrait simplement être une mutation de celle qui prévaut d’après certaines sociétés druidiques et selon laquelle le monde est composé de trois « sous-mondes » indissociables, à savoir :

 

Abred : le monde tangible (donc le corps, la chair, le mortel)

Gwenved : le monde où viennent transiter les âmes avant leur réincarnation.

Keugant : le monde divin, summum de la perfection, mais auquel les âmes (et les corps bien sûr) n’ont pas accès.

MYSTÈRES DE LA TRINITÉ

 MYSTÈRES DE LA TRINITÉ

L’IMPÉRATRICEChez les chrétiens, la trinité divine c´est le père, le fils et le saint esprit.
Dieu a crée l´Homme a son image et comme lui nous somme “corpus mundi”, “anima mundi” et “spiritus mundi” : Corps, Esprit et Âme.
Le corps c´est le christ, l´esprit c´est l´esprit saint et l´âme c´est le père.
Cette trinité reste une unité : “Dieu” ou “Je”.

Chez les kabbaliste, Dieu ne peut pas être représenté il est le non-dit (Ain soph), ce non-dit se manifeste par des représentations / émanations de lui-même.

La trinité est représentée par sa figure géométrique, le triangle (Triquetra) qui est aussi une représentation de Dieu pour beaucoup d´autre religion.

SIGNIFICATION ÉSOTÉRIQUE DU TRINÔME

L’IMPÉRATRICE

C’est le nombre du Troisième Logos, qui domine dans toute forme de création. C’est le rythme du Créateur.

La Mère céleste dans le domaine matériel, signifie production matérielle et de même dans le champ spirituel, elle signifie production spirituelle. En faisant une analyse plus profonde, on découvre un aspect très intéressant.

Pour les gnostiques, dévoués à l’ésotérisme de l’antique Égypte, le nombre 1 (Arcane 1 du tarot), c’est le Père qui est en secret, la « Monade », et de Lui naît la Mère divine Kundalini, la « Duade » (Arcane 2 du tarot).

Celle-ci se multiplie pour faire naître nombre 3 qui est la « Triade » Père, Mère et Fils (Arcane 3 du tarot).

Ce dernier serait l’esprit divin et immortel dans chaque être vivant.

Et les trois : Osiris le Père, Isis la Mère et Horus le Fils, en viennent à constituer ce que le livre sacré des Mayas, le Popol Vuh, appelle le “cœur du ciel”.

Illustré par un triskel ou un triangle, deux représentations privilégiées du trinôme.

On le retrouve illustré parfois par les figures du « Y », ou d’un cercle divisé en trois par un « Y » qui dans les années ’60 deviendra un symbole populaire représentant la paix et l’amour.

Le Trinôme se retrouve parfois illustré par un trident.

Cette représentation gnostique du Logos est forte de sens; pour ceux qui s’intéressent à la cosmogonie et à la mythologie des civilisations anciennes.

Le Trident est aussi un symbole qui se rapporte au Noces Alchimiques.

Évidemment, les jeux de correspondances seront toujours un terrain propice aux mésententes. Pourtant, ici il ne fait pas de doute que plusieurs adeptes de l’occultisme ont cherché à rapprocher le Ternaire Divin de leurs conceptions du Logos.

Les Chrétiens expliquent le Ternaire Divin par Le Père (1), le Saint-Esprit (2) et le Fils (3), ce qui semble erroné aussi…

Le mage Marius nous rappelle à l’ordre en révélant les trois aspects mythique du 1er Logos exprimé par le Tarot.

Il s’agit plutôt, selon l’enseignement des Mages de : 1 – Adam, 2- L’Arbre de la Connaissance 3- Ève.

Le mage Marius poursuit son explication ainsi :

« Le serpent qui demeure au cœur de l’Arbre, (L’Arbre au milieu du Jardin d’Eden) est Noréa, née d’Ève. Noréa est le double chaste et pur d’Eve…

Ce serpent ou « Logos sauveur » inspire l’homme afin qu’il reconnaisse son identité avec le Logos Divin et qu’il retourne ainsi à sa propre Essence – qui est ce Logos. »

C’est ainsi que nous fabriquons l’or vivant (l’or pur de l’esprit), L’Oréa, de Noréa.

LES SECRETS DU CHIFFRE 3

L’IMPÉRATRICE
Le Nombre Trois, L’IMPÉRATRICE dans le livre de Thot ; le Destin du Ternaire Divin ; 1, 2, 3…
Les 3 chiffres qui forment ensemble le « triangle »…
La Forme géométrique de la Perfection Divine, et à la base de toutes les idées métaphysiques, ou mathématiques !
Par ce ternaire, par ces trois chiffres, l’on obtient l’éventail de toutes les combinaisons de nombres, de formes, d’archétypes, de concepts…
 
Le Bateleur, c’était le nombre un — ce n’est pas un chiffre, c’est le Principe Universel.
La Papesse, c’était le deux, le principe féminin, avec le deux vous ne pouvez pas faire une figure fermée.
Et on arrive enfin au trois qui est la première figure fermée élémentaire : « le triangle » qui, symboliquement parlant, est équilatéral ; quelle que soit la base sur laquelle on le pose, il est droit et juste.
Le triangle, c’est le deux plus le un, c’est-à-dire le principe masculin plus le principe féminin. Logiquement, il en résulte enfantement de quelque chose.
Dans le Tarot, le chiffre trois, c’est le chiffre de l’intelligence, le symbole de l’intelligence.
 
Nous pourrions sans doute dire qu’avec le chiffre 1 l’on obtient déjà tous les autres chiffres…
Mais le 1 prend un sens « magique» » dès lors qu’il se multiplie par lui même pour donner le 2.
La première « forme géométrique » apparaît avec le chiffre 3 !
C’est le « triangle » ! et c’est aussi « le mouvement »!
 
Ce triangle représente le secret du LOGOS
 
BATELEUR (plan physique) PAPESSE (plan mystique) L’IMPÉRATRICE (plan astral)
 
Il s’agit des 3 plans sur lesquels l’initié devra travailler s’il aspire à une transmutation.
 
LE BATELEUR représente justement « l’initiative », et au moment où il comprend qu’il a une mission envers lui-même, et qu’il doit répondre à son destin, il accepte d’être confronter à son « double », qui l’invite à suivre les enseignements de la PAPESSE…
Il s’engage à traverser les mystères du « 2 », et comme Alice, l’aspirant initié est invité à traverser le Miroir…
 
Le Tarot est ni plus ni mois un miroir qui nous renvois une image de nous même, qui nous oblige à nous voir tel qu’on est !
LA PAPESSE nous invite à explorer avec minutie l’image que nous renvois ce fameux miroir! Elle sait que le Tarot est le meilleur moyen de guider l’initié dans son cheminement qui est d’abord et avant tout une révélation de nous-mêmes, à nous-mêmes !
Une rencontre avec nous même, qui nous pousse à évoluer sur le plan personnel, le plan spirituel et sur le plan astral…
 
Si l’arcane de L’EMPEREUR nous relie au concret, à la matière, au tangible… et si LE PAPE est l’arcane qui nous relie au Céleste, L’IMPÉRATRICE, quant à elle, nous relie au mystère de la « vie ».
 
L’IMPÉRATRICE représente aussi le don d’aimer.
L’IMPÉRATRICE ne demande pas qu’on « Comprenne » les choses, mais qu’on les expérimente, qu’on les vive, qu’on les ressente…
L’IMPÉRATRICE c’est apprendre à faire confiance à son instinct, à son destin, c’est aussi apprendre à prendre des risques…
C’est passer à l’action !
C’est apprendre à devenir sensible, et sensitif…
C’est apprendre à respecter la vie et à composer avec tout ce que cela comporte…
 
C’est aussi la séduction et la manifestation des désirs, qui sera le principe des Formes animées qui ne pourront se manifester dans la sphère temporelle qu’en recevant la Conscience animatrice du 2.
 
La réunion de la Forme à la Conscience se faisant suivant l’état d’évolution karmique de cette dernière.
Unification sans laquelle ni la Forme ni la Conscience ne pourraient se cristalliser, et resteraient en dissolution dans l’Océan infini du non manifesté, le Zéro.
 
Sur le plan planétaire Vénus sera la manifestation symbolique de ce pouvoir séducteur et attractif qui viendra attirer l’âme-de-vie dans la matière et le mâle vers la femelle, afin de permettre une fructification concrète.
 
Le Nombre Trois est aussi un feu destructeur, celui qui va décomposer l’enveloppe qui protège le germe pour lui permettre son développement dans sa terre matricielle.
 
Feu que nous retrouvons dans les passions amoureuses dévorantes, comme l’était la déesse Sekhmet à tête de lionne de l’ancienne Égypte et qui personnalisait le principe de la puissance ignée du Nombre Trois.
 
La couleur verte attribuée à Vénus sera aussi celle de la végétation dont la puissance du Nombre Trois est, au travers de l’arbre de vie, la fonction transformatrice par la métamorphose des formes.
 
Il est donc, par cette fonction, le Nombre de la Magie Sacrée celui des miracles de la Nature, Miracle de la Vie, qui parvient à unir le visible et l’invisible l’esprit et la matière, le haut et le bas, le subtil et l’épais, le fixe et le volatile.
 
Eliphas Levi au sujet du Nombre Trois écrivait :  « Le ternaire est le dogme universel »
 
Victor Marius propose ces correspondances :
 
En magie : 1 le principe, 2 la réalisation, 3 l’adaptation ;
En alchimie : 1 azoth, 2 incorporation, 3 transmutation :
En théologie : 1 Adam, 2 arbre de la Connaissance, 3 Rédemption
Dans l’âme humaine : 1 la pensée, 2 le savoir, 3 l’amour
Dans la famille : 1 l’enfant, 2 la grand-mère et 3 la mère
 
Le ternaire est le but et l’expression suprême de l’amour : on ne se cherche à deux que pour devenir trois. C’est le besoin d’aimer et d’être aimer…
C’est le besoins aussi de voir se concrétiser cet amour…
L’IMPÉRATRICE

Il y a trois mondes intelligibles qui correspondent les uns avec les autres par l’analogie hiérarchique :

 

Le monde naturel ou physique

Le monde spirituel ou religieux

Et le monde métaphysique, du divin

De ce principe résulte la hiérarchie des esprits divisés en trois ordres, et subdivisés dans ces trois ordres toujours par « ternaires ».

Toutes ces révélations sont des déductions logiques des premières notions mathématiques de l’être et du nombre.

L’unité, pour devenir active, doit se multiplier. Un principe indivisible, immobile et infécond, serait l’unité morte et incompréhensible.

Si Dieu n’était qu’un, il ne serait jamais créateur ni père.

S’il était deux, il y aurait antagonisme ou division dans l’infini, et ce serait le partage ou la mort de toute chose possible : il est donc trois pour créer de lui-même et à son image la multitude infinie des êtres et des nombres.

Ainsi, il est réellement unique en lui-même et triple dans notre conception, ce qui nous le fait voir aussi triple en lui-même et unique dans notre intelligence et dans notre amour.

Ceci est un mystère pour le croyant et une nécessité logique pour l’initié aux sciences absolues et réelles.

Je ne m’attarderai pas davantage sur les implications du Ternaire Divin (Un, Deux, Trois), sujet que j’ai développé déjà et nous y reviendrons souvent (considérant l’importance de ce ternaire dans l’apprentissage du Tarot).

Juste une précision qu’il convient de conserver à l’esprit, le Nombre 1, le Nombre 2, et le 3 ne peuvent se concevoir séparément ; la création ne se manifeste que polarisée et dans les limites de temps et d’espace d’une forme, ce Ternaire étant un principe, il est contingent et toujours invisible et constitue la fameuse et universelle Sainte Trinité. Trinité que définit si bien le Ta-Tô-King :

« Mes yeux s’écarquillent, et je ne le vois pas : il s’appelle l’Invisible. Mon ouïe est en alerte, et je ne l’entends pas : il s’appelle l’Inaudible.

Mes mains se tendent et ne rencontrent rien : il s’appelle l’Impalpable. Trois aspects indéfinis qui font l’unité. En haut il n’est pas lumineux, en bas il n’est pas obscur.

Son éternité défie même le temps. Il n’a pas de nom.

Il vient d’un monde où rien de sensible n’existe.

Car la lumière appelle l’obscurité et l’obscurité existe par la lumière.

Le Tao est une forme sans forme, une image sans image.

Il est l’Indéterminé.

Si l’on marche devant lui, on ne voit pas son principe.

Si l’on va derrière lui, il paraît sans fin.

En suivant l’antique voie, on maîtrise le présent.

Car le Tao est le fil qui guide l’homme à travers le temps. »

HERMÈS TRISMÉGISTE
L’IMPÉRATRICE

Hermès Trismégiste est un personnage mythique de l’Antiquité gréco-égyptienne, auquel ont été attribués un ensemble de textes appelés « Hermetica », dont les plus connus sont le « Corpus Hermeticum », recueil de traités mystico-philosophiques, et la « Table d’Émeraude ».

L’origine du surnom Trismégiste (trois fois très grand) est incertaine.

Il semble qu’il dérive de la répétition trois fois du superlatif « très grand » accolé en égyptien au nom du dieu Thot.

Selon une légende accréditée par l’astrologue arabe Albumasar vers 850 dans son « Introductorium Majus », il existe trois Hermès…

Le premier Hermès est petit-fils d’Adam (Thot), il a vécu en Égypte avant le déluge. C’est l’inventeur de l’écriture, de l’astronomie, de la lyre, de la culture de l’olivier…

Le deuxième Hermès a vécu après le déluge de Babylone, il connaissait la philosophie, la médecine et l’arithmétique, il fut le maître de Pythagore.

Le troisième Hermès a vécu en Égypte, il pratiquait la philosophie naturelle et la médecine et il a inventé l’alchimie.

Celui-ci « enseigna aux Égyptiens la navigation, les grues pour élever des pierres, les armes, les pompes à eau, les machines de guerre, la philosophie ».

Pour Roger Bacon qui traduit de l’arabe et commente le « Secretum Secretorum », qui comprend la Table d’émeraude, Hermès est dit Triple « parce qu’il a fait [la philosophie triple], à savoir naturelle, morale et métaphysique ; et l’alchimie rentre sous la philosophie naturelle ».

LES TROIS COULEURS PRIMAIRE
Principe de la “Trichromie”

L’IMPÉRATRICE

Cette figure schématise le principe fondamental de la synthèse trichrome soustractive

 

Au sujet des couleurs primaires, voyez l’article : “Tarot et Symbolisme des Couleurs”

 

LE NŒUD BORROMÉEN

 
L’IMPÉRATRICE

En mathématiques et plus précisément en théorie des nœuds, les anneaux borroméens constituent un entrelacs (en) de trois cercles (au sens topologique) qui ne peuvent être détachés les uns des autres même en les déformant, mais tel que la suppression de n’importe quel cercle libère les deux cercles restants.

Origine et représentations

L’IMPÉRATRICE

Anneaux borroméens utilisés comme symbole de la trinité chrétienne, image d’un manuscrit du XIIIe siècle.

La dénomination vient de l’utilisation qui en était faite dans les armoiries d’une famille italienne, les Borromeo.

On retrouve néanmoins des anneaux borroméens bien avant cela, comme par exemple dans l’art bouddhique afghan du deuxième siècle de l’ère chrétienne ou dans le symbole du Valknut en Scandinavie au VIIe siècle.

On peut également en voir de rares représentations dans la mythologie grecque.

Les anneaux borroméens ont été utilisés dans différents contextes pour symboliser la force et l’unité, notamment la religion et les arts.

Assimilés au triskell, ils sont aussi parfois représentés comme emblème de l’unité des chevaliers de la table ronde dans les légendes arthuriennes.

L’usage héraldique du Nœud Borroméen démontre son étroite connexion aux liens du sang.

La modernité reste fascinée par le nœud borroméen.

On a tenté – et réussi – d’en réaliser un modèle physique ou chimique.

L’IMPÉRATRICE

Mais nous connaissons un autre usage de ce nœud d’une allure plus relevée et qui serait mieux en harmonie avec les Consistances Lacaniennes.

(Lacan, 1974) :

Les propriétés topologiques du nœud borroméen ont permis à Lacan de conceptualiser différemment ce qu’il appelait en 1953 « Les trois registres essentiels de la réalité humaine, registres très distinct et qui s’appellent : le symbolique, l’imaginaire et le réel », mais tandis qu’en 1953 Lacan articulait ces trois ordres deux à deux tout au long du déroulement d’une cure analytique, le nœud va lui permettre de reprendre cette question en reliant les trois consistances ensembles et non plus par couple de façon linéaire mais aussi non hiérarchisés ; en somme le nœud permet à Lacan d’articuler ce qu’il avait autonomisé vingt ans plus tôt et qui ne se conçoit pas facilement parce que justement le réel échappe, « Le nœud borroméen permet de réaliser ce que notre pensée limitée par l’imaginaire résiste à concevoir », le nœud borroméen n’est donc pas du symbolique, il n’est pas non plus de l’imaginaire, un modèle, c’est une écriture, l’écriture de ce qui échappe à une représentation, bref, l’écriture d’un réel.

Le nœud permet donc le maniement de ce qui relève de l’impossible, autrement dit, avec la topologie le maniement logique du réel devient chose possible parce que « seule l’écriture mathématique permet d’évider le sens, d’éliminer l’imaginaire et permet donc d’arracher un petit bout de réel ».

Enfin, cette écriture va aussi permettre à Lacan de formaliser la question du symptôme, non plus du coté du symbolique mais du réel.

 

ALCHIMIE DU “3 en 1”

 
L’IMPÉRATRICE

Percer le secret de la matière n’est pas chose facile, et si ténu est le fil d’Ariane dans les méandres du grand dédale alchimique, que rares sont les élus parvenant à le découvrir, pour protéger leurs travaux et leur vie, les “philosophes de nature” utilisèrent une langue cryptée extrêmement obscure.

Le fabuleux secret est si précieux qu’il doit être à tout prix dissimulé des yeux néophytes et, s’il est parfois nécessaire pour les initiés de s’en entretenir, ce ne sera qu’au travers d’énigmatiques images, allégories, discours métaphysiques et propos équivoques destinés à brouiller les pistes.

Prenons, par exemple, les l’allégories des trois éléments fondamentaux de l’alchimie : le “soufre” désignera l’élément masculin, fixe et actif. Le “mercure” sera l’aspect féminin, volatil et passif.

Enfin le troisième: le “sel” ou “arsenic”, qui sera le liant ou lien relationnel ou encore le fruit des deux précédents. Notons aussi que “sel” vient, en alchimie, du mot “sceller”: fermer, mais aussi signer…

 

LES TROIS PRINCIPES

La Lumière.

Soufre, Mercure et Sel.

L’Azoth des Sages.

Le Binaire et sa conciliation.

L’IMPÉRATRICE

L’Hermétisme fait remonter l’origine première de toutes choses à une radiation qui part simultanément de partout : c’est la Lumière infinie, l’Aôr Ensoph des Kabbalistes ( Les théories alchimiques ont été résumées avec une clarté remarquable en 1864, par 1e Dr Ch.de Vauréal dans son Essai sur histoire des Ferments, thèse de doctorat qui fit alors sensation au sein de la Faculté de Médecine de Paris).

Cette Lumière créatrice émane d’un centre qui n’est localisé nulle part, mais que chaque être retrouve en lui-même.

Envisagé dans son unité omniprésente, ce Centre est la source de toute existence, de toute pensée et de toute vie.

Il se manifeste dans les êtres comme le foyer de leur énergie expansive, laquelle semble se rapporter à un feu interne, qui serait entretenu par ce que les alchimistes appellent leur SOUFRE.

Or, l’ardeur centrale résulte pour chaque être d’une réfraction en lui de la lumière ambiante, craquelle est avide de pénétrer les corps et représente les influences qui s’exercent sur eux de l’extérieur.

Ainsi la Lumière-Principe se manifeste par rapport aux êtres sous deux aspects opposés : elle converge vers leur centre sous le nom de MERCURE, puis elle rayonne de ce foyer radical à titre d’émanation sulfureuse.

Le Mercure fait donc allusion à ce qui entre et le Soufre à ce qui sort ; mais entrée et sortie supposent un contenant stable, lequel correspond ce qui reste, autrement dit au SEL.

Tout ce qui est relativement fixe résulte d’un équilibre réalisé entre l’expansion sulfureuse et la compression mercurielle.

Le Sel est une condensation lumineuse produite par l’interférence de deux rayonnements contraires ; c’est le réceptacle en qui s’infiltre l’esprit mercuriel pour y exciter l’ardeur sulfureuse.

En tout ce qui peut se concevoir comme existant on distingue de toute nécessité Soufre, Mercure et Sel ; car on ne saurait rien imaginer qui n’eût sa substance propre (Sel ), soumise simultanément à des influences internes (Soufre) et externes (Mercure).

Considéré dans son universalité, comme l’éther partout répandu qui pénètre toutes choses, le Mercure prend le nom d’Azoth des Sages.

C’est alors le souffle divin (Rouach Elohim) que la Genèse nous montre se mouvant sur le dessus des eaux, lesquelles sont représentées par le Sel .

Originairement tout réside dans l’Azoth ; mais par l’opération de l’Esprit divin le Verbe s’incarne au sein d’une Vierge immaculée, qui donne naissance au Rédempteur.

Celui-ci n’est autre que le Vouloir particulier harmonisé avec la Volonté générale ; c’est le Soufre allié au Mercure dans un Sel parfaitement purifié.

Cette alliance permet à l’individualité de conquérir la plénitude de l’être, de la vie et de la pensée ; car les individus n’existent, ne vivent et ne pensent que dans la mesure où ils parviennent à s’assimiler l’être la vie et la pensée de la collectivité dont ils font partie.

Nous ne sommes rien par nous-même : tout provient du grand Tout.

L’homme doit donc chercher à s’unir étroitement à la source permanente de toutes choses.

Mais l’intimité d’une semblable union dépend du degré de pureté auquel est porté le Sel.

La prédominance du Soufre exalte l’initiative individuelle et se traduit par des qualités viriles énergie, ardeur, courage, audace, fierté, goût du commandement.

Elle pousse à créer, à inventer ; elle incite au mouvement, à l’action, et porte à donner plutôt qu’à recevoir ; aussi l’homme se base-t-il moins que la femme sur la foi réceptive : il préfère élaborer ses propres idées plutôt que de s’assimiler celles d’autrui.

Le Mercure développe au contraire les vertus féminines : douceur, calme, timidité, prudence, modestie, résignation, obéissance.

Il ne rend pas inventif, mais il donne la faculté de comprendre, de deviner et de sentir avec délicatesse ; de plus il fait aimer le repos, surtout celui de l’esprit ; absorbé dans la rêverie et le vagabondage de l’imagination.

Quant au Sel, il engendre l’équilibre, la pondération, la stabilité ; c’est le milieu conciliateur qu’on a pris à juste titre comme le symbole clé la sagesse.

Tous les corps, selon cette tradition, sont composés d’un soufre (principe physique) et d’un mercure (principe spirituel), en diverses proportions;

L’opération alchimique du Grand Œuvre connaît de nombreuses et difficiles étapes pour séparer le soufre du mercure depuis la materia prima.

Si l’on réduit totalement le soufre en en ôtant son mercure, bref si l’on retire toute vie de la matière, on obtient un sel, plus bas stade de l’expression physique.

On comprend par là que le soufre est aussi composé d’un peu de mercure.

Le mercure lui aussi doit être compris dans un sens essentiel, symbolisant le receptacle du feu divin, qui est aussi l’intelligence divine (spiritus), le principe de vie ou l’Énergie universelle (prâna, Ka, Ki, etc.).

Le Sel n’est pas issu d’un Soufre auquel on aurait “retiré” son Mercure !

Toute chose, quel que soit son règne – animal, végétal minéral ou métallique – contient un Principe Soufre, un Principe Mercure et un Principe Sel .

– Le Principe Soufre peut être considéré comme “l’Âme”,

– le Principe Mercure comme “l’Esprit”

– et le Principe Sel comme la Matière,le corps,

l’aspect le plus physique. Ces Principes, dans la manifestation, ont comme support une forme : dans le monde végétal, par exemple, le Principe Soufre se manifeste sous forme d’un corps gras, qui est l’huile essentielle de la plante ;

le Mercure se manifeste lors de la fermentation (“putréfaction” en langage alchimique) et est représenté par l’alcool (l’alcool provenant de la vigne est appelé “l’Esprit de vin”) ; le support du Principe Sel est représenté par les sels minéraux, solubles et insolubles, de la plante.

Le Mercure est le lien qui permet de relier le Soufre au Sel.

L’alchimie se propose d’effectuer une séparation la plus parfaite possible des trois Principes (par l’intermédiaire de leurs supports respectifs), d’effectuer sur chacun des supports une purification absolue.

L’IMPÉRATRICE

Puis la réunion des supports purifiés – et qui ainsi ont pu “fixer” les Principes – conduit soit à l’Elixir, soit à la Pierre lesquels constituent l’achèvement de l’œuvre sous sa forme liquide ou solide.

Le Mercure (alcool) va extraire le Soufre (par macération) ; on obtient ainsi une teinture.

Une filtration permet de séparer la teinture (mélange Soufre-Mercure) des Sels. Si l’on distille la teinture on sépare le Soufre (qui se présente comme un miel gras) du Mercure qui passe à la distillation.

Ce Mercure est l’essence de la plante; il est marqué car il a la mémoire de l’âme de la plante qu’il a extraite sous forme de Soufre.

Le Sel qui est isolé par le filtrage de la macération est réduit en cendres par une carbonisation afin qu’il ne contienne plus de particules de carbones (organiques) mais seulement des éléments minéraux (il est alors appelé “sel fixe”).

Par lessivages et filtrages répétés de ces cendres, on sépare les Sels solubles des sels insolubles (“Caput mortem“) de la plante.

Les trois supports peuvent alors être travaillés séparément par des “Solve-Coagula” (dissolutions-évaporations), par des distillations successives et par des carbonisations (au four), ces opérations ayant pour but à la fois d’éliminer les impuretés et de “fixer” progressivement les Principes Soufre et Mercure sur le Sel totalement purifié.

Il est à remarquer que c’est le Sel, partie la plus matière, la plus physique de la Matière Première, qui va servir de support matériel à l’Âme et à l’Esprit, comme le corps, s’il se purifie, va progressivement pouvoir s’ouvrir aux Principes divins.

AUTRES REPRÉSENTATION DU TRINÔMES

On retrouve la représentation du Trinôme” sous diverses formes, et ce symbole sera un symbole majeur dans le domaine des armoiries et blasons…

L’IMPÉRATRICE

3 poissons (ou 3 vipères) entrelacés afin de former le triquerta, est un des plus anciens symboles des initiés…

L’IMPÉRATRICE

Comme on le sait le terme “Triskel” signifie ‘Trois Jambes”. Ici le symbole de mouvement est clair…

Les trois énergies qui font avancer les individus, mais aussi les trois forces cosmiques qui a pensé, crée et fait se mouvoir les mondes…

On suppose encore que les trois jambes courant l’une après l’autre symbolisent probablement la rotation du Soleil, ou du firmament. 

La plupart du temps, on explique que le Triskel est un symbole d’alliance entre trois individus ou trois nations.

L’IMPÉRATRICE

Drapeau de l’île de Man

Le symbole de la Fleur de Lys est bien évidemment une autre représentation stylisée du “trinôme”, et de l’alliance des trois pouvoirs dans un seul Logos.

Un autre des symboles les plus utilisé par les initiés est sans aucun le “trident”

 

L’IMPÉRATRICE

Un des ouvrages les plus important de l’ésotérisme Rosicruciens est indubitablement “Les Noces Alchimiques” de Christian Rosenkreutz; duquel la couverture du livre fut illustrée par un trident.

Il existe encore de nombreuse représentation du Trinôme apparentées à l’idée du Logos…  à partir de cette trinité unitaire, l’on obtient souvent des figures qui expriment les multiples de 3 (6, 9, 12, 16, etc…).

Le plus souvent on verra des composition qui expriment le chiffre “9” comme c,est la cas pour le fameux “Valknutr” de la mythologie nordique.

L’IMPÉRATRICE
Valknutr

Ce symbole est associé à Odin.

Odin est le dieu en chef de la mythologie nordique.

Il accueille les âmes d’une partie des guerriers morts au combat.

Il est aussi le dieu de la sagesse et de l’inspiration poétique, de la rage, de la ruse et de la victoire.

Son trône, Hlidskjalf, lui permet de voir tout ce qui existe dans les neufs mondes.

Un ornement représentant trois triangles entrelacés appelé “le Cœur d’Hrungnir” ou “Nœud des Occis” aurait été trouvé sur les pierres de Gotie. chaque triangle du Valknutr représente un niveau de l’univers et chaque coin d’un triangle représente un des mondes (3 triangles x 3 coins = 9 mondes).

 

L’UNITÉ DE PLUSIEURS

L’IMPÉRATRICE

L’union et l’existence des trois cercles, la distinction du Symbolique, de l’Imaginaire et du Réel et leur triple alliance prennent leur nécessité des divisions et unifications que nous établissons entre les objets et en nous même.

Ce double mouvement, en s’échangeant et se communiquant, se porte à la puissance de l’abstrait et du langage. Le principe de division et de séparation est limité par la recherche d’unités permanentes localisées.

Ainsi construisons-nous des objets et des mots.

La construction d’un objet-subjectif, à savoir l’autre (aussi bien que le moi), passe par le miroir et l’identification imaginaire.

En foi de quoi nous parlons en première personne, entre nous…

Cette construction d’un sujet conscient sera notre première question en regard du collectif : ces individus qui se rencontrent et se rassemblent forment-ils ainsi un nouvel être subjectif capable de parler en première personne du pluriel ?

3 SEPTÉNAIRES

Dans le domaine du Mysticisme et de l’Ésotérisme, le “Septénaire” est le nom d’une des doctrines de la base de la Théosophie moderne d’Helena Blavatsky, selon laquelle l’être humain posséderait « sept corps » – l’organisme physique, et six autres, invisibles : les corps subtiles, dont le corps éthérique, le corps astral, etc…

La physiologie subtile, outre les corps subtils (“corps astral”, etc.), admet des organes subtils (aura, chakra, etc.).

L’IMPÉRATRICE

Les Arcanes majeures sont numérotées de 1 à 21.

Pour comprendre la symbolique du Tarot, on le divise en 3 ” septenaires” ( 3×7 = 21)

Le premier septénaire est lié à la première partie de la vie.

Il démarre à la naissance et prend fin au tout début de l’age adulte.

Il s’agit du BATELEUR,(1) première lame du Tarot qui correspond à l’enfant qui naît au monde avec tout son potentiel non encore exploité; qui par le biais des images parentales correspondant à L’IMPÉRATRICE (3) et à L’EMPEREUR (4) symbolisant la conception et la concrétisation, va recevoir une éducation, et, par celles de la PAPESSE(2) et du PAPE(5)correspondant à la transmission du savoir, va recevoir l’enseignement extérieur qui lui permettra au fur et à mesure qu’il grandira de se défaire de sa dualité ( ce qui le retient à ses parents), pour décider et choisir sa voie, représentée par L’AMOUREUX (6) qui symboliquement désigne le choix, face à deux alternatives et ainsi, partir et prendre sa route, symbolisée par le CHARIOT (7)qui représente la victoire sur le doute.

Avec le second septenaire, nous entrons alors dans la vie pratique ou il est indispensable d’affronter l’autorité, la société et ses lois qui sont représentées par la JUSTICE (8) qui est équité, afin de devenir mature et adulte avec L’HERMITE (9) qui symboliquement représente le temps et tout ce qu’il contient.

Puis la vie, avec ses hauts et ses bas, ses cycles sans fin que nous montre la ROUE DE FORTUNE (10), qui représente le mouvement incessant de la vie, apporte à l’individu peu à peu, maîtrise et courage avec la FORCE (11) qui représente les énergies intérieures, en vue d’affronter les épreuves inhérentes à chacun, pour lui apprendre à renoncer ( c’est à dire à se détacher) par le biais du PENDU (12) qui symboliquement représente l’abandon mystique et le sacrifice librement consenti, car il faut immanquablement se séparer, couper, trancher et souffrir avec celle que l’on appelle L’ARCANE SANS NOM.

(13) on l’appelle ainsi car elle représente la mort, c’est à dire ce qui est innommable…

Mais il nous faut toujours garder confiance et croire en son Ange gardien, représenté par LA TEMPÉRANCE (14)

Enfin, dans le troisième septénaire, l’homme, face à ses pulsions et ses désirs qui sont représentés par LE DIABLE(15) symbolisant le pouvoir et la tentation, se soumet à toutes les tentations auxquelles il devra succomber avec LA MAISON DIEU (16) qui symboliquement représente l’orgueil.

Cependant, pour chaque être? quel que soit son sort, brille une lumière, représentée par L’ETOILE (17) qui le garde et le protège dans sa nuit, et c’est dans son inconscient personnel représenté par LA LUNE (18) que se cachent les ingrédients utilisés par la conscience LE SOLEIL (19) pour comprendre et continuer sa route.

Ainsi ressourcé et revivifié par ;E JUGEMENT (20) qui représente le renouveau, l’être poursuit son aventure et s’approche du soi qui est l’aboutissement de toute vie et est représentée par LE MONDE (21) qui symboliquement représente l’accomplissement parfait!

LE MAT(22) lame qui ne porte pas de numéro parce qu’il représente l’insondable mystère d’ou l’on vient et l’insondable mystère ou l’on retourne à notre mort physique.

on voit donc que dans toute vie il y a 3 phases…

La première de préparation et d’études

la seconde d’application c’est à dire de mise en oeuvre.

la troisième, d’épanouissement et d’accomplissement

c’est en ce sens que le Tarot représente le chemin de l’humanité et le chemin de chacun, car nous ne pouvons faire autrement que passer tous par ces étapes.

L’IMPÉRATRICE

Ce nombre réunit les principes de l’homme, 700, les plans cosmiques, 70, et leur image dans l’Archétype, 7, selon R. Allendy. C’est l’organisation universelle, 7 + 7 + 7 = 21, l’évolution générale.

Représente la perfection céleste, 7, sur les 3 plans de la manifestation: matière, astral (mental ou âme) et esprit.

C’est le chiffre du travail sacré des fils de Dieu pour l’instauration du Royaume de Dieu sur la Terre, principalement pour la période du septième millénaire après Adam où il est dit que Satan sera enchaîné pour mille ans.

Ésotériquement, 777 signifie que les esprits vierges (ceux auxquels Dieu donna la vie avec mission de s’élever ensuite vers le Créateur, jusqu’à s’absorber à nouveau en Lui) connaîtront 777 incarnations au cours des sept révolutions que la vague de vie accomplit autour des sept globes des sept périodes mondiales.

Le symbolisme de ce nombre est donc celui de l’ascension de l’âme à travers le corps physique.

Selon la tradition des maîtres himalayens, 777 est le nombre de l’homme céleste et symbolise la transmutation qui s’opère au moment où l’homme devient conscient de la nécessité de parcourir le sentier de l’initiation, et qu’il perçoit, même d’une façon élémentaire, que le but est en Dieu.

Il est question, dans la doctrine secrète de H.-P. Blavatsky, de résoudre “le problème des 777 incarnations”.

Si sept est le nombre des cycles et des nombres divins, en lui réside aussi le secret des 777 incarnations de l’homme qu’il faut se garder d’interpréter comme étant la totalité des incarnations de l’homme sur terre, mais qu’il faut plutôt rapporter à ce que l’humanité doit un jour réaliser.

Le document “Le Sanctum Céleste” de l’ordre de la Rose Croix A.M.O.R.C., s’intitule aussi le “Liber 777”.

 

L’IMPÉRATRICE

Aleister Crowley publia aussi son Liber 777 qui révèle, entre autre, les clés interprétatives du Tarot selon la cosmogonie de la Golden Dawn.

LE 3 VERSUS « L’UNITÉ »

L’IMPÉRATRICE

L’Unité nécessaire et fondamentale des choses (arcane 1) s’impose à notre esprit sans se rendre intelligible.

Nous ne pouvons nous représenter ce qui est illimité, infini, indéterminé, si ce n’est en évoquant l’image d’une nuit aux insondables profondeurs, domaine d’Isis, la déesse du Mystère, dont la Papesse (arcane 2) est la grande prêtresse.

Mais notre pensée s’efforce en vain de plonger dans l’Abîme sans fond des cosmogonies (Apsou des Chaldéens) ; elle n’y perçoit qu’un chaos mental devant lequel nous restons effarés, saisis de terreur religieuse et condamnés au mutisme. Pour tirer notre esprit de la confusion, il lui faut l’aide de L’IMPÉRATRICE et du Tarot (Le Logos = 3) (Les 7 ternaires = 21). 321 nombre premier de la monade.

Cette souveraine IMPÉRATRICE resplendissante de clarté figure l’Intelligence créatrice, mère des formes, des images et des idées.

Pour certains c’est la Vénus, Aphrodite, Isis, sinon c’est la Vierge immaculée des chrétiens, en qui les Grecs auraient reconnu leur Vénus-Uranie née radieuse des sombres flots de l’Océan chaotique.

Pour certains c’est Déméter/Cérès, la “Dea Mater”.

Pour d’autres, elle représente la Reine du ciel, elle plane dans les plus sublimes hauteurs de l’idéalité, au-dessus de toute contingence objective, comme l’indique le pied qu’elle pose sur un croissant…

On remarque que L’IMPÉRATRICE est invariablement associée à l’eau au vent et à la mer, ensuite on la rattache à la terre, à la nature et à la vie…..

Ensuite, on la place au milieu des astres en tant que Reine des Cieux…

Cette énigmatique IMPÉRATRICE semble avoir 3 aspects, comme 3 visages et 3 demeures…

Ce qui fait le lien entre ces 3 aspects complémentaires c’est LA LUNE qui est associé à Isis, comme à Déméter et à la Reine des Cieux…

Ces déités chacune à leur manière affirment la domination sur le monde sublunaire où tout n’est que mobilité, perpétuel changement et transformation incessante.

Par contraste avec ce domaine inférieur sur lequel LA LUNE (arcane 18) ne répand qu’une clarté indécise et fallacieuse, la sphère de L’IMPÉRATRICE correspond aux Eaux supérieures, océan lumineux où réside la suprême Sagesse.

Tout y est immuable, puisque nécessairement parfait : c’est la région de l’archétype, c’est-à-dire des formes idéales ou des idées pures selon lesquelles tout se crée.

LA LUNE représente le floue, car cet arcane est le marécage où se sont formés les idées…

C’est une autre des raisons pourquoi ces deux arcanes restent intimement liés.

Le lien énigmatique qui existe entre LA LUNE et L’IMPÉRATRICE démontre déjà que c’est une erreur d’associé L’IMPÉRATRICE à la figure de la Reine du Ciel qui est « Nout ».

LES DIVERSES VERSIONS DE L’IMPÉRATRICE

L’IMPÉRATRICE

Effectivement, l’occultiste Oswald Wirth a illustrée L’IMPÉRATRICE sous les traits de la Reine des Cieux…  mais tout en conservant l’idée qu’elle doit être identifiée à la Vierge…

Sinon plus précisément, à la constellation de la Vierge.

Malheureusement, selon moi, Wirth associe erronément L’Isis Céleste (Nout) à L’IMPÉRATRICE qui est nulle autre qu’Isis-Héra.

À cet effet, les ouvrages de Wirth on beaucoup contribué à faire de L’IMPÉRATRICE une souveraine au niveau du domaine astral plutôt que du domaine terrestre…

Pour cette raison, il entoure le visage de son impératrice d’une série de huit étoiles, adjoint des ailes à l’effigie et lui fait reposer son pied sur un croissant de lune ; autant de détails qui ne se trouvent pas dans les tarots traditionnels.

Cela accentue sans doute le rôle de « médiatrice » de L’IMPÉRATRICE entre le céleste et le terrestre, le divin et l’humain…

Pour exprimer l’immuabilité des choses soustraites à toute altération, L’IMPÉRATRICE proposée par Wirth se montre exactement de face, dans une attitude empreinte d’une certaine rigidité hiératique.

Une sérénité souriante n’en anime pas moins son visage qu’encadre gracieusement une souple chevelure blonde ; une couronne légère semble à peine peser sur sa tête, autour de laquelle gravitent douze étoiles, dont neuf sont visibles.

Ces chiffres rappellent le zodiaque, cadran céleste sur lequel se règlent les productions naturelles d’ici-bas, et la période gestative imposée à la génération.

L’IMPÉRATRICE

De même que la Vierge zodiacale, L’IMPÉRATRICE est ailée, mais ses attributs, ici, ne sont ni l’épi de blé des moissons terrestres, ni le rameau d’olivier exhortant les hommes à la paix.

La Reine du Ciel tient le sceptre d’une irrésistible et universelle domination, car l’idéal s’impose, l’idée commande et les types déterminent toute production.

Comme blason, elle porte de pourpre à une aigle d’argent, emblème de l’âme sublimée au sein de la spiritualité ; quant au lys qui s’épanouit à gauche de L’IMPÉRATRICE, il symbolise le charme exercé par la pureté, la douceur et la beauté.

Encore une fois, l’arcane de L’IMPÉRATRICE nous exprime le Logos du Trinôme Divin, les 3 angles de la vie, les Trois voies…

Du reste, faisons une lecture de la Bible tirée de l’Apocalypse de Jean, Nouveau Testament (Ed. Gallimard). C’est le seul texte authentique.

Tandis que je lis, regardez votre lame de L’IMPÉRATRICE, celle proposée par Wirth.

Ch. XII de l’Apocalypse — « Et on a vu un grand signe dans le ciel, une femme vêtue de soleil avec la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête.

Elle est enceinte, elle crie dans les douleurs de tourment d’enfanter…

Quand le dragon a vu qu’il était jeté sur la terre, il a poursuivi la jeune femme qui avait enfanté le mâle, et les deux ailes du grand aigle lui ont été données pour s’envoler au désert, à cent lieues, là où elle a été nourrie ».

Il est évident que Stanislas de Guaïta, quand il a conçu de L’IMPÉRATRICE, s’est référé à ce passage de l’Apocalypse.

C’est la description presque exacte de la lame : les deux ailes de l’aigle, l’auréole de soleil, les douze étoiles et le pied sur une lune.

Vous avez remarqué que la lune est renversée, ce n’est pas par hasard, évidemment…

Pour de Guaïta, le Ternaire, le nombre 3, est très important.

On l’a vu, c’est la Parole, la plénitude, la fécondité, la nature, la génération des trois mondes.

L’Arcane 3 de la Kabbale est cette femme vêtue de soleil qui a la Lune à ses pieds et est couronnée de douze étoiles.

Pour de Guaïta, comme pour Wirth, le symbole de la Reine du Ciel est L’IMPÉRATRICE. Et ils la définissent comme étant une mystérieuse femme couronnée, assise avec le sceptre de pouvoir au bout duquel apparaît le globe du monde.

Pour de Guaïta, l’Arcane 3 représente la Mère divine qui est la Mère particulière de chacun de nous. Elle est la Mère de notre Être qui doit piétiner la Lune, l’Ego lunaire, pour que resplendissent sur sa tête les douze étoiles…

Dans la conception des ésotéristes, kabbalistes, pour créer, il faut les trois forces primaires qui viennent d’en haut, du Père, et qui existent dans toute la création : la Force positive, la Force négative et la Force neutre.

L’homme est l’Arcane 1 du Tarot, la force positive, et la femme est l’Arcane 2, la force négative.

Et l’âme christifié est le résultat de l’union sexuelle des deux, qui est l’arcane 3.

Pour les gnostiques il s’agit de la Magie sexuelle.

L’Arcane 3 symbolise alors la transmutation sexuelle du couple divin dans le Grand Œuvre du Père.

L’IMPÉRATRICE

De toujours, L’IMPÉRATRICE a été associée à des divinité féminine associée à la Vie, à l’Amour, à la Fertilité, à la générosité et l’abondance…

Ce n’est qu’à partir du XIXe siècle que la confusion s’est amplifé au sujet de cet arcane…

Comme pour ce qui concerne les correspondances astrologiques, les grands ésotéristes ne sont jamais arrivés à se mettre d’accord…

Il faut dire aussi qu’il y en a certains qui pour cause d’allégeance avec des groupes d’occultistes, ont refusé de concéder devant l’évidence…

Très certainement la Lame de L’IMPÉRATRICE peut être associée à “Isis la Multiple”, la déesse au mille noms… ce qui ne fait qu’ajouter à la confusion.

Les anciens Tarot nous indique que LA PAPESSE était jadis identifiée à Junon!! À cet effet, LA PAPESSE serait donc nulle autre que la déesse Héra, fille de Rhé et Chronos…

Cela constitue une des plus importante énigme du Tarot…

En vérité, Héra est, sans équivoque, L’IMPÉRATRICE!!!  

Et le nom originaire de l’arcane de LA PAPESSE était  “JANUS”.

L’IMPÉRATRICE
Janus

L’Énigme de l’arcane est une question de code, et ici il faut dire LA PAPESSE JANUS

Quant à L’IMPÉRATRICE elle est l’Isis-Héra-Junon, coiffée d’une cité, Isis incarnée, Isis née de l’écumes des eaux, c’est l’Isis dite : “soeur, mère et épouse”

Pour les ésotéristes modernes, LA PAPESSE est l’Isis coiffé du disque lunaire d’Hator…

Serait-ce alors “Io”?

Quant à l’Isis Céleste, “Nout”, doit être associée à l’arcane de L’ÉTOILE

Toutes ces questions concernant les correspondances sont devenues une réelle aria depuis que certains s’entête à rattacher les arcanes du Tarot au prétendu Livre de Thot, duquel de prétendus maîtres disent connaître les “véritables secrets”…

Cette obsession au sujet de la cosmogonie de l’Antique et Mystique Égypte a sans doute beaucoup à voir avec le mouvement Rose-Croix, qui rattache beaucoup de symboles égyptiens à son ésotérisme.

Même chose pour la plupart des groupes gnostiques…

De fait, il existe plusieurs versions moderne du Tarot s’inspirant du mysticisme de l’Égypte antique.

 

L’IMPÉRATRICE
L’IMPÉRATRICE
L’IMPÉRATRICE

Il faut dire que dès ses origines le Tarot a eu la réputation d’être d’origine égyptienne, et comme l’on sait c’est l’égyptologue  français Antoine Court de Gebelin, adepte de la franc-maçonnerie, qui est à l’origine cette rumeur…

Gebelin déclara que les tarots formaient les pièces maîtresses de la sagesse égyptienne, tirées du mythique et mystique “Livre de Thot”.

Plus tard, son compatriote Eliphas Levi affirma que les symboles des tarots étaient typiques de la Cabale, les croyances occultes juives.

Les kabbalistes moderne, quant à eux, s’appliquerons à fusionner les deux ensemble, c’est à dire ; la cosmogonie égyptienne et la cabale juive…

L’IMPÉRATRICE

Pour la conception de son Tarot, Falconnier conserve les étoiles et la lune en suivant une description inspirée plutôt par l’Égyptologie et les ouvrages ésotériques de Jean-Baptiste Pitois.

L’IMPÉRATRICE

C’est à Paul Christian (Jean-Baptiste Pitois, 1811-1877) que nous devons l’emploi des termes lames et arcanes, devenus classiques dans la littérature ésotérique pour désigner les cartes de tarot.

C’est en effet à partir de 1863, que les occultistes divisent les cartes en deux groupes en utilisant le terme « arcane », un terme pris chez Paracelse, pour désigner les lames.

Il semble également qu’il faille attribuer la paternité du Tarot Belline à ce Jean-Baptiste Pitois!

Pitois publiera plusieurs ouvrages (sous divers pseudonymes) concernant l’ésotérisme et le Tarot, entre autre « L’Homme Rouge des Tuileries », un ouvrage qui semble avoir influencé bon nombre de « tarologues » de l’époque.

Pour la première fois dans cet ouvrage est employé le terme « Arcane » et les 78 cartes y sont précisément décrites par le biais de symboles égyptiens, description que l’on retrouvera dans son Histoire de la Magie.

Quant au Tarot de Falconier en tant que tel, il se veut un authentique “Livre de Thot, et il inspirera plusieurs autres jeux de Tarots modernes cherchant à aller dans le même sens…

Des sectes rattachées au groupe gnostique fondé par Samaël Aun Weor ont réalisé un Tarot d’inspiration égyptienne, (originairement créée par l’artiste Mikis Zêdka), et encore une fois ce Tarot se veut pour être l'”authentique Livre de Thot”.

L’IMPÉRATRICE

Le Tarot de la Golden Dawn ramène enfin l’image de L’IMPÉRATRICE à la figure d’une humble souveraine, sans doute inspiré d’Héra-Isis.

Le seul symbole de l’ancienne Égypte : elle conserve le symbole de l’ankh.

L’IMPÉRATRICE

Le Tarot de la Golden Dawn place cette IMPÉRATRICE devant un rideau vert, qui d’une manière peut représenter le « voile d’Isis ».

Ce rideau symbolise la magie Verte, le voile qui cachent les mystères de l’univers infini…

La Golden Dawn remet L’IMPÉRATRICE au centre des forces de la Nature, et de la Vie… Elle a perdu ses attributs célestes.

 

L’IMPÉRATRICE

Sur le Tarot Rider/Waite, la figure de L’IMPÉRATRICE se trouve placée en pleine nature et ce Tarot revient à l’idée de la grande déesse de l’Antiquité avec les attributs de Cérès (ou Démeter) représentant la fertilité de la vie ; déesse que l’on trouve figurée assise sur un trône, couronnée d’épis de blé et tenant un sceptre dans sa main.

L’IMPÉRATRICE

On remarque aussi, avec une certaine surprise, que la tradition d’Etteilla, montre justement la nature dans son épanouissement. Pour Etteilla, l’arcane “3” est celle des “Plantes”…

Signe que cette iconographie, apparemment gratuite, répond parfois à des considérations fondées.

LIENS AVEC VÉNUS

L’IMPÉRATRICE

Si L’IMPÉRATRICE est associée à la Lune, elle est aussi très souvent associée à Vénus…

D’abord, Vénus est le surnom romain d’Isis, Ishtar, Aphrodite…

Ensuite, Vénus est considérée comme la Déesse de l’Amour, de la Beauté et aussi de la Fertilité…

Cela explique certaines confusions…

Mais, du point de vue de la cosmogonie du Tarot, Vénus-Ishtar serait plutôt l’arcane 17, donc, de L’ÉTOILE, qui chez les Égyptiens est identifiée à Nout, l’Isis Céleste.

(les représentation de L’IMPÉRATRICE auréolée d’Étoile, en tant que Reine des Cieux serait erronée).

 

L’IMPÉRATRICE
Le Tarot Junguien de Robert Wang
 

Il faut donc plus exactement associé L’IMPÉRATRICE à la Vénus-Uranie connue des initiées de l’antiquité. C’est bien elle ! Cette Vénus née de l’écume des eaux!

Cette Vénus est bien celle qui comme Freyja, la déesse Celte, s’est incarnée sur Terre, grâces aux vents et à l’eau… 3 éléments réunis (terre, air, eau) afin de réaliser le miracle de l’incarnation de la Déesse.

LE LIENS AVEC LA TERRE
L’IMPÉRATRICE

Cela dit, L’IMPÉRATRICE représente nécessairement la Grande Déesse « Déméter », la Terre-Mère, la Dea Mater gouvernant les cycles de la nature, réglant les saisons et les lois de l’astral.

C’est la mère des enfants mais aussi la mère et gardienne de tout ce qui pousse sur la planète.

Généreuse elle l’est en apprenant aux femmes à moudre le grain et cuire le pain pour les familles.

Représente la femme actuelle prenant soin d’elle , son apparence, ses devoirs entre la nature et les femmes dans les plaisirs qu’elle prendra à mettre sa nature dans la patience à créer et mettre en mouvement les sensibilités féminines du corps très soigné de son apparence et propre respect d’intimité personnelle.

Sage ?

Elle l’est sans être intellectuelle telle la Papesse.

Elles se complètent, l’une femme “jeune” l’autre “d’âge mûre”.

CYBÈLE
L’IMPÉRATRICE

Divinité de Phrygie, Cybèle est sans doute la plus grande déesse du Proche-Orient ancien, dont le culte a été importé en Grèce et surtout à Rome, elle personnifie sous différents noms (Mère des dieux, Grande Déesse) la puissance végétative et sauvage de la nature.

Aussi est-elle placée au nombre des divinités de la Fertilité, et elle partage avec Jupiter, dans la religion romaine le pouvoir souverain sur la reproduction des plantes, des animaux, des dieux et des hommes.

On ne lui connaît pas de légende, sauf celle qui relate ses amours avec Attis et qui est l’origine ou la transposition des mystères orgiaques et orphiques de la résurrection.

Parfois représentée sur un char traîné par des lions, symbole du pouvoir, elle tient une clef qui ouvre la porte de la Terre où sont enfermés toutes les richesses, et les secrets… sa tête (du moins dans l’iconographie romaine), soutient des petites tours qui représentent les villes qu’elle protège.

(c’est la même coiffe royale que porte aussi Isis).

 

ISIS-HÉRA-JUNON
L’IMPÉRATRICE

Fille de Cronos et de Rhéa, Héra (Ηρα) était la reine du ciel et de l’Olympe. Épouse et sœur aînée (selon Homère) de Zeus, elle partageait avec lui la souveraineté sur le ciel et la terre.

Notons que la similitude avec Isis sœur et épouse d’Osiris est évidente.

Héra était primitivement la souveraine du ciel, la vierge céleste (d’où son surnom de Parthénia), tout à fait indépendante de Zeus.

Son mariage avec celui-ci fut imaginé plus tard, pour expliquer la fusion de deux cultes d’abord distincts.

Elle fut identifiée de bonne heure à Junon par les Romains. Junon, avant d’être hellénisée, personnifiait la lumière céleste chez les Latins, Sabins, Osques, Ombriens et Etrusques.

L’IMPÉRATRICEElle fait partie des douze Olympiens.

Héra perdit rapidement son caractère cosmique pour ne garder que des attributs moraux.

Par excellence, elle était la protectrice de la femme et la déesse du mariage légitime, la protectrice de la fécondité du couple et des femmes à tous les âges et dans toutes les conditions de son existence et en particulier des femmes en couches.

Debout ou trônant, elle portait avec beaucoup de majesté les attributs royaux traditionnels : le diadème et le sceptre.

La tête recouverte de voiles est le symbole du mariage. Parfois elle tenait dans l’une de ses mains une grenade, emblème de la fécondité. (C’est aussi le fruit consacré qui est le préféré d’Isis).

Isis-Héra personnifie la souveraineté, le trône, la puissance et la majesté. Elle est la Reine du Monde et  la protectrice du genre féminin par excellence.

L’IMPÉRATRICE ET LES 3 ANGLES UNITAIRES

L’IMPÉRATRICE

Un Arcane fertile, enceint et maternel, jupitérien et vénusien. Au contraire de la Papesse, L’IMPÉRATRICE est la Vierge Blanche, Vierge de l’Amour maternel et inconditionné pour la Création, génératrice du Logos ou Principe Christique dont l’épitomé est la colle amoureuse et fraternelle qui unit les deux jumeaux dans l’Arcane du Soleil.

Génératrice et fructificatrice de l’empathie universelle qui unit les mondes, elle est l’Éros supérieur tel que Platon le décrit dans le Banquet, l’Éros inférieur appartenant au domaine de l’Arcane du Diable.

Ces deux Arcanes antinomiques sont respectivement les eaux supérieures et inférieures, les premières étant la matrice du monde archétypique et les dernières le reflet inverti (et déchu dans la Matière) des premières.

Ces eaux supérieures sont des états régénérés de conscience où l’Adepte est en communion permanente avec l’Amour Christique, qui est l’amour universel, impersonnel et cosmique.

Notre Impératrice ne regarde ni à droite ni à gauche, mais obliquement, un regard défocalisé et impersonnel qui atteint le fond du crée et pas ses formes individuelles.

C’est par l’énergie cosmique représenté par L’IMPÉRATRICE qu’on peut devenir des vrais initiés…

Principe amoureux de la divinité créatrice, sans cette Noble Dame le monde serait dans le plus noir Chaos, car sans son ventre les archétypes qui donnent forme à la matière ne seraient pas accouchés.

(Impératrice = Matrice).

Elle est la Terre antimoniale de son sceptre, cultivée par les Aigles impériaux de son écu, Terre intérieure prête à être fécondée par le sperme masculin de l’Empereur que ces aigles représentent.

Si elle est la Terre, l’Empereur est le Ciel, et pour créer notre monde il faut unir le supérieur avec l’inférieur afin de réaliser le miracle de l’Un.

L’Œuvre entière dépendra de ces noces impériales, qui doivent être protégées par le choix du lit convenable.

Avec “1”, Tout est dans Tout, confondu sans possibilité de distinction. Avec “2”, Agent et Patient se conçoivent, mais l’action s’exerce dans l’infini et rien ne se perçoit l’Occulte ne se révèle que mystiquement (Papesse).

Il faut arriver à “3” pour que la lumière se fasse dans l’esprit, miroir frappé par la vibration imperceptible, qui s’y réfléchit en se condensant, pour devenir ainsi manifeste.

Il y a 3 angles à l’existence… Donc on peut percevoir la vie sous 3 angles différents…

L’on peut encore considérer toute la création sous 3 angles différents, mais complémentaires et ne formant qu’une Unité Divine indivisible. L’IMPÉRATRICE a 3 visages et exprime alors, les 3 domaines concernant “Le Mystère de la Vie”.

TRIPLE DÉESSE
L’IMPÉRATRICE

Symbole des trois aspects de la Grande Déesse, la Triple Déesse, trinité originelle, constitue la plus ancienne représentation de la divinité multiple.

C’est une image universelle, un motif présent dans toutes les parties du monde. La déesse aux trois visages est étroitement associée aux phases de la lune ; de même que la lune change d’aspect, la Grande Déesse endosse tour à tour ses nombreux rôles.

La jeune fille, la mère et la vieille femme : tels sont le plus souvent les trois aspects de la grande divinité féminine.

L’IMPÉRATRICE

représentation Wiccan de la Triple Déesse

La jeune fille, déesse forte et individualisée ; la mère, divinité nourricière, la source de toute nourriture ; et la vieille femme, déesse de la mort et de la transformation.

Ce symbolisme couvre l’activité de la déesse dans toutes les phases de l’existence : de la naissance à la mort et de la mort à la renaissance.

La Triple Déesse réaffirme le caractère sacré de notre être, quels que soient notre âge ou le rôle que nous tenons dans la vie.

Elle nous rappelle que sous ses nombreux visages, la Déesse est Une, à jamais présente et sacrée.

HÉCATE ET LES TROIS VOIES

LE MONDE + L’IMPÉRATRICE + LA PAPESSE

L’IMPÉRATRICE

Hécate est considérée comme une Triple-Déesse, représentant la Jeune Fille, la Mère et la Sage : corps, vie et âme, ainsi que la naissance, l’existence et la mort.

Nécessairement, dans le Tarot, elle est signifiée par l’arcane de LA LUNE

Le secret d’Hécate est 3 X 6 = 18

On retrouve précisément l’illustration d’Hécate par la représentation du triskèle, les 3 aspects de la déesse unique (3 X 6 = 18)

La Vie (3), protégée mais aussi mise à l’épreuve par l’Amour (6), oblige l’individu à opérer un processus de purification de la psyché (18), afin d’accéder à la Sagesse.

La Lame 18 guérit l’esprit, en projetant sa sage lumière lunaire sur les aspects sombres de notre existence, de notre univers intérieur et de notre âme.

Maîtresse de la nuit, elle symbolise les trois phases de la lune : nouvelle, pleine et noire. Hécate représente le côté sombre de notre essence, la partie de notre psyché que nous refusons de prendre en considération.

Ces trois phases lunaires sont représentées par les 3 âges d’Isis, illustrée ici par la figure d’Hécate… Elle régie les multiples de « 3 » : 6-9-12-15-18-21

L’Arcane 3, L’IMPÉRATRICE est donc aussi l’arcane associé plus particulièrement à Hécate, certainement à cause du chiffre 3, mais aussi à parce que L’IMPÉRATRICE est nul autre qu’Isis-Héra, la souveraine du monde! L’IMPÉRATRICE est nul autre que la « matrice ».

Certains s’étonneront de voir une association à faire entre L’IMPÉRATRICE et LA LUNE…

L’IMPÉRATRICE est associée directement avec LA LUNE en tant que reine des Noces Alchimiques… La Reine est LA LUNE, son roi est LE SOLEIL. Ensemble ils mettent au monde LE MONDE, la jeune Isis.

LA LUNE ne projette aucune lumière par elle-même, elle reflète plutôt la lumière du soleil. Le noir est la vraie couleur de la lune, tout comme celle d’Hécate.

Combinaison des 3 couleurs primaires : Bleu, Hécate la Sage (PAPESSE), Rouge Hécate la Mère, l’Épouse (IMPÉRATRICE) et Jaune, Hécate la Jeune Fille, La Vierge (LE MONDE).

L’IMPÉRATRICE

Les 3 phases de LA LUNE sont dont exprimées par les 3 arcanes LE MONDE (pleine Lune) + L’IMPÉRATRICE (Croissant) + LA PAPESSE (Lune Noire).

On remarquera que le Tarot indique les 3 âges de la Déesse en sens inverse de la numérotation des lames… 21 – 3 – 2…

D’abord, cela indique que la lecture des arcanes du Tarot se réalise dans les 2 sens…

Ensuite cela indique que le Tarot raconte l’histoire de la Déesse Isis et de ses multiples identités…

Dans son aspect de Jeune Fille, elle représente les nouveaux départs.

Elle peut être invoquée lorsque vous avez besoin d’un nouveau regard sur une situation, d’une manière dont vous n’auriez pas pensé. Faites appel à elle lorsque la lune commence à croître.

Elle est Hécate de la Naissance et la Vie!

Dans son aspect de Mère, elle est celle dont vous avez besoin lorsque vous voulez être maternés et protégés. Faites appel à elle lorsque la lune est pleine.

Elle est Hécate de l’Amour, la Bonté et de la Fertilité.

Dans son aspect de Sage, elle est protection, sagesse et magie.

Elle est Hécate de la Connaissance.

Hécate est noire comme LA LUNE, elle est un miroir qui reflète la lumière du SOLEIL, et cette lumière réfléchit par la LUNE indique les cycles, exprimé par les 3 phases lunaires…

L’IMPÉRATRICE

C’est d’ailleurs ce qui explique que dans des versions ésotériques du Tarot LA PAPESSE apparaît coiffé du symbole lunaire (Isis-Hathor) ou qu’encore L’IMPÉRATRICE soit représentée avec une lune renversée sous un de ses pieds (Isis-Mari)…

Hécate 21 c’est cette jeune fille au milieu de l’arcane LE MONDE…

La Pureté et la Beauté au milieu de l’Univers et de ses Mystères infini…

C’est Isis la Vierge.

Hécate 3 c’est la Sœur, l’Épouse et la Mère…

L’Amour sous ses trois formes les plus absolu au sens terrestre…

Hécate 2 est aussi une Grande Prêtresse, la Gardienne des Mystères.

Elle n’est pas la Prêtresse qui recherche le savoir à l’intérieur d’elle-même, Hécate est plutôt la Grande Prêtresse qui l’a trouvé et aide les autres à le trouver en le partageant.

Plusieurs ignorent la sagesse, la force et la vérité retrouvées en Hécate car notre peur du côté obscure est si forte.

Elle est associée au côté sombre de la lune, mais aussi au pouvoir de réfraction de LA LUNE qui procure une lumière purificatrice.

Réverbération, réflexion, échos, sont synonymes…

Ces domaines font tous partie du « processus de la pensée ».

L’IMPÉRATRICE

Hécate la Triple est la Mère Sombre, dans le sens négatif et positif du terme.

Pour ceux qui oseraient l’accueillir, elle apportait l’inspiration créatrice.

Elle est Hécate Antea, la messagère de la vision nocturne et Hécate Trivia, la Déesse de la croisée des chemins.

Un de ses symboles est la torche car la Mère Sombre possède la lumière qui illumine l’inconscient pour y révéler ses secrets.

De cette torche, (qu’on retrouve illustrée sur l’arcane 15 LE DIABLE), elle guide ceux et celles qui vivent la quête des mystères. C’est cette lumière qui les aide à comprendre les mystères.

La Déesse Hécate est aussi connue comme une libératrice qui libère les femmes de l’emprise créée par les hommes.

Voilà pourquoi l’Église catholique a écrasé Hécate et l’a modifiée en une Déesse du mal et de la destruction.

Durant le Moyen-Âge, des païens se faisaient torturer à cause de leurs croyances en la Déesse.

Le patriarcat régnait et la peur du pouvoir féminin a causé cette “démonisation” d’Hécate.

Plusieurs la nomment, avec erreur, “la destructrice”.

Elle est une libératrice car elle est la manifestation de nos émotions qui menacent la disparition de tout système qui pourrait empêcher de les exprimer et de les vivre.

Elle est amour et colère, et refuse de cadrer confortablement dans un moule social.

L’expression “être libéré de l’esclavage” signifiait, autrefois, que toutes les classes sociales étaient égales.

Aujourd’hui, nous savons qu’il existe aussi de l’esclavage mental et émotionnel : les jugements, les idées conditionnées, les croyances aveuglées, ainsi que la peur.

Hécate dévoile encore que la pratique de la Magie demande une liberté intellectuelle et du courage dans le but de se confronter à nous-mêmes.

Hécate nous apprend une leçon importante : la féminité doit être valorisée pour ce qu’elle est.

Non pas parce qu’elle apporte au charme, à la sexualité et les faveurs qu’on en retire, mais parce que la féminité comporte une réelle sagesse éternelle.

L’IMPÉRATRICE

Hécate n’est pas seulement une Déesse pleine de tendresse et de compassion.

Elle a 3 visages, trois caractères.

Elle sera beaucoup plus encline à être sévère avec vous si vous provoquez une situation qui perturbe le cours de la vie.

Hécate jugera durement ceux qui font du mal.

Elle n’est pas tolérante et ne console pas les destructeurs.

Elle n’aime pas ce qui nuit à la vie, à l’amour et à la foi.

Tournez-vous vers une autre Déesse si c’est ce que vous cherchez.

Si vous faites appel à Hécate soyez préparés à ses actions promptes et à ses changements car il se pourrait que les résultats ne soient pas ceux auxquels vous vous attendiez.

L’IMPÉRATRICE

Dans la société d’aujourd’hui, nous cachons les personnes âgées (ou les ignorons comme s’ils n’existaient pas), les souffrants et les pauvres pour prétendre être immunisés contre ces conditions humaines.

Cependant, Hécate nous rappelle la vérité.

Elle voit au travers des façades sociales.

Elle ne se préoccupe pas des rangs sociaux, de l’âge, de l’éducation, des titres ou des possessions.

Elle est plutôt attirée et impressionnée par ce qui est dans le cœur.

Elle est la patronne des gens de cœur.

OPTIQUE « INITIATIQUE »

 

L’IMPÉRATRICE

Le Bateleur est passé devant la Papesse.

Il a entrevu tout ce qui était en puissance.

Et maintenant, étant sorti vivant de devant la Papesse — il n’a pas essayé de soulever son voile, le voile d’Isis — il rencontre L’IMPÉRATRICE.

Elle va être son premier maître, elle va lui apprendre le B.A. B.A. de l’occultisme, de l’ésotérisme et du symbolisme…

C’est L’IMPÉRATRICE qui est l’incarnation du rythme vivant.

(Cette lame est plus particulièrement pythagoricienne).

Je vous rappelle que pour Pythagore tout est nombre, tout se résume en vibrations, que ce soit les formes, les pensées, les couleurs, tout émet une vibration.

L’IMPÉRATRICE est celle qui enseigne les vibrations aux gens qui lui sont désignés.

C’est-à-dire que, une fois qu’on est mûr, que l’on a compris, L’IMPÉRATRICE vous éclaire sur le chemin et vous permet de faire vous-même votre chemin.

L’IMPÉRATRICE va être la lumière qui va éclairer le chemin et vous prévenir des grosses embûches, mais elle ne les supprime pas.

À L’IMPÉRATRICE est attribuée la seule phrase comme sûre de Pythagore, transmise oralement par ses disciples : « Le sentiment de celui qui possède la plus haute intelligence ne peut être que celui du lien qui relie toutes les existences ».

Et on se retrouve au Bateleur et à la Papesse : Tout est dans tout. Il n’y a pas de haut, pas de bas, pas de milieu.

Nous sommes dans un monde que nous voyons, que nous percevons, mais en même temps il y a tous les autres mondes et nous nous raccordons de façon vibratoire à celui dont nous sommes le plus proche.

C’est donc à nous de choisir, d’évoluer pour aller dans le sens du meilleur.

Après le Bateleur, qui manifeste la diversité du Monde dans son unité, et la Papesse, qui nous invite à en pénétrer les secrets, L’IMPÉRATRICE, troisième lame du tarot, symbolise l’intelligence souveraine qui donne le pouvoir, la force motrice par laquelle vit tout ce qui vit.

C’est la Vénus Ouranienne des Grecs.

Elle a été comparée à Isis ou à la mère cosmique.

Elle représente la fécondité universelle, la compréhension la distinction sinon, la prétention ou le manque de raffinement.

Comme dans le cas de LA PAPESSE, son être féminin, son énergie Yin, réceptive, féminine nous parle de fécondité.

Il ne s’agit toutefois pas de la fécondité physique et spirituelle de la femme mère, initiée aux mystères féminins du sexe et de la grossesse, mais plutôt de la fécondité elle-même, et de la « naissance »

BATELEUR = semence + insémination

PAPESSE = germination + gestation

IMPÉRATRICE = fécondité + naissance

L’IMPÉRATRICE représente aussi la fécondité intellectuelle et l’action.

Elle représente donc l’étincelle mentale, la création en phase de projet qui précède toujours la réalisation pratique, la concrétisation (L’EMPEREUR).

Dans l’alphabet hébraïque elle est associée à la lettre guimel (« G »), et dans l’arbre séphirotique à Binah, le centre énergétique de l’intelligence créatrice.

Remarquons que la lettre « G » est celle qui se retrouve au milieu de l’ « Étoile Flamboyante ».

(voir l’article sur l’arcane 5).

BINAH, intelligence, compréhension, la conception abstraite génératrice des idées et des formes, idéalité suprême, pensée perçue mais non encore exprimée.

Domaine de ce qui est connaissable et intelligible. Discernement, réflexion, étude, observation, science inductive.

Instruction, savoir, érudition. Affabilité, grâce, charme, puissance de l’âme, empire exercé par la douceur, influence civilisatrice. Politesse, générosité. Abondance, richesse, fécondité.

Le chiffre 3 est un symbole extrêmement puissant et créateur, L’IMPÉRATRICE est comparable à la reine du jeu d’échecs face au roi (plutôt limité dans ses déplacements sur l’échiquier).

L’IMPÉRATRICE peut circuler dans tous les sens et elle est sans doute la pièce la plus redoutable!

C’est la déesse en tant que puissance d’engendrement.

C’est l’accès à la maîtrise de l’idée et du savoir, qui autorise l’engendrement avec certitude et sagesse.

L’IMPÉRATRICE est une des cartes les plus équilibrées du tarot et ce malgré son chiffre impair donc par nature instable et ouvert.

C’est la créativité affirmée, la puissance, le soi qui s’affirme dans le monde avec facilité, légèreté, et sans souci.

L’IMPÉRATRICE

Bien souvent dans un tirage de Tarot, L’IMPÉRATRICE indique une belle jeune femme, ou un beau jeune homme (les lames signe surtout l’état d’une évolution) sûre d’elle/de lui, tant du pouvoir de sa beauté, de son intelligence, que des capacités de son savoir acquis à agir selon les normes justes de l’action.

Sans aucun doute, L’IMPÉRATRICE représente Vénus-Uranie.

C’est la colonne de droite de l’arbre cabalistique.

Elle est princesse de la beauté vénusienne, impératrice de la gracieuse domination de Jupiter et grande amoureuse uranienne.

Fondamentalement cette Clef représente l’Imagination Créatrice.

Dans son symbolisme tout se rapporte principalement à la reproduction, à la multiplication et à la croissance. En contraste direct avec la Grande Prêtresse virginale, L’IMPÉRATRICE est une matrone enceinte.

Elle est Vénus, la déesse de l’Amour, de la Beauté, de la croissance et de la fécondité.

Elle est dans la nature, le principe de la MÈRE UNIVERSELLE.

Elle représente LA VIE, l’amour, les attachements, la sagesse du coeur et l’activité de la pensée subconsciente.

Cette figure est l’une des moins commentées.

Gérard van Rijnberk, qui reste un des plus savants spécialistes du Tarot, écrit à propos de cet arcane : « Je ne saurais faire aucune remarque sur l’image tarotique de L’IMPÉRATRICE. » En ce qui concerne son interprétation ésotérique, il ajoute : « Le Bateleur nous rappelle l’essence divine et une qui régit le Monde.

La Papesse symbolise l’âme occulte de la Nature ; L’IMPÉRATRICE, la force motrice par laquelle vit tout ce qui vit. »

Il est certain qu’une figure aussi simple d’aspect, pratiquement sans attribut singulier hormis son blason, ne peut guère s’interpréter que par comparaison.

Les recherches historiques concernant le modèle réel ou supposé qui a pu servir à former l’image du Tarot des Visconti ne seront pas d’un réel secours.

Par rapport à La Papesse, on observe facilement le balancement de l’occulte au visible, puisque nous sommes en présence de l’image de la vie créatrice, de la Mère.

Ce n’est pas un hasard si certains cartiers de l’époque révolutionnaire ont baptisé cette carte « La Déesse-Mère » ou encore « La Reine-Mère », en tant que Mère du Monde et Reine de la Terre…

En ce sens, on associe parfois avec raison L’IMPÉRATRICE à Déméter, Cérès ou encore à la déesse « Gaia »…

LE BLASON ET LE SCEPTRE DE L’IMPÉRATRICE

L’IMPÉRATRICE

L’aigle figuré sur le blason a traversé les siècles, puisqu’on le trouve déjà dans le Tarot des Visconti.

« Cet oiseau, nous dit Van Rijnberk, est le symbole des forces spirituelles qui ont engendré et maintiennent la vie dans le cosmos ; le désir d’objectivation de l’esprit ; la volupté transcendante qui porte le subjectif à s’incarner dans la matière. »

Le symbolisme de l’aigle est dans toutes les civilisations sans exception, toutes les royautés, tous les empires, c’est universel.

C’est l’oiseau qui s’élève le plus haut dans le ciel pour redescendre le plus vite dans les profondeurs. Je rappelle que l’ancien scorpion, au Moyen-âge, c’était l’aigle : l’aigle de Saint Jean.

Il y a eu beaucoup de raisons pour transformer l’aigle en scorpion, mais ce qu’il faut retenir c’est le symbolisme de l’aigle.

L’aigle peut regarder impunément le soleil en face, il est donc un des symboles de la lumière : récemment on a fait des études sur l’aigle et on sait maintenant que s’il regarde le soleil en face c’est parce qu’il a une double paupière.

Tout est basé sur l’aigle sur ses deux ailes, et sur le regard qu’il porte sur la lumière, c’est-à-dire que lorsque l’aigle regarde le soleil, il est censé enfermer la lumière et il ramène ses rayons sur la terre.

Un peu comme dans les respirations du Yoga, quand on respire on enferme le prana à l’intérieur.

L’aigle, est le symbole de l’âme. Il prend son essor poussé par l’élan vital.

L’aigle c’est le sang, la vie, l’élan vital, les pulsions vitales, et c’est aussi l’union des contraires : la vie matérielle et l’âme.

Faisons une petite digression sur l’héraldisme.

Autrefois en Occident — c’est typiquement occidental — toutes les premières familles nobles du Haut Moyen-âge, avant l’an 1000, se sont fait dessiner un blason.

C’est ce blason que tient L’IMPÉRATRICE.

Et ce blason était fait d’après des formes, des vibrations capables de propulser la famille en avant.

Les héraldistes étaient en même temps des magiciens.

Le fondateur d’une famille se faisait faire un blason conforme à ses aspirations.

Ce blason est resté pendant des siècles dans la même famille, mais ses vibrations ne lui ont pas forcément convenu, ce qui expliquerait les déboires de certaines familles nobles.

L’IMPÉRATRICE tient ce blason entre les mains pour bien signifier le début d’un rituel.

Nous reviendrons tout à l’heure sur le rituel, nous allons d’abord voir les aspects iconographiques de L’IMPÉRATRICE.

En effet, L’IMPÉRATRICE est la mère de tous les rituels, ce que ne sont ni la Papesse ni le Bateleur, comme on pourrait le croire.

Partout où il y a rituel, c’est L’IMPÉRATRICE qui préside : Mercure, l’intelligence suprême mêlée au rythme vivant.

Elle a autour de la tête une couronne ou aura qui symbolise l’Astral, les Lois Cosmiques, les Lois des Cycles…

Tout ce qui nous vient des Cieux, et donc des Dieux. Elle en est « LA MÉDIATRICE ».

L’IMPÉRATRICE

L’IMPÉRATRICE tient d’une main, un sceptre qui rappelle le bâton du Bateleur et qui est dominé par un globe surmonté d’une croix.

Au point de vue alchimique, le globe surmonté d’une croix c’est le signe de l’antimoine.

Le sceptre signifie qu’elle est sur terre, parmi nous, pour nous enseigner, nous guider.

La couronne est toujours signe de connaissance et le bâton signifie que l’arcane a un lien avec la Terre, avec le terrestre, et qu’on y entretient des relations. En tant qu’incarnation!

L’IMPÉRATRICE a fait le choix d’aller enseigner les hommes sur la terre.

À côté d’elle, il y a la fleur de lys qui est le symbole de l’initiation (de la pureté bien sûr).

Quand on a parfaitement réalisé l’équilibre des deux natures, que les pointes des deux triangles sont parfaitement l’une sur l’autre, à ce moment-là l’initiation a été atteinte.

L’on parvient à la forme florale de la fleur de lys….

C’est surtout l’emblème de l’initiation. L’initiation passe à travers L’IMPÉRATRICE, c’est-à-dire à travers l’intelligence non pas l’intellect, la sensibilité et l’amour.

On nous a enseigné depuis toujours qu’une démarche spirituelle ne doit pas être intellectuelle, en effet, seulement à moins d’intelligence. L’intelligence n’est rien sans sensibilité et amour.

L’intelligence, représentée par L’IMPÉRATRICE.

La Papesse n’a pas à conquérir la Connaissance, elle est la Connaissance.

L’IMPÉRATRICE, c’est l’intelligence qui nous éclaire au milieu de cette grotte obscure.

L’IMPÉRATRICE enseigne aux hommes à dominer leurs instincts.

C’est l’intelligence qui utilise la part du rêve et de l’imagination au lieu de les suivre.

L’Enseignement, au sens sacré, doit se transmettre.

Il est impossible, impensable, de le garder pour soi.

Il faut le transmettre à des personnes qui le demandent bien entendu, qui sont en état de le recevoir. Si vous apprenez un jour une partie infinitésimale de quelque chose, il est de votre devoir de la transmettre.

Si vous gardez votre savoir pour vous, vous bloquez la chaîne d’union.

1 = idée

2 = gestation germination

3 = transmission

C’est L’IMPÉRATRICE qui enseigne tout.

Depuis notre plus jeune âge, nous sommes éduqués, conditionnés suivant des techniques parfois très différentes : les Indiens comme les Indiens, les Papous comme les Papous, et les petits Français comme les petits Français, ce qui ne veut pas dire que tout le monde pense et se comporte de la même façon.

L’IMPÉRATRICE enseigne le geste sûr, le geste pur.

C’est-à-dire qu’elle enseigne le symbolisme, l’occultisme, tout ce qui est spirituel.

Cela passe au départ par l’intellect (comprendre) et donne tous les rituels.

J’insiste lourdement sur l’importance énorme des rituels, quels qu’ils soient, de quelque origine qu’ils soient : ouverture du jour chez les Incas, salutation au soleil Indienne…

Tout ce qui est rituel émet une vibration énorme.

Nous sommes habitués depuis notre plus jeune enfance à observer certains rituels qui relèvent d’un conditionnement, mais ce qu’il faut, c’est que le rituel soit pensé.

Lorsque vous vous lavez les mains avant d’aller à table, vous n’êtes pas conscients du geste, ce n’est donc pas valable. Il faut être « ici et maintenant ».

Si en vous lavant les mains vous pensez que vous vous purifiez, que vous coopérez à la purification cosmique, cela change du tout au tout.

C’est L’IMPÉRATRICE qui enseigne à être conscient de son geste, à utiliser en même temps le symbole, qui est un concentré d’énergie (nous y reviendrons une autre fois).

Le geste et le mot utilisés en un temps sur un symbole donné, donnent une puissance incroyable au rituel.

Ce peut être le rituel d’exorcisme chrétien ou tout autre rituel.

Quand ils sont faits en groupe (par exemple avant une méditation), les rituels émettent des vibrations encore plus fortes que tout ce qu’on peut imaginer.

Il faut donc en être parfaitement conscient, il faut être conscient de ce qu’on émet.

Si on est conscient, on fait le chemin qu’on a choisi et on coopère à la construction du cosmos qui se renouvelle à chaque instant.

En un mot, le rituel (symbole + geste + mot) donne le maximum d’impact à toutes les énergies qui nous rattachent à l’Absolu (quel que soit son nom : Jésus, Jéhovah, Dieu…).

Toutes les religions sont d’accord sur ce point. Une fois qu’on a eu une formation sacrée, spirituelle ou religieuse, on doit déboucher après une certaine évolution, sur « le chemin ».

Quand on pratique le Tarot, on s’aperçoit que L’IMPÉRATRICE est une lame mal comprise, mais on oublie la puissance de vibration qui émane de cette lame.

Elle ne doit en aucun cas parmi les vingt-deux lames majeures être considérée comme une lame mineure. C’est la troisième lame!

C’est le premier chiffre figurant quelque chose : le triangle!

C’est l’intelligence, on ne peut pas la considérer comme mineure…

C’est l’intelligence mise à notre niveau à nous.

En vérité cet arcane est le plus signifiant, le plus important et éminent de tout le Tarot avec l’arcane LE MONDE (2 + 1 = 3).

L’IMPÉRATRICE telle que nous la rencontrons va enfin nous faire avancer et nous mettre sur le chemin d’un vrai maître (elle n’est pas un maître, elle est universelle).

C’est la lame neuf, l’Ermite, qui annoncera le soutient d’un maître. (3 X 3 = 9).

L’IMPÉRATRICE pointe son Chakra du sexe (Mūlādhāra), sa main tient le sceptre au niveau du nombril (Svādhiṣṭhāna)….

Au niveau du plexus solaire on remarquera un petit motif en forme de « compas », formant un petit triangle…

C’est là les emplacements des 3ème et 4ème chakra, Maṇipūra et Anāhata… celui du plexus solaire (feu), et du cœur (air).

Ensuite, le Chakra de la gorge (Viśuddha) est presque exagérément signifier!

La couronne de L’IMPÉRATRICE symbolise l’Ājñā et à son sommet, le Sahasrāra…

Le sceptre est couronné d’une sphère qui est séparée en 3 parties, et qui est surmontée par une croix semblable à la croix du tetragrammaton ou à la croix de Malte.

L’IMPÉRATRICE avec ses étoiles autour de la tête, la couronne qui représente la connaissance, rappelle qu’il est impossible d’isoler l’homme du cosmos.

Tout est dans tout.

Si je tape sur la table, ça engendre des vibrations qui vont se perdre dans le rythme cosmique.

Nous sommes tous ici réunis pour parler du Tarot et du symbolisme, nous faisons à nous tous un égrégore, c’est-à-dire que nous émettons les mêmes vibrations, dans un même sens.

C’est une vibration très forte qui va se perdre dans le cosmos.

Je rappellerai pour mémoire cette parole du Christ qui a dit : « Lorsque trois ou quatre personnes sont réunies en mon nom, je suis au milieu d’elles ».

 

MATER DOLOROSA

 
L’IMPÉRATRICE

La Mater Dolorosa ou mère de douleur est un thème universel auquel le christianisme a donné une valeur de référence en en faisant un point marquant de la dévotion mariale dans une spiritualité de la compassion.

L’antiquité a fait une place fondamentale à la déesse-mère et à des déesses féminines associées à la fécondité et à l’enfantement.

Ces figures archétypales ont aussi pris en charge aussi l’expression du deuil avec la figure de la pleureuse, chargée socialement d’exprimer la douleur devant la mort d’un être cher ou important.

Le monde grec a constitué en genre littéraire la lamentation funèbre en créant le « thrène » qui est un chant de funérailles.

La figure d’une déesse de douleur est commun à de nombreuses civilisations antiques comme dans le monde suméro-babylonien.

C’est après la destruction de la civilisation d’Ur III, vers 1900 av. J.-C., qu’apparaît l’image de la “déesse en pleurs” dans la littérature sumérienne.

On trouvera ainsi dans les mythes akkadiens la déesse Inanna/ Ishtar associée aux lamentations lors de la mort de son amant Tammuz/Dumuzi.

Dans le monde égyptien, les textes et les représentations d’Isis pleurant la mort d’Osiris dont elle cherche à reconstituer le corps sont bien connus tout comme l’hymne à Isis «Mère sacrée de l’Enfant Divin…

Mère sacrée de la Mort, Refuge des malades, des épuisés, des mourants, Toi qui es le début et la fin».

Mais la déesse est aussi une figure de la mater dolorosa après la mort (apparente) de son fils Horus dans une des versions du mythe « Et, un soir, le cherchant parmi les papyrus et les roseaux, elle le trouva sans vie, couché à terre.

Le sol était trempé des larmes qu’il avait versées et l’écume souillait ses lèvres.

Le petit cœur ne battait plus, les membres pendaient sans force et le corps blême semblait un cadavre.

Isis, la déesse, poussa un immense cri de douleur qui perça le silence, puis elle éclata en lamentations à haute voix, déplorant sa nouvelle infortune. »

La mythologie grecque est aussi riche de figures de déesses éplorées dans la douleur de l’enfant perdu.

Le mythe de Déméter en est une bonne illustration : Koré, la fille de Zeus et de Déméter a été enlevée par Hadès et emmenée dans son royaume infernal.

L’hymne Homérique la décrit ainsi : « Et une âpre douleur entra dans son cœur, et elle arracha de ses mains les bandelettes de ses cheveux ambroisiens, et, jetant un voile bleu sur ses deux épaules, elle s’élança, telle qu’un oiseau, cherchant sur la terre et sur la mer. »

On peut citer aussi le mythe d’Ino qui montre la même figure de la mère terrifiée par la violence qui a tué son jeune fils et fuyant avec son dernier enfant : « Alors Ino, égarée par la douleur ou par le poison qui circule dans ses veines, pousse des hurlements affreux ; elle fuit échevelée, hors d’elle-même, et t’emportant dans ses bras nus, ô tendre Mélicerte ! » Zeus demande alors à Poséidon de les changer tous les deux en divinités de la mer. Sous son nouveau nom de Leucothée , elle devient la protectrice des marins et naufragés et la déesse des mers calmes.

Niobé, fille de Tantale et l’épouse d’Amphion, incarne la figure de la mère éplorée par excellence. Après que ses enfants furent tués par Apollon et Artémis, elle fut transformée par Zeus en un rocher qui donnera par ses larmes naissance à une rivière.

L’image de Niobé a fusionné avec celle de la Vierge Marie, unissant l’Antiquité et la Chrétienté.

Ensemble, les figures de Ino, Isis, Ishtar/Inanna, Déméter, Niobé et Marie auraient contribué à façonner l’image de la Mater Dolorosa Universelle à l’origine d’une spiritualité de la compassion.

Non, sangloter n’est pas signe de faiblesse. Les larmes, c’est bon pour le moral, pour évacuer des émotions fortes (et désagréables). Mais c’est aussi vital pour la santé !

Certains affirment même que la longévité des femmes est due à leur capacité à dissiper leurs tensions en pleurant…

 

En pleurant, vous vous débarrassez d’une angoisse qui ne risque pas ainsi de tourner en mal. Au contraire, vous vous déchargez d’un excès de tensions nuisibles à votre santé .

A l’image du rire, les larmes permettent d’accéder à une phase de détente très réparatrice après la crise.

Comme l’amour, la haine, l’envie, la jalousie, l’indifférence, la compassion est un mode affectif de communication.

Forme de sympathie, et donc de la relation à autrui, elle est ce qu’éprouve une personne en présence de la souffrance d’une autre personne (ou être vivant), d’une souffrance qui non seulement ne laisse pas indifférent mais qui le fait souffrir à son tour.

Il convient en effet de distinguer la compassion du simple apitoiement, de la commisération ou de la pitié, qui sont autant d’expressions passives – à destination de ceux qui souffrent – de la perception que l’on a de leur souffrance.

“Pleurer avec ceux qui pleurent”, acte de compassion, n’est pas pleurer en présence de ceux qui pleurent parce que l’on serait soi-même affecté par l’idée ou le spectacle de leur souffrance et que l’on voudrait qu’ils le voient et le sachent.

Pleurer avec ceux qui pleurent, c’est porter avec eux leur douleur en vue de la soulager, dans une intention délibérément active, dans un élan durable de tendresse. La compassion est miséricordieuse.

Elle est un acte de bonté, animée par la bienveillance. Ainsi, la compassion pour un mourant conduit à l’accompagner sur le chemin terminal de sa vie en lui tenant la main et en l’aidant à exister jusqu’au bout dans la dignité. Elle ne consiste pas à se lamenter sur son sort, dans un aveu affecté d’impuissance.

La compassion peut être donnée en paradigme de la sensibilité.

Celui qui est capable d’éprouver de la compassion est celui qui est capable de “se laisse toucher”, le toucher étant lui-même le paradigme de l’expérience sensorielle.

 

L’IMPÉRATRICE est FREYJA

Freyja, Notre Dame de l’Expérience incarnée (et sensuelle)!

L’IMPÉRATRICE imperatrice

Freyja est incarnée dans la chair, elle rend palpable et sensorielles la forme que prennent nos ressentis intérieurs lorsqu’ils sont en contact avec des expériences extérieures.

Elle est la sensualité sauvage, brute et libre, en plus d’être la sensualité acceptée par les normes de la société, bien que l’impression que je perçois constamment d’elle est qu’elle bien plus près des limites des normes sociales qu’au cœur de celles-ci.

Lorsque les choses deviennent trop domptées et confortables, elle proteste et provoque une explosion qui apporte de nouvelles choses qui sont bien plus explicites.

Freyja est l’âme et l’esprit pleinement intégré et libéré dans l’univers à travers le le vaisseau qu’est le corps.

C’est par nos corps, peu importe leurs formes, que nous interagissons avec le monde.

Nos esprits génèrent des pensées qui sont envoyées à travers nos corps vers des espaces partagés qui eux-mêmes génèrent des pensées qui sont resservies à nos corps, afin que nous puissions les interpréter et les comprendre.

Par ce processus, nos corps servent d’outils grâce auxquels nous pouvons forger et être forgés par le monde.

L’IMPÉRATRICE est LA SHAKTI

La dimension initiatique et mystique de la Déesse

Il n’y a jamais eu de religion concrète créée à partir des enseignements de la Déesse.

Ce qu’il y a eu, et l’histoire nous le confirme, sont des cultes à mystères organisés autour d’une déesse (ou deux) comme les Mystères d’Éleusis guidés par les déesses Déméter et sa fille Perséphone, comme le culte gréco-romain de la déesse Isis ou comme le culte de Kali dans certaines régions de l’Inde qui existe encore de nos jours.

Il y a eu, bien entendu, le culte de la Terre-Mère préhistorique dont les traces existent encore en Crète, en Inde, en Europe, autour de la Méditerranée et en Amérique.

Même les groupes et sociétés occultes comme la Rose-Croix et la Franc-Maçonnerie ont participé à la continuité de la présence du Féminin Sacré en perpétuant les enseignements de la Déesse.

De nos jours, c’est surtout grâce à la Wicca et au Néo-Paganisme que ses enseignements reviennent et regagnent en popularité, cette fois-ci sous la forme d’un culte à la Grande Déesse honorée sous tous ses visages, la Déesse aux 10 000 noms.

Le Néo-Paganisme a d’ailleurs merveilleusement bien contribué à l’émergence de la croyance que toutes les déesses sont les visages de la Grande Déesse, un peu comme dans le tantrisme où toutes les Shaktis sont en fait LA Shakti.

Tout ceci laisse croire une chose importante : la création d’une religion, d’un système dogmatique, autour de la croyance en l’existence de la Déesse est difficile voir impossible.

Des traditions, des écoles de pensée, des cercles se créent et se forment, mais seule l’idée d’un système dogmatique greffé autour de la Déesse est un non-sens et la raison est simple : l’initiation aux mystères de la Déesse se fait solitairement. Ceci ne remet pas en question le rôle des enseignantes ou des initiatrices aux mystères de la Déesse car leur rôle est utile : elles aident les adeptes à reconnaître le voile de la déesse.

Toutefois, et c’est là que réside l’essence même de la quête mystique de la Déesse, les adeptes devront soulever elles-mêmes le voile des mystères de la Déesse.

La « religion », ou disons, ce qu’est devenu la religion, colle difficilement à la philosophie du Féminin Sacré.

Les femmes en quête de leur spiritualité et de leur Sacré ne recherchent pas un système rigoureux dans lequel une vérité construite est offerte; ces femmes sont justement en QUÊTE.

Le Féminin Sacré ou la Voie de la Déesse offre aux femmes (et aux hommes) la connaissance de soi, la sagesse, la mystique et l’union avec le Divin dans son essence féminine.

Rechercher la Déesse est une quête mystique qui mène vers une initiation sacrée qui se vit à travers une relation très intime avec Elle.

Skakti, énergie primitive de notre Mère

L’IMPÉRATRICE

Partie de l’introduction du livre Shakti, the realm of the divine mother de Vanamali, traduit et adapté par Ysis Shaktyma

La philosophie hindoue affirme que Brahman est la réalité ultime et suprême possédant en elle-même tous les états manifestés et non-manifestés.

Brahman est l’état d’existence qui ne change jamais, indivisible, sans aucunes distinctions et qui se situe au-delà même de la compréhension humaine.

Il peut être connu seulement par l’expérience concrète en transcendant et pénétrant les différents niveaux de conscience.

La philosophie indienne est connue pour son symbolisme et depuis les temps anciens, les représentations picturales de Dieu prennent des formes à la fois féminines et à la fois masculines.

Avec le temps, la forme absolue de l’immobilité fut associée au masculin et l’énergie manifestée de la nature fut associée au féminin.

L’absolu et la nature ne sont donc pas deux formes, mais bien deux formes en une ; elles sont nécessaires et complémentaires à l’autre.

Ces deux formes en une sont connues en tant que Purusha et Prakriti ou Shiva et Shakti.

Shiva et Shakti sont des polarités opposées mais inséparables, ayant des attributs différents.

Shakti, ou Devi, précède toutes formes de connaissance existantes.

Elle est l’aspect créatif de Brahman.

C’est à travers elle que le Un devient multiple.

Elle se nomme Adi Shakti, la force primitive et est la première émanation de la puissance de Brahman (absolu).

Elle est le ventre de l’univers.

La création et la dissolution se suivent.

C’est un processus cyclique et non linéaire comme étant proposé dans la philosophie occidentale.

Pendant la période de dissolution, Shakti est au repos.

En fait, Shakti est en incubation, une énergie indistincte qui repose en Brahman et qui contient les graines de tous les univers.

Pendant la période de création, Shakti fleurit dans le manifesté, le cosmos en évolution; pendant la dissolution, Shakti se rétracte sur elle-même et retourne dans son état de repos jusqu’à la nouvelle période d’évolution et de création.

Cette expansion et contraction continuent éternellement. Comme le jour et la nuit, l’univers s’étend en tant que matière et s’estompe ensuite en tant qu’énergie primitive, ou Mula Prakriti.

De Shakti, proviennentt toutes les manifestations aux multiples formes, des étoiles aux verres de terre, des océans jusqu’aux gouttes de rosée !

Shakti EST l’énergie cosmique, l’ultime de la réalité physique de toutes les formes manifestées.

La matière n’est rien d’autre que de l’énergie en mouvement, comme la physique moderne l’a admis.

L’esprit et l’énergie sont inséparables. Ils sont essentiellement UN.

Ils sont comme le feu et la chaleur.

Shakti, la mère-pouvoir ou énergie divine, a plusieurs formes et symboles.

Toutes beautés et toutes laideurs s’écoulent d’elle. Elle est Lakshmi, celle qui promet, celle qui accorde la bénédiction et la beauté.

Elle est Saraswati, celle qui offre toutes les sagesses et l’art.

Elle est Tripurasundari, la plus belle des trois mondes. Mais elle est aussi Kaali, la destructrice, celle dont la colère déclenche les ouragans, les tonnerres et les éclairs.

Elle est Mahishasuramardini, celle qui tue le démon Mahisha.

Elle est Chandika, la terrible, qui relâche les typhons, les inondations et les tsunamis.

Le culte Shakta fait partie de ces cultes qui honorent le divin en tant que Mère Divine.

Ces cultes de la mère ont fasciné l’humanité à travers le temps, étant donné que la mère est la figure avec laquelle il est tout à fait facile d’avoir une relation intime.

D’ailleurs, c’est une relation primordiale.

Le dévot jouit de beaucoup de liberté lorsqu’il voit Dieu en tant que mère.

Le grand sage du Bengal, Sri Ramakrishna, a dit : « Comme un enfant qui « force (influence) » ses demandes sur sa mère, un dévot peut forcer (influencer) ses demandes sur Dieu en tant que mère. »

On affirme que le culte de la déesse a débuté bien avant les tribus de chasseurs indiens de l’Inde préhistorique.

Des archéologistes ont déterré des figurines de déesses datant des périodes les plus reculées des civilisations indiennes.

Le culte de la déesse a évolué encore et encore jusqu’aujourd’hui pour devenir une tradition à part entière parmi plusieurs autres cultes existants en Inde.

La déesse a probablement débuté en tant que divinité unique représentant la terre, mais elle s’est lentement transformée et a donné naissance à plusieurs formes et plusieurs appellations pour créer un panthéon complet de plusieurs déesses féminines possédant des fonctions différentes.

Cependant, nous devons comprendre que toutes ces déesses sont les pouvoirs d’une seule Shakti universelle – Adi Shakti ou Parashakti.

Aujourd’hui, le Shaktisme est une part importante de la culture hindoue.

Il a été pratiqué et élaboré par des millions de chercheurs à travers les âges.

Les pauvres et les riches approche la Mère Divine, certains avec sagesse et d’autres par désespoir, mais tous avec amour dans leur cœur. Le Shaktisme a inspiré des saints, des yogis, des artistes et des poètes.

Le culte de Dieu en tant que mère est présent dans toutes les civilisations.

En Égypte elle était connue sous le nom d’Isis, en Babylon, elle était connue sous le nom d’Ishtar, en Grèce, en tant que Déméter et en Phrygie, en tant que Cybèle.

Le Judaïsme et l’Islam ont mis un terme au culte de la mère au Moyen-Orient.

Le Christianisme l’a d’abord refoulé mais a ensuite vénéré la Vierge Marie en tant que mère de Dieu.

Notre première relation est vécue avec notre mère.

Les souvenirs les plus anciens de toutes les personnes nous rapportent à cet instant où nous étions dans les bras de notre mère, fixant ses yeux remplis d’amour.

Un monde entier de tendresse, d’amour, de bien-être et d’affection est présent en chaque mère. Elle est l’incarnation de la sécurité.

Elle représente l’amour idéalisé duquel l’enfant retire son confort et sa protection.

Le concept de la Mère Divine est aussi ancien que la vie en soi.

Sri Ramakrishna a écrit une autre belle allégorie sur la Mère Divine.

Tant que l’enfant joue avec ses jouets, la mère s’occupe des tâches de la maison, mais lorsque l’enfant lance son jouet et crie pour avoir l’attention de sa mère, elle pose la casserole sur la cuisinière et s’élance vers l’enfant.

Cette analogie illustre le lien puissant qui existe entre la déesse et le dévot.

L’IMPÉRATRICE ET LES MONDES VIBRATOIRES

Tout est vibration/énergie

L’IMPÉRATRICE

La réalité fondamentale n’est pas la matière, mais la vibration/énergie.

Cela se trouve vérifié par les plus récentes découvertes en physique, et spécialement en physique nucléaire.

Ce fait a des conséquences inimaginables pour notre vie.

Si tout est énergie, alors nos pensées aussi sont énergie, ce qui veut dire qu’elles disposent d’une force pouvant affecter le monde extérieur.

Les pensées ne sont pas des événements qui se produisent uniquement dans notre tête.

Nous parlerons des conséquences de cette découverte dans le chapitre action/réaction.

Si tout est énergie, alors l’être humain est aussi énergie.

Cela signifie deux choses: tout d’abord, comme on l’a déjà vu, l’être humain est toujours apte au développement; deuxièmement, l’être humain est immortel.

L’énergie ne peut pas disparaître.

Observons ce qui se passe lorsque nous apportons de l’énergie à un corps.

La vibration (la fréquence) de ce corps augmente: l’état de ce corps se transforme.

D’un morceau de glace, nous obtenons de l’eau. Si nous ajoutons encore plus d’énergie, nous obtenons de la vapeur — et même si nous ne voyons plus rien avec nos yeux, tout est encore là, rien n’a disparu.

C’est de la physique.

Et ce qui est valable pour la glace et l’eau, l’est aussi pour un être humain.

Si un être humain parvient à élever suffisamment ses vibrations, il arrive forcément un moment où il devient invisible.

Cela n’a rien de mystique ou de magique, cela tient simplement de la physique.

Si cet être est devenu invisible, cela veut simplement dire qu’il a transformé son corps dense en un corps plus subtil, donc la mort n’existe pas.

L’idée de La mort est un point de vue matérialiste tout à fait limité que nous avons créé et dont nous devons assumer les conséquences.

Il y a deux mille ans, Jésus a essayé de nous faire comprendre que la mort n’existe pas: «Mort où est ton aiguillon?» Très peu de gens ont saisi cette idée.

Le physicien J. E. Charon fait partie de ceux-là.

Un de ses livres s’intitule «J’ai vécu 15 milliards d’années».

Quinze milliards d’années, c’est l’âge que les physiciens donnent à notre univers. Pour lui également, la mort n’existe pas.

Si l’être est vibration, nous devons avoir la possibilité de changer cette vibration comme bon nous semble. La seule question c’est: comment ?

La réponse est simple: avec nos pensées.

Nous modifions la vibration de notre corps avec nos pensées.

Vous pouvez très facilement l’exercer.

Pensez amour.

Pensez haine, L’effet de ces pensées sur le corps est complètement différent, car les vibrations sont différentes.

Nous pouvons nous penser complètement immergés dans la matière — certains en sont passé maîtres — ou nous pouvons nous penser au «paradis».

Cela dépend de nous (vous souvenez-vous du principe du libre arbitre?).

Tout étant vibration, la maladie n’est rien d’autre qu’un état vibratoire disharmonieux.

Il est donc logique que cette disharmonie puisse être modifiée par d’autres vibrations: la musique, les couleurs, les odeurs, et bien sûr, nos propres pensées.

Cette idée n’est vraiment pas nouvelle.

Novalis, le grand poète et mystique du romantisme, l’a brièvement formulée ainsi : «Chaque maladie est un problème musical»: C’est donc un problème de vibration.

Conséquence purement logique et physique: la maladie peut être guérie par la pensée.

Tout est une question d’énergie, et donc de vibration.

Par exemple, nous pouvons considérer l’être humain comme un instrument de musique.

Les sons et la musique sont des vibrations.

Si un instrument de musique est désaccordé, il produit des sons disharmonieux.

L’être humain est un instrument de musique désaccordé qui produit constamment des sons disharmonieux.

Cela se traduit par l’agression, le conflit et le malheur: La question consiste à réaccorder l’instrument humain à l’aide de nos pensées. Mais personne ne peut le faire pour nous.

Chaque individu est responsable de lui-même et de ses pensées — et donc des vibrations harmonieuses ou disharmonieuses qu’il émet.

Je suis toujours aussi étonné par l’immense sagesse qui sous-tend le langage.

Un être humain est aussi appelé une personne. Le mot personne vient du latin personare.

Sonare veut dire résonner; per sonare signifie donc résonner à travers.

Ainsi, l’être humain est ce qui résonne à travers.

Là encore, nous retrouvons le son, la vibration.

Chaque être humain est un son, et un son est modifiable à volonté, il est harmonieux ou disharmonieux.

Si vous voulez résoudre vos problèmes de manière optimale, rapidement et avec un minimum d’effort, vous devez constamment garder à l’esprit que tout est vibration — et de ce fait que tout est transformable.

Même le béton est vibration — et donc transformable; même votre accaparant collègue est vibration — et donc transformable; l’enfant autiste est vibration — et donc transformable — même si la médecine officielle l’estime probablement «incurable».

Pour une médecine officielle à l’orientation matérialiste beaucoup de maladies sont incurables.

Cela ne correspond en rien aux expériences tant répétées — et démontrées par des guérisseurs soucieux d’harmoniser les vibrations, ni aux dernières découvertes en physique nucléaire.

En nous agrippant aux explications matérialistes, nous perdons notre temps et notre argent.

Il serait beaucoup plus intelligent de nous baser sur les principes fondamentaux de l’univers.

L’un de ces principes est : « tout est vibration ».

Cela n’est pas mystique, cela n’est pas de la religion.

C’est de la physique pure.

Dans l’univers, tout est vibration

Chaque élément de cet univers possède une fréquence vibratoire.

Nous-mêmes vibrons à une certaine fréquence.

Nous percevons, par nos sens et par notre intuition, ce qui vibre dans le champ vibratoire que nous partageons généralement avec les autres membres de notre espèce, selon notre degré d’évolution.

Je précise « généralement », parce que plusieurs “mondes” peuvent se partager un même espace sans pour autant se “voir” puisque nos yeux et les données enregistrées tout au long de notre expérience de vie, dans notre cerveau, nous informent sur la nature de ce que notre vision perçoit.

Ce que notre cerveau n’a pas enregistré en tant que « connu », ne s’inscrit pas sur la rétine de notre œil, il remplace donc en quelque sorte cette donnée étrangère par une image qu’il connait.

 

imperatrice

Notre vision est limitée au degré de connaissance que nous possédons.

Ainsi, plusieurs réalités se chevauchent qui sont autant de possibles que nous choisissons d’actualiser ou non, que ce choix soit volontairement conscient ou totalement inconscient.

C’est le fondement même de la réalité quantique.

À défaut d’être conscients de ces choix, nous percevons l’état vibratoire de ce qui nous entoure.

C’est pourquoi nous disons nous «sentir sur la même longueur d’onde» de quelqu’un, ou bien au contraire, que nous ne « sentons pas » tel individu ou telle situation.

Ainsi, nous attirons tel type de « virus » ou à l’opposé, nous nous sentons en harmonie avec ce qui nous entoure, selon que notre fréquence vibratoire est élevée ou basse.

Nous oscillons entre les hautes et les basses fréquences.

Cependant, nous ne connaissons pas les limites réelles de ces fréquences puisqu’en l’état actuel de notre évolution, nous sommes dans l’incapacité de percevoir toute l’étendue du champ vibratoire dans lequel, pourtant, nous baignons littéralement.

Nous ne voyons ni les infrarouges, ni les ultra-violets.

Nous transitons entre ces deux champs.

De même, nous n’entendons pas les sons au-delà de ce que nous permet notre perception limitée, « fermée » aux infrasons (fréquences vibratoires basses) et aux ultrasons (fréquences vibratoires élevées).

Nous savons que ce champ vibratoire plus vaste que celui dans lequel nous sommes enfermés, existe.

Certaines espèces perçoivent des sons inaudibles et des fréquences imperceptibles pour nous, ainsi qu’en témoignent les animaux qui se rendent sur les hauteurs d’un territoire, plusieurs heures avant l’arrivée d’un tsunami.

Certains d’entre nous sont clairaudiants, clairvoyants tandis que d’autres perçoivent des sensations que la majorité ne peut même pas « imaginer ».

Des personnes nous font part d’expériences “hors normes” durant lesquelles elles ont eu l’occasion de voir des matières et des couleurs ou de percevoir des sons qui, disent-elles, “n’existent pas” dans “notre monde”…

Ceux-là sont en quelque sorte nos éclaireurs sur les terres vierges de la connaissance.

Des “visions” et des manifestations synchroniques surviennent alors, porteuses d’enseignements utiles à notre évolution et à celle de la connaissance destinée à être partagée par les membres de notre espèce.

Ces visions et manifestations sont à l’image de la nature du cerveau droit.

C’est-à-dire qu’elles ne possèdent aucune limite spatio-temporelle et qu’elles peuvent surgir, par exemple, d’un passé lointain…

D’autres témoignent être en relation avec des êtres venus du futur et même de plusieurs futurs possibles…

Qui peut se targuer d’affirmer que cela est impossible?

Autrement dit, où en sommes-nous sur l’échelle de notre évolution pour prétendre qu’une chose est possible et l’autre pas ?

Les fréquences que nous percevons par le biais de nos sens, nous donnent de l’information sur le monde qui nous entoure et de ce fait, toujours dans ces mêmes limites, nous informent également sur notre nature d’êtres humains et son degré d’évolution.

Cela signifie que ce que nous percevons du monde, de l’univers qui nous entoure provient de notre propre vibration, de notre propre fréquence vibratoire. Nous portons à la “réalité” les limites ou les ouvertures de notre monde intérieur…

Autrement dit, le monde tel que nous le percevons, est le résultat de notre propre création!

Ici, la phrase de Gandhi prend tout son sens lorsqu’il dit : “Soyez vous-même le changement que vous souhaitez pour le monde”.

Car, effectivement, nous portons à la “réalité” nos enfers et nos paradis intérieurs!

Plus nos vibrations sont basses (basses fréquences), plus nous sommes prisonnier dans la densité matérielle, physique.

Finalement, seule la Connaissance véritable de ce que nous sommes, à savoir une force énergétique, magnétique et électrique incarnée dans la matière, entraînant la maîtrise de cet ancrage.

En effet, l’ancrage bénéfique qui nous permet d’évoluer et non plus d’involuer, se produit seulement une fois que nous sommes en adéquation avec notre nature supérieure.

Comment ?

En étant connecté à celle-ci par l’ouverture de nos chakras (ou roues énergétiques) dits “supérieurs” et par l’alignement de l’ensemble de nos roues énergétiques pour une parfaite harmonie.

Des techniques respiratoires ainsi que des exercices physiques très simples et cependant puissants provoquent cela et contribuent à l’accélération de notre évolution naturelle et harmonieuse entre notre essence individuelle et notre être collectif.

La maîtrise du Verbe Créateur -les pensées, les intentions et les paroles- l’adéquation de nos actes avec celui-ci, la connaissance et le respect de notre environnement naturel, sont évidemment les éléments indispensables pour l’accomplissement de cette évolution harmonieuse.

Car plus nous élevons nos vibrations, plus nous attirons des manifestations positives et élevées dans nos vies, jusqu’à dépasser les limites de notre perception et découvrir un nouveau mode d’être alors insoupçonné, un Autre Monde.

Tous les règnes de la nature sont reliés entre eux.

Ce qui affecte l’un, affecte le tout. Le Tout étant composé de l’ensemble de nos unités, ce qui m’affecte, affecte l’ensemble de l’Humanité et de la création.

Cela signifie que nous évoluons ensemble et cela, que nous le voulions ou non! C’est ainsi.

Cela signifie également que plus la masse de nos unités vibre bas, moins elle permet à l’évolution de suivre son ascension naturelle.

Tout comme la jeune pousse végétale se fraie un chemin vers la lumière, toute vie aspire à grandir.

Les basses fréquences sont lourdes, denses et si nous n’opérons pas un changement de fréquence vibratoire, il nous est impossible de sentir la légèreté, l’harmonie, la beauté du monde qui nous entoure.

Plus la masse vibre haut, plus elle entraîne une transformation globale, plus elle transforme notre vision de la réalité, à commencer par notre propre constitution anatomique et psychique…

L’arcane de L’IMPÉRATRICE nous rappelle que nous avons été dotés de pouvoirs intérieurs programmés pour contribuer, ensemble, à l’évolution naturelle de la Création vers des fréquences toujours plus élevées.

L’involution et l’expérience de la négativité qu’elle incombe étant achevées, nous n’avons pas d’autre choix que d’évoluer vers des sphères de compréhension nouvelle et pour cela, ce qui ne vibre pas selon ces modes de fréquence plus élevés se réveille et provoque douleurs, anxiétés et souffrances qu’il sera nécessaire de “guérir” ou “bénir” à la lumière des ces hautes fréquences afin que notre véhicule physique soit à même de recevoir et d’intégrer les informations et qualités liées à celles-ci.

C’est le processus que nous propose le 1ere Logos ; tout comme la semence se fraie un chemin dans la densité de la terre, de sa nature matérielle, vers la lumière porteuse de vie et d’évolution!

Quand à cette « réalité » que nous percevons…

Elle n’est en vérité qu’une expression des mondes vibratoires…

Que signifie en fait le mot « réalité »?

Ce mot est composé de Re, (Ce terme signifie : roi) de Al (Dieu) et Ite (en latin : consécration).

Re ou Ra est le dieu du soleil égyptien. Il n’y a pas de meilleur symbole de l’énergie et de la vibration! Le soleil est lumière, chaleur.

La lumière est vibration, énergie par excellence.

Le terme Al nous ramène au Tout ou encore à Dieu.

Et Ite veut dire, ni plus ni moins : manifestation de…

Le sens de La réalité est donc l’expression de la vibration divine, la manifestation de la lumière divine universelle — il n’existe rien d’autre.

Ceci est la réalité.

COURS GRATUIT DE TAROT DE MARSEILLE DE L’ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN

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LES BÂTONS ARCANES MINEURS ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LES COUPES ARCANES MINEURS ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LES DENIERS ARCANES MINEURS ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LES ÉPÉES ARCANES MINEURS ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LE BATELEUR (Arcane 1) ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LA PAPESSE (Arcane 2) ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

L’IMPÉRATRICE (Arcane 3) ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

EMPEREUR (Arcane 4) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LE PAPE (Arcane 5) ÉCOLE HORN COURS DE TAROT

L’AMOUREUX (Arcane 6) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LE CHARIOT (Arcane 7) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LA JUSTICE (Arcane 8) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

Hermite (Arcane 9) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LA ROUE DE Fortune (Arcane 10) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LA FORCE (Arcane 11) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LE PENDU (Arcane 12) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

L’ARCANE SANS NOM (Arcane 13) ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS TAROT

LA TEMPÉRANCE (Arcane 14) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LE DIABLE (Arcane 15) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LA MAISON Dieu (Arcane 16) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

L’ÉTOILE (Arcane 17) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LA LUNE (Arcane 18) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LE SOLEIL (Arcane 19) école de voyance Pierre Horn cours de tarot

LE JUGEMENT (Arcane 20) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LE MONDE (Arcane 21) ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LE MAT ARCANE 22 ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

LE FOU (Arcane sans nombre) ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

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LE MAT ARCANE 22 ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

MAT

MAT

LE MAT  ARCANE 22

 

MAT

Certain considère LE MAT pour être la première lame du Tarot en tant que « 0 », d’autres affirment qu’elle est la 22ème lame du jeu, les kabbalistes quant à eux, estiment qu’elle est la 21ème lame, parce que le “shin” est la 21ème lettre de l’alphabet hébreux…

Selon moi, « LE MAT » est une « Lame sans Chiffre », au même titre que la 13ème lame est la « Lame sans Nom ». (cf : LE FOU – arcane sans nombre)

Au début de la Rota, LE MAT m’apparaît comme étant un FOU, un insouciant qui avance vers l’inconnu…

À la fin de la Rota LE FOU devient LE MAT…

LE FOU revient pour signifier que l’initiation l’a transformé et qu’il est désormais un individu accompli, prêt à prendre les sentiers de la liberté…

Mais en cas d’échec, l’initié est « MAT », c’est-à-dire « échec et Mat »! (on peut alors considérer qu’elle se trouve ici à la position « 22 »). 

Le terme “MAT” signifie “échec imparable mettant fin à la partie”.

En tant qu’adjectif, “mat” se dit d’un joueur qui a perdu la partie. 

“MAT” est un terme qui peut aussi vouloir dire que l’initié est “MORT”. 

Effectivement, “Mat” est un mot d’origine arabe qui signifie “mort”.

Et, quoiqu’il en soit on ne sort pas indemne d’une initiation au Tarot.

Il s’agit de se prêter à une mort symbolique de nous même…

D’une mort de notre “ego”…  Et c’est cet ego-roi, qu’il faut parvenir à “matter” !

Alors, le Mat est le Fou qui est mort…Et, LE MAT  meurt obligatoirement à son passé un fois qu’il a pris conscience de son ignorance comme de son insignifiance…

Le Mat désigne peut-être un mort, au sens symbolique du terme, c’est-à-dire quelqu’un qui a perdu quelque chose.

En effet, on peut mourir de diverses façons, sur divers plans d’existence.

Par exemple, on peut être devenu complètement froid sur le plan sentimental, comme mort, c’est-à-dire réticent à se laisser aller à éprouver un attachement affectif pour quelqu’un ; on peut être mort intellectuellement dans le sens d’une incapacité à apprendre une matière.

Le Mat peut désigner un être ayant subi une perte ou un échec qui le rendent fou, c’est-à-dire qu’il éprouve une souffrance intérieure à en perdre la raison.

En italien, « il matto » signifie « le fou ».

Dans certains jeux de Tarot, cet arcane est nommé donc nommé “le fou”.

MAT

L’image de cet arcane ne vient pas préciser s’il s’agit d’un perdant ou d’un fou.

L’individu dessiné pourrait représenter les deux, un personnage en échec qui part avec ce qui lui reste d’affaires, tout comme un homme à l’allure farfelue ressemblant à un fou.

Certains jeux de Tarot ont numérotés cet arcane 22…

À savoir : Le nombre 22 est un nombre puissant. C’est un « maître-nombre ».

22 est considéré comme étant bénéfique. Il symbolise la manifestation de l’être dans sa diversité et dans l’espace-temps.

Bien que LE MAT ne porte pas de numéro, il demeure le 22ème arcane majeur de la ROTA du Tarot.

De par son apparence, certains pensent que LE MAT pourrait être le même personnage que LE BATELEUR.

Il apparaît justement que ces deux personnages sont vêtu tel des saltimbanques ou des amuseurs.

Ils ont, entre autre, des costumes s’apparentant à celui de l’arlequin du theatro del arte…

Sans doute ont peut encore associer LE FOU, à l’image que l’on se fait de ces légendaires “Fous du Roi”, sinon, il y a sans doute aussi un lien à faire avec le fameux “fou” du jeu d’échec…

MAT

À la différence du BATELEUR, le MAT marche, ce qui indique sans doute que LE MAT est un artiste errant, un voyageur, quelqu’un sans domicile fixe… quelqu’un qui ne se charge que du strict nécessaire, qui n’a comme seul bagage qu’une sorte de besace.

Le MAT s’adapte et agit en fonction du survenu et des phénomènes naturels.

Il avance en étant léger.

Affectivement, il reste détaché (l’animal lui grattant la fesse).

Il va de l’avant, mais vers l’inconnu.

À mon avis, cet individu incarne le courage de suivre son chemin, sa vérité, sa destinée, ainsi que le courage d’aller vers l’inconnu ; et ce, sans se laisser retenir par des aspects affectifs ou teintés de sentimentalité, et par ses besoins instinctifs comme la sexualité.

Le MAT « est » tout simplement et naturellement.

Il est en mouvement, il avance vers l’inconnu en se contentant du minimum vital, en ne se chargeant que de l’essentiel.

Il est un être libre.

Arrivée en position de 22ème lame, cette image représente, pour moi, le désir ou élan de vie intelligent, sublimé.

LE MAT évolue en étant indépendant et en se tenant en marge du système social, des us et coutumes (pas de nombre sur cet arcane).

Cet arcane semble symboliser la liberté d’être et de penser, ainsi que la sagesse ou la folie.

Sagesse et folie sont les deux faces d’une même pièce de monnaie.

LE MAT peut également désigner un être préférant délibérément passer pour un fou aux yeux de la communauté, afin de ne pas s’y conformer.

Élémentairement, au quotidien, un individu est traité de fou aussitôt qu’il se comporte autrement que ce qui a été défini comme étant normal par la communauté.

MAT

Le MAT est comme hors jeu, il évolue à l’écart des affaires humaines et il vit dans l’instant présent.

Il semble dépourvu de peur et de préjugé.

Selon moi, LE MAT n tant que 22ème arcane, représente le Soi, l’être ayant supplanté l’ego.

L’être conscient est éveillé.

En ce sens, l’arcane du MAT symbolise la fonction de la Force dite active, générant l’évolution, dite aussi le Bien.

Force qui ne serait pas sans l’autre, c’est-à-dire que la Force active n’existe et n’agit que par son opposition à l’émanation de la Force dite passive, générant la destruction, dite aussi le Mal.

La fonction de la Force passive est symbolisée par l’arcane sans nom XIII.

On peut dire que LE MAT est l’arcane jour opposé à l’arcane XIII, et XIII est l’arcane nuit opposé au Mat.

Comme les arcanes LA LUNE pour LE SOLEIL et, à une autre échelle, LA PAPESSE pour LE PAPE et L’IMPÉRATRICE pour L’EMPEREUR, ces couples d’arcanes illustrent les deux Principes majeurs de la vie.

Chaque couple forme le symbole du Yin et du Yang, du masculin et du féminin, de la vie et de la mort, du rationnel et de l’irrationnel, du conscient et de l’inconscient, du vrai et du leurre, etc.

Ils sont à la fois antagonistes et à la fois indissociables.

Il me semble important de retenir que ces couples d’arcanes se situent dans les deux extrémités visibles d’une même corde invisible.

Le Mat EST, tout simplement et naturellement…

Il est en mouvement, il avance vers l’inconnu en se contentant du minimum vital, en ne se chargeant que de l’essentiel.

Il est un être libre.

En un seul mot : SIGNIFICATION DU MAT = « IMPRÉVISIBLE »

DESCRIPTION DU MAT

MAT

Le Mat ressemble à un inconscient qui traverse un peu toutes les étapes de la vie.

La carte présente un homme tenant un bâton dans la main droite et un baluchon sur son épaule, il avance vers la droite d’un pas décidé, il semble parti pour explorer des pays inconnus.

Il regarde vers le ciel…

Il ne semble pas se soucier de savoir où il place les pieds, ni de savoir où il va…

Son bâton symbolise l’énergie qu’il puise de la terre dans une relation d’essence divine.

Le plus souvent, les vêtements du MAT sont multicolores et donnent l’impression que le personnage est un marginal, un vagabond, un original exclu de l’ordre établi, il cultive sa différence, il est hors normes et de ce fait rejeté par les autres.

Les couleurs majoritaires bleu et rouge montrent cependant clairement qu’il y a beaucoup d’énergie dans le personnage et aussi une quête de spiritualité.

Il est vigoureux et plein d’énergie comme le traduisent ses grandes enjambées.

Ses pieds sont puissants et le mènent où il veut, le Mat est libre, il n’est contraint par personne et il se déplace avec détermination.

Malgré tout il porte un chapeau qui démontre qu’il est bel un bien « un fou ».

Il s’agit bien de la coiffe des « fou du roi » et on remarque des grelots à sa ceinture, qui indique que l’on entend le Mat venir de loin quand il s’amène…

Il possède une intelligence qui lui vient de ses capacités naturelles, il a acquis un certain niveau de connaissance grâce à son contact privilégié avec la nature.

Il a appris à se fier à son instinct et se méfie des gens d’érudition.

Le Mat porte une besace au bout d’un bâton sur son épaule.

On n’en connait pas le contenu. Il s’agit de tout son bagage…

Cela constitue tout ce qu’il a accumulé comme connaissance et comme attache au cours de son existence.

Sa spiritualité est d’ordre « naturelle ».

Le Mat est accompagné par un chien (certains diront un lynx ou un chat), cet animal qui se trouve à sa gauche mais qui marche vers la droite semble vouloir le retenir et déchire son pantalon…

Il cherche à avertir son compagnon, car le MAT se dirige droit vers un précipice. Mais aussi, le MAT ne serait il pas blessé ?

Le Mat est exclu, il est blessé, il est différent des autres, il expose sa blessure.

C’est sous cet angle que LE MAT est l’Arcane de tous les exclus, des marginaux, des vagabonds, des incompris, des mal aimés.

Il ne possède rien, seulement un baluchon avec lequel il part vers l’inconnu.

Il s’oppose à toutes les richesses du monde et à ceux qui les détiennent et au pouvoir ainsi qu’à l’ordre établi.

Ainsi les chemins qui mènent à la sagesse sont multiples soit par la solitude, l’isolement, la retraite, le voyage ou par la communauté avec les autres.

Par cela il s’oppose à L’Hermite qui est un peu son pendant.

 

SENS ÉLÉMENTAIRE

Mots-Clés : Inconnu, Nouvelle Étapes, Hésitations, Errance, Indépendance, Liberté.
POSITIF : INNOCENCE, INSOUCIANCE, IMMATURITÉ, IDÉALISME
NÉGATIF : INCOMPÉTENCE, PASSIVITÉ, INCONSCIENCE, FOLIE, MATÉRIALISME.
 

SENS POSITIF

suite seulement pour les abonner ou les élèves de l’école qui suivent les cours.

 

LE MAT arcane 22 école de voyance Pierre Horn cours de tarot suite

LES PIERRES ET LE TAROT ÉCOLE DE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

PIERRES





PIERRES

LES PIERRES ET LE TAROT :

 
Il y plusieurs pierres qui sont utilisées en taromancie, trop peu connues des tarologues. Ces pierres sont portées sur soi, ou placées dans une pièce, et son souvent utilisées alors qu’est consulté le Tarot.
Certaines sont des pierres précieuses qui sont fort dispendieuses, comme l’émeraude ou l’aigue-marine (deux pierres très importantes pour les théurges, les initiés, les clairvoyants, les voyageurs, les pèlerins…).
Les cartomanciennes, clairvoyants, pratiquants du Tarot et initiés, se sont toujours servit de pierres pour les questions de divination, car certaine pierre permette d’amplifier la voyance comme le cristal de roche, l’azurite, le lapis-lazuli.
 D’autres pierres permettent de lire les autres, de se mettre en connexion, et presque de lire dans leurs pensées, comme c’est le cas avec des pierres comme le cristal de roche, certains quartzs et l’ambre. Enfin, il est reconnu que la pierre des Tarologue est la Moldavite, sans doute la plus efficace durant une séance de Tarot pour mettre les arcanes et vous, sur la même longueur d’onde.
Il y a aussi de nombreuses pierres semi-précieuses qui sont utilisées depuis toujours par les initiés, et les pratiquants des arts mantiques. Je vous dresse ici la liste des 7 pierres principalement utilisé en taromancie, il s’agit de : L’Améthyste, le Cristal de Roche, l’Hématite, la Moldavite, l’Obsidienne, le Lapis-lazuli, la Pierre-de Lune.
Il est approprié de toujours laisser une améthyste, un quartz ou un cristal de roche à proximité de votre tarot… (sinon une des 7 pierres ci-hauts suggérées). La pierre “syntonisera” alors votre Tarots. Ensuite, vous garderez cette pierre sur vous lors de vos utilisation du Tarot… cette pierre permettra une « connexion » mais aussi, aux côtés du tarot, deviendra « une protection » contre les « parasites ».
Certains éléments classés à tord avec les pierres sont aussi très utilisés comme : le corail, l’ambre, le jais, le bois pétrifié, la pyrite de fer, le cuivre natif, l’argent, l’or, hématite…
Lors de la consécration d’un tarot, il est idéal d’avoir choisi une “Pierre Protectrice” (que justement certains surnomment : la pierre de consécration) pour son tarot. Cette “Pierre Protectrice”   alliée de votre Tarot, sera présente lors de la consécration, et sera ensuite toujours à proximité de son Tarot. À cette première pierre on pourra ajouter d’autres pierres…
Quant à la Chrysocolle, c’est une des meilleures pierres de nettoyage, sinon les calcites sont très efficaces (surtout la bleue). Elle sera utilisée, avant et après chaque tirage, pour nettoyer les lames. Pour les “mauvaises ondes” résistantes et tenaces, rien ne résistera à la combinaison astucieuse d’une Chrysocolle et d’une Tourmaline.
Les fumigations de sauges sont aussi très efficaces, aussi efficace que l’utilisation des pierres.
Une branche de sauge près de votre Tarot, ou directement dans sa boite, et des fumigations de sauge sont assez efficaces pour qu’on puisse se passer de pierres !

LA PIERRE POUR CHAQUE ARCANE DE TAROT

Arcane-Lame 1: Le Bateleur Corail, Jaspe rouge, Jaspe Willow

Arcane-Lame2 : La Papesse Agate brun-rouge,agate fossile, agate mousse, azurite, saphir bleu, tanzinite

Arcane-Lame 3: L’Impératrice Calcédoine bleue, calcite bleue, calcite orange, célestite, diamant de Herkimer

Arcane-Lame 4: L’Empereur Calcite verte, émeraude, dioptase, jade, jaspe sanguin

Arcane-Lame 5: Le Pape Agate brun-rouge, jaspe mokisonite,pierre de lune, sardonyx

Arcane-Lame 6: L’Amoureux Cernaline, grenat, sardoine

Arcane-Lame 7: Le Chariot Chrysolite, dioptase,grenat,magnétite

Arcane-Lame 8: La Justice Aigue-marine, azurite, calcite bleue, chrysocolle, topaze bleue, turquoise

Arcane-Lame 9: L’Hermite Ambre, citrine, jaspe jaune,quartz rose, topaze impériale

Arcane-Lame 10: La Roue de la Fortune Amazonite, aventurine, calcite verte, pierre de lune

Arcane-Lame 11: La Force Jaspe blanc, jaspe caramel,oeil de tigre, pierre du soleil

Arcane-Lame 12: Le Pendu Améthyste, jaspe d’Inde

Arcane-Lame 13: Sans nom Kunzite, rubis

Arcane-Lame 14: La Tempérance Calcite bleue, Fluorine

Arcane-Lame 15: Le Diable Ambre, opale de feu

Arcane-Lame 16: La Maison de Dieu Amazonite,maladite

Arcane-Lame 17: L’Etoile Lapis lazuli, quartz rose

Arcane-Lame 18: La Lune Pierre de lune, rubis

Arcane-Lame 19: Le Soleil Pierre de soleil, or, jaspe léopard

Arcane-Lame 20: Le Jugement Cuivre, jade,onyx rubané blanc

Arcane-Lame 21: Le Monde Cristal de roche, nacre, perle

Arcane-Lame 22: Le Mat Diamant, moldavite

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La voyance sensitive est un Art qui utilise notre sensitivité est le principe des phénomènes vibratoires, elle exige une sensibilité tout en s’appuyant sur d’autres arts divinatoires.

École officielle de Voyance Sensitive Méthode Pierre Horn

école officielle de voyance sensitive méthode pierre horn

Les arts divinatoires, Définition est considéré comme Art divinatoire, la pratique consistant, à partir d’une capacité naturelle innée et reconnue, d’une technique initiée ou connaissance quelconque d’un Art parascientifique notoire, de connaître des éléments non dévoilés concernant une personne physique consultante et regardant son passé, son présent, son avenir ou son comportement.

Les arts divinatoires

Taromancie il existe de nombreux moyens de lire le futur.

Son histoire très ancienne provient d’un héritage de diverses traditions mystiques européennes de l’époque des croisades.

https://voyance-pierre-horn.name/wordpress/batons/

Les cours de tarot gratuit, etc.…

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L’IMPÉRATRICE (Arcane 3) ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

L’IMPÉRATRICE

L’IMPÉRATRICE

L’IMPÉRATRICE (Arcane 3)

L’IMPÉRATRICE

Dès que L’IMPÉRATRICE apparaît dans un jeu, elle informe de l’engagement, d’une création, de la naissance d’un projet, d’une naissance, d’un mariage, d’une mère prenant soin de ses enfants, d’une personne prenant soin de son entourage.

Elle apporte la paix familiale tout en conservant précieusement sa beauté, sa féminité sans lesquelles elle ne peut se passer.

Elle représente la vie, l’amour, l’attachement maternel et la générosité.

L’IMPÉRATRICE, l’Empereur, la Papesse et le Pape occupent le sommet de la pyramide hiérarchique, ils représentent les puissants du monde des humains, ceux sur qui les destinées des hommes reposent, ceux qui sont les véritables initiés…

Tous quatre figurent des modèles de réussite sociale, mais aussi ils représentent le matériel et le spirituel.

Ils représentent les idéaux les plus élevés qu’on puisse atteindre…

Ce terme, L’IMPÉRATRICE, sous-entend que la femme est bien éduquée, riche, influente et respectée.

De par son statut, elle a droit à tous les privilèges et caprices.

En même temps, une impératrice ou un empereur sont les individus les plus dépendants du système sociale notamment des bonnes manières et autres tâches et devoirs qui leur incombent, au risque de se voir priver de leur liberté individuelle.

Le nombre de l’arcane L’IMPÉRATRICE est III soit, “3”.

Ce nombre symbolise l’esprit, le monde vibratoire, la vie.

Graphiquement, il est figuré par un triangle. Le nombre “3” découle de la confrontation entre les nombres “1” (le Tout, la graine, l’idée) et “2” (la matière brute, la matrice, le mystère).

“3” est considéré comme étant le premier nombre actif agissant.

En effet, bien que “1” soit un nombre impair donc actif, il est encore neutre, androgyne comme un enfant mâle.

Paradoxalement, le nombre “3” est figuré sur cet arcane du Tarot par une femme (la logique aurait voulu que ce soit un homme) !

L’Arcane de L’IMPÉRATRICE, veut dire que vous avez une forte personnalité, et que quelque part vous savez vous en servir à bon escient.

L’IMPÉRATRICE veut dire que vous avez la volonté et la capacité d’affirmer de décider des choses importantes dans votre vie de tous les jours.

L’IMPÉRATRICE est : amour maternel, fécondité, bienfaisance et prodigalité.

Il s’agit d’une protection divine suprême.

Et, de bons résultats seront obtenus grâce à la volonté et à l’intelligence.

C’est aussi la carte de la bonne entente et du dialogue. Des solutions seront trouvées suite à des discussions fécondes.

 

DANS LE SENS ÉLÉMENTAIRE

Mots-Clés : Intelligence, Intuition, Communication, Discernement, observation. Instruction, savoir, intelligence. Personnage féminin, richesse, élégance, charme

L’IMPÉRATRICE

SENS POSITIF

Cet arcane symbolise l’intelligence, la créativité cognitive, la culture mais aussi l’énergie de l’action et la joie, le dynamisme.

Tirage amoureux : équilibre dans les relations amoureuses, harmonie affective, sentiments partagés et profonds, engagement fort et relations sérieuses.

Tirage professionnel : nécessité d’agir de manière organisée, de mettre ne place des procédures, des règles pour réussir. Succès aux entretiens, examens.

Tirage financier : accroissement financier, placements intelligents.

Tirage vitalité : harmonie corps-esprit, bien-être physique et mental.

Message de l’arcane : L’IMPÉRATRICE vous engage à être direct et décidé dans vos actions. Ne tergiversez pas, ne vous souciez pas trop du regard des autres.

Ayez confiance en votre intelligence et en votre capital de séduction ainsi vous parviendrez à vos fins.

Le grimoire des sortilège et rituel initiation magie wicca

SENS NÉGATIF

Cet arcane symbolise aussi le manque de connaissance et d’intelligence ainsi que la superficialité, le manque de franchise et d’ouverture.

Tirage amoureux : difficultés importantes de communication, difficultés d’affirmation de soi dans le couple.

Tirage professionnel : réussite difficile, blocages, manque de discernement dans le travail.

Tirage financier : nécessité de surveiller ses dépenses.

Tirage vitalité : nécessité de se prendre en main, attention à ne pas s’épuiser physiquement mais aussi moralement.

Message de l’arcane : L’IMPÉRATRICE vous conseille de ne pas trop attendre de soutiens extérieurs mais de davantage miser sur vos propres capacités et de vous appuyer sur votre potentiel personnel.

Il est nécessaire de se recentrer, de faire une place plus importante à la réflexion plutôt qu’aux rêveries et aux coups de tête.

 

OPTIQUE « ÉVOLUTION PERSONNELLE »

L’IMPÉRATRICE

Psychologiquement, quand on regarde l’arcane de L’IMPÉRATRICE on peut avancer qu’il s’agit d’une femme trempée d’un caractère viril, masculin, c’est-à-dire d’une femme décidée, déterminée, combative et capable d’initiative.

Sur le plan évolutif, dans le système du Tarot, le nombre 3 représente la naissance de l’esprit et le développement du mental.

(Alors que le nombre 5 représente le mental développé et une ouverture d’esprit à l’autre, à sa différence.

Le nombre 7 représente la satisfaction de l’esprit et le contrôle des pulsions par le mental. Le nombre 9 représente la remise en cause et l’esprit sage, tourné vers l’essentiel).

En résumé, il est question d’une femme (symbolisant une énergie active) puissante, intelligente, ambitieuse, créative et intuitive ; elle est dotée d’un esprit viril, cartésien, déterminé, compétitif et agissant (force active).

Mais elle est jeune, donc parfois encore maladroite et inexpérimentée.

Il arrive que L’IMPÉRATRICE personnifie un individu matérialiste (sur l’image figurent beaucoup d’objets, parures, etc.).

L’IMPÉRATRICE est surtout une personnalité sensitive-instinctive (par exemple, ses deux mains tiennent, et donc touchent, des objets de pouvoir).

Elle ressent les choses, elle s’attache à elles pour des raisons émotives, traditionnelles ou rituelles….

Elle apprend de façon empirique et rationnelle.

Elle est dotée d’un fort ego et cherche sa voie dans ce qui est convenu, tout en étant inventive et fantaisiste.

Elle est réceptive et réactive. Sur le plan relationnel, elle se tient sur la défensive, ce qui est figuré par son écu, son sceptre et son bijou lui enserrant la poitrine.

Soit elle rebondit vivement sur les propos d’autrui, soit elle se tait et y réfléchira par la suite.

C’est l’arcane qui représente le triomphe de la féminité.

Ses valeurs sont : l’affabilité, la sympathie, la beauté, la fascination, la séduction dans le bon sens du terme.

Son charme et sa force de persuasion sont aussi un atout majeur, elle a aussi une grande qualité d’écoute. L’IMPÉRATRICE vous conseil de tendre l’oreille et de vous faire disponible…

Elle vous demande d’être à l’écoute.

L’écoute permet de vous rapprocher les personnes qui viennent souvent demander conseil. Car effectivement vous pouvez être de très bons conseils.

L’IMPÉRATRICE est l’arcane « du bon conseil ».

Méfiez-vous quand même de ne pas laisser votre côté autoritaire tout gâcher…

Les conseils que vous donnez ne sont pas des ordres.

Enlever le libre arbitre aux gens qui vous entourent qui viennent demander conseil n’est pas la meilleure chose à faire…

L’IMPÉRATRICE laisse néanmoins la chance à la personne de se rattraper et de devenir un petit peu plus modeste.

Cet arcane est une manifestation pure de la « sensibilité » et l’arcane de L’IMPÉRATRICE laisse entendre que les meilleurs conseils sont toujours ceux qui confortent l’âme, qui « donnent confiance en soi » qui « donnent confiance en la vie ».

Cet arcane propose effectivement un rapprochement de la nature, de la vie, de la procréation donc de l’enfantement, de la famille, etc…

Un contact avec les éléments de la nature est nécessairement le meilleur moyen de rappeler à L’IMPÉRATRICE que sa première mission est de protéger la vie, d’apporter réconfort et faire don de soi…

 

OPTIQUE « THAUMATURGIQUE »

suite seulement pour les abonner ou les élèves de l’école qui suivent les cours.




L’IMPÉRATRICE (Arcane 3) ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT SUITE

COURS GRATUIT DE TAROT DE MARSEILLE DE L’ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN

LE FOU (Arcane sans nombre) ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COURS DE TAROT

FOU

FOU

LE FOU (Arcane sans nombre)

LE FOU (Arcane sans nombre) ÉCOLE VOYANCE PIERRE HORN COUR DE TAROT

FOU D’entrée de jeu… Nous voici devant la lame du FOU…

Et oui… LE FOU se trouve au début et à la fin de la ROTA!

Le “Mat” ou Le “Fou” ou Le “Fol” est une des seules cartes sans numéro dans la plupart des variantes du Tarot dit “de Marseille”.

Habituellement classé comme faisant partie de la série des atouts, il est le seul atout non numéroté (aussi appelé “l’arcane sans chiffre”).

À l’exception notables des variantes dites de Rouen ou de Bruxelles où il porte le numéro XXII.

Dans le Tarot populaire, il est devenu l'”Excuse”, aussi dite la “Mandoline” : dans les règles du XVIIème siècle, il remplissait le même rôle.

Certain considère le FOU pour être la première lame du Tarot en tant que « 0 », d’autres affirment qu’elle est la 22ème lame du jeu, les kabbalistes quant à eux, estiment qu’elle est la 21ème lame, parce que le “shin” est la 21ème lettre de l’alphabet hébreux…

Selon moi, LE FOU est une “Lame sans Chiffre”, au même titre que la 13ème lame est la “Lame sans Nom”, donc je la considère comme telle…

(et par pure fantaisie je le nomme “LE FOU” quand je le place au début du Tarot et le nomme “LE MAT” quand il se retrouve à la fin).

Au début de la Rota, LE FOU m’apparaît comme un insouciant qui avance vers l’inconnu…

C’est “LE FOU”. (on peut considéré que l’arcane se trouve alors à la position « 0 »).

À la fin de la Rota LE FOU revient pour signifier que l’initiation l’a transformé et qu’il est désormais un individu accompli, prêt à prendre les sentiers de la liberté…

Mais en cas d’échec, l’initié est « MAT », c’est-à-dire « échec et Mat »! (on peut alors considérer qu’elle se trouve ici à la position « 22 »).

Le terme « MAT » signifie “échec imparable mettant fin à la partie”. En tant qu’adjectif, “mat” se dit d’un joueur qui a perdu la partie.

Mat est un mot d’origine arabe qui signifie “mort”.

Ces définitions sous-entendent le fait qu’il se passe quelque chose d’irréversible.

Quelqu’un se retrouve en échec, ce qui laisse penser que ce dernier avait entrepris quelque chose au préalable.

Cela dit, même si je place le FOU au début ou à la fin de la Rota, je ne le considère pas pour être ni le « 0 » en tant que tel, ni le 22…

Pour ma part, je ne considère pas LE FOU comme étant vraiment un arcane majeur.

Pour moi LE FOU est à au début, au milieu, à la fin, partout et nulle part…

En italien, “il matto” signifie, justement : “le fou”.

Dans certains jeux de Tarot, cet arcane est donc nommé à juste titre LE FOU.

LE FOU EST UN BLAGUEUR !

 FOU

Il a donné naissance au joker de nos jeux de cartes, celui que l’on place lorsque la situation est difficile ou désespérée ou qui fait prendre au jeu une tournure inattendue et que l’on souhaite chanceuse.

 FOUUn arcane pouvant être placé n’importe où, en première position ou entre deux autres arcanes ou en dernière position, ou encore avec les arcanes mineurs.

Vu qu’il est dépourvu de nombre.

Puisqu’il est comme le joker des jeux de société, s’il est « neutre ».

Il peut avoir une influence déterminante sur une partie et, imprévisiblement, faire tourner la chance!

LE FOU est libre, il va et vient au gré de ses envies et des possibilités de la vie.

Il chemine avec juste le bagage qui lui est nécessaire, son âme et saura se débrouiller dans toutes les situations.

C’est une personne originale qui bien sûr a des comportements inattendus, parfois surprenants ou même choquants.

C’est en lui que l’on peut trouver la plus grande liberté, la plus grande évolution mais aussi le chaos et la folie.

L’animal qui le suit nous montre qu’il est important d’accepter et d’être conscient de « la bête en nous ».

De laisser cette part de nous cheminer à nos côtés sur la route de la conscience. Si nous ne le faisons pas, elle nous rattrapera… et nous mordra les fesses.

Le grimoire des sortilège et rituel initiation magie wicca

Quelques mots-clés :

liberté, voyage, originalité, essentiel, chaos, folie, libération, clown ou bouffon, insouciance, joie de vivre, essentiel, nomade…

C’EST D’ORDRE MAT-ET-MATIQUE

 FOU

L’absence de nombre dans l’arcane majeur du FOU – où existe pourtant l’espace conçu pour héberger un nombre – laisse penser que l’arcane du FOU désigne un vide au niveau intellectuel.

En effet, les nombres sont une science issue de l’activité mentale, ils sont une découverte de l’intellect.

Le fait qu’il ne figure rien dans cet espace semble confirmer que le Mat ne se soucie pas des lois qui régissent le monde, ni des lois mathématiques ni des lois cosmiques…

Par ignorance, le FOU refuse de se soumettre à des lois, car il considère toutes lois comme un entendement à la soumission.

Cette absence de nombre indique également que le FOU entretient une relation particulière avec l’espace-temps.

Ce dernier n’est pas, non plus, préoccupé ni par son passé ni par son avenir, il existe pleinement dans l’instant présent (les nombres symbolisant le mouvement du temps).

Diverses hypothèses peuvent être retenues concernant l’absence d’un nombre qui peut indiquer soit que cet arcane s’échappe du système dans lequel sont empêtrés les autres arcanes

Soit que cet arcane est rejeté par le système, soit qu’il n’y est pas encore, soit qu’il y est extérieur.

Dans tous les cas, cet arcane est libre, contrairement aux autres arcanes qui, eux, sont reliés et dépendants les uns des autres.

Sans nombre, le FOU évolue sans contrainte sociale ; le système instauré par les autres arcanes n’est pas compatible avec la personnalité du FOU.

Le système ne peut ni l’étiqueter, ni la manipuler, ni la diriger, ni la corrompre, ni la retenir.

Le FOU échappe à tout contrôle et emprise.


DESCRIPTION DU FOU

 FOU

Le FOU ressemble à un inconscient qui traverse un peu toutes les étapes de la vie.

La carte présente un homme tenant un bâton dans la main droite et un baluchon sur son épaule, il avance vers la droite d’un pas décidé, il semble parti pour explorer des pays inconnus.

Il regarde vers le ciel…

Il ne semble pas se soucier de savoir où il place les pieds, ni de savoir où il va…

Son bâton symbolise l’énergie qu’il puise de la terre dans une relation d’essence divine.

Le plus souvent, les vêtements du FOU sont multicolores et donnent l’impression que le personnage est un marginal, un vagabond, un original exclu de l’ordre établi, il cultive sa différence, il est hors normes et de ce fait rejeté par les autres.

Les couleurs majoritaires bleu et rouge montrent cependant clairement qu’il y a beaucoup d’énergie dans le personnage et aussi une quête de spiritualité.

Il est vigoureux et plein d’énergie comme le traduisent ses grandes enjambées.

Ses pieds sont puissants et le mènent où il veut, le Mat est libre, il n’est contraint par personne et il se déplace avec détermination.

Malgré tout il porte un chapeau qui démontre qu’il est bel un bien « un fou ».

Il s’agit bien de la coiffe des « fou du roi » et on remarque des grelots à sa ceinture, qui indique que l’on entend LE FOU venir de loin quand il s’amène…

Porte une besace au bout d’un bâton sur son épaule.

Il possède une intelligence qui lui vient de ses capacités naturelles.

Il a acquis un certain niveau de connaissance grâce à son contact privilégié avec la nature.

On n’en connait pas le contenu.

Il a appris à se fier à son instinct et se méfie des gens d’érudition.

Il s’agit de tout son bagage…

Cela constitue tout ce qu’il a accumulé comme connaissance et comme attache au cours de son existence.

Sa spiritualité est d’ordre « naturelle ».

LE FOU est accompagné par un chien (certains diront un lynx ou un chat).

Cet animal qui se trouve à sa gauche mais qui marche vers la droite semble vouloir le retenir et déchire son pantalon…

Il cherche à avertir son compagnon, car LE FOU se dirige droit vers un précipice.

Mais aussi, LE FOU ne serait il pas blessé ?

Le LE FOU est exclu, il est blessé, il est différent des autres, il expose sa blessure.

C’est sous cet angle que le fou est l’Arcane de tous les exclus, des marginaux, des vagabonds, des incompris, des mal aimés.

Il ne possède rien, seulement un baluchon avec lequel il part vers l’inconnu.

Il s’oppose à toutes les richesses du monde et à ceux qui les détiennent et au pouvoir ainsi qu’à l’ordre établi.

Ainsi les chemins qui mènent à la sagesse sont multiples soit par la solitude, l’isolement, la retraite, le voyage ou par la communauté avec les autres.

Par cela il s’oppose à L’HERMITE qui est un peu son pendant.

HORS-JEU : LE FOU ?

suite seulement pour les abonner ou les élèvesde l’école qui suivent les cours.

L’origine obscur et non connue du Tarot pave la voie ésotérique





 Tarot

L’on dit que les origines du Tarot semblent se perdre dans la nuit des temps, en provenance d’on ne sait trop quelle région du monde. Et même en creusant davantage, la provenance étymologique du mot comme tel reste occultee; même si plusieurs peuples en réclament la pérennité. Mais peu importe le Temps ou les peuples, en raison des archétypes et symboles dont il est chargé, le Tarot fait référence à une certaine philosophie — plus ou moins secrète — et aux sciences occultes: puisqu’il serait un héritage des sages de l’Antiquité, qui ont savamment mis leur Savoir à l’abri des profanes en lui donnant une apparence de simple jeu.

Hypothèse avignonnaise

Avignon fut, au XIVème siècle, de 1305 à 1403, le centre de l’Europe et du monde chrétien, le siège des papes et de multiples cardinaux et courtisans. Cette cité a attiré des artistes en masse des Flandres, d’Ile de France, d’Espagne, de Moselle, d’Italie du Nord, d’Angleterre, et au-delà, sans oublier les miniaturistes parisiens. Avignon était une cité du Comtat Venaissin et faisait partie du Saint Empire Romain Germanique. Des milliers de dessins, croquis, en noir, en bistre ou en couleurs ont été accumulés pendant presqu’un siècle.

Mais voilà, paradoxe, cette cité cosmopolite, grouillante d’artistes, attirant pèlerins, artisans, banquiers ; où on parlait le provençal, le francilien ou le français, et le florentin, plus le latin évidemment, a été vidée de toutes ses richesses. Il ne faut donc pas s’étonner de l’absence incroyable de toute trace de cartes à jouer, puisque tout a pratiquement disparu sauf les bâtiments et leurs fresques.

 


À l’époque, nombre d’éléments symboliques et figures allégoriques circulaient en images destinées à un peuple majoritairement analphabète. Vies de saints, de Jésus, de Marie, mais aussi des vignettes à but éducatif, issues du monde antique et chrétien. En Provence, on les appelait nahipi, et aussi ybes ou ybys, comme les naïbis pour les enfants en Italie et devenues naipes par la suite en Espagne. Parmi toutes ces images, il y a celles qui ont été ajoutées dans certains jeux de cartes, créant ainsi les atouts du tarot. Il y avait le choix : on a retrouvé une planche ( fin XVème ) de cinquante images (Fig. 1) sur laquelle on trouve, en plus de celles qui sont les atouts du tarot, la Logique, la Rhétorique, la Théologie, la Misère, le Temps, la Prudence, la Charité, l’Espoir, la Raison, la Mélancolie, et aussi Mercure, Vénus, Jupiter, Apollon, Calliope, etc., qui auraient pu être à la place de la Tempérance, du Monde, des Amoureux, de la Maison Dieu, de la Force, de la Lune, du Soleil…etc. Il faut lire Christine de Pisan, Martin Le Franc et jusqu’à Le Cœur d’Amour Epris de René d’Anjou (Roi René), où nous trouvons, outre la Tempérance, la Force, la Fortune, c’est-à-dire tous les atouts connus, des Vertu, Raison, Espérance, Mélancolie, Vice, Paresse, Amour, Chasteté, tous éléments qui auraient pu être à la place des atouts existants.

Par ailleurs, l’absence totale de dames dans les jeux de cartes italiens, tout comme dans les jeux dits espagnols, alors que les cartes françaises en ont toujours eu, nous amène tout droit vers notre tarot. Un acte notarié daté de 1381, qui interdit à un marin marseillais de jouer aux cartes pendant sa traversée vers l’Egypte, prouve qu’il y avait bel et bien des cartes42. Et on ne peut imaginer un seul instant que les cartiers marseillais ou avignonnais aient pu connaître l’existence du Tarot Visconti, caché dans un écrin ou un coffret dans un palais ducal de Milan. L’inverse semble plus probable. Nous sommes là devant le dilemme de l’œuf et de la poule mais, j’insiste, qui peut aujourd’hui démontrer que Marseille a copié des tarots ducaux et non pas le contraire ?…

Par ailleurs, l’absence totale de dames dans les jeux de cartes italiens, tout comme dans les jeux dits espagnols, alors que les cartes françaises en ont toujours eu, nous amène tout droit vers notre tarot. Un acte notarié daté de 1381, qui interdit à un marin marseillais de jouer aux cartes pendant sa traversée vers l’Egypte, prouve qu’il y avait bel et bien des cartes42. Et on ne peut imaginer un seul instant que les cartiers marseillais ou avignonnais aient pu connaître l’existence du Tarot Visconti, caché dans un écrin ou un coffret dans un palais ducal de Milan. L’inverse semble plus probable. Nous sommes là devant le dilemme de l’œuf et de la poule mais, j’insiste, qui peut aujourd’hui démontrer que Marseille a copié des tarots ducaux et non pas le contraire ?…

Mieux : Au Musée du Petit Palais d’Avignon, il y a des fresques provenant d’une maison de Sorgues dont une qui montre un Valet de chien (Fig. 2). Ces fresques auraient été peintes entre 1360 et 1380. A Villeneuve-lès-Avignon, peint à la même époque papale, il y a un autre Valet de chien ! (Fig. 3). Or, les Fous, ou Fol, ou Mat des tarots ont un chien accroché à leurs basques. Mieux encore, il y a une multitude de Valets au chien dans les cartes à jouer faites à Marseille, Avignon, Paris, Lyon, Rouen, Strasbourg, mais aussi dans les jeux à portrait français édités à Bruxelles, Munich, Düsseldorf, Vienne, Prague, le Liechtenstein (Fig. 4). Ils sont généralement valets de pique (Fig. 5), sauf exception (Fig. 6). Il n’y en a pratiquement pas dans les cartes italiennes sauf les Fous repris du Tarot de Marseille.


La plus ancienne carte connue est celle qui fait partie de la série dite « de Goldschmidt », du nom du collectionneur qui possédait neuf cartes de ce jeu, peintes sur parchemin, et qui sont considérées comme étant Provençales. Ce jeu comporte, en plus d’un valet et de son chien (Fig. 7), un cinq de bâtons, un as de coupes et un as de deniers ! C’étaient les enseignes en cours dans le midi à cette époque). Le problème toutefois, pour ceux qui négligent le fait que rien n’était institutionnalisé au XIVème siècle, qui est celui qui a vu naître les cartes à jouer et où il y avait une liberté de création totale (voir les jeux faits main de la Chasse d’Ambras et celui de Stuttgart, et voir aussi le Fou d’un autre Tarot Visconti qui est à Yale University), c’est qu’il est manifeste que le tarot n’a pu être créé en une seule fois, mais que des images y ont été introduites pour rendre le jeu ordinaire plus complexe.

Ces images étaient diverses, et qu’importe leur « donné à voir » puisqu’elles étaient considérées comme autant d’atouts ou de triomphes, images que l’on retrouvait par ailleurs aussi bien dans la bibliothèque de Charles V que dans celle de Charles VI. Le seul ennui, pour ceux qui croient dur comme fer que le tarot a été inventé d’une seule pièce et conçu par un seul peintre, alors qu’il ne s’agit aucunement de peinture mais bel et bien d’enluminures, est que le peintre à qui on attribue l’ « invention » du tarot est plutôt connu comme fresquiste.

A ce propos, il est opportun de rappeler l’immense succès à travers l’Europe du Livre de la Chasse de Gaston Phébus dont le plus bel exemplaire fut exécuté début XVème, celui qui correspond à l’épanouissement de l’art subtil de l’enluminure encouragé par les Ducs de Berry, de Bourgogne et de Bedford. A l’époque où fut illuminé ce manuscrit 616 ( BN ), dont les illustrations ont des fonds guillochés, tout comme dans des manuscrits antérieurs qui ont été faits par des enlumineurs avignonnais fin XIVème tout était fait par une équipe d’artisans différents, et qui ne signaient pas les œuvres. Quoi qu’il en soit, et pour revenir aux Valets et aux Fous au chien, un grand collectionneur anglais de la fin du XIXe, George Clulow, possédait ce qu’il pensait être les cartes à jouer les plus anciennes d’Europe et les considérait comme provençales. Il s’agit de deux Valets, pique et trèfle,accompagnés d’un chien bien sûr (Fig. 8), mais quantités de ces Valets et de ces Fous peuvent être trouvés dans des dizaines et des dizaines de jeux ! (Fig.5 et 6).

Autre découverte. Quel que soit le tarot que vous pourrez avoir entre les mains, vous pourrez constater que l’Impératrice, et parfois l’Empereur, ont un « aigle » sur leur blason (Fig. 9). Enquête faite, il ne s’agit aucunement d’un aigle (pour ceux qui pensent que, Avignon faisant partie du Saint Empire Romain Germanique, il s’agirait d’un aigle devenu par la suite aigle bicéphale). Ce blason montre en fait un Gerfaut et… c’était précisément l’emblème d’Avignon, jusqu’à ce que la Reine Jeanne ne vende la ville d’Avignon au pape Clément VI en 1348 (Fig. 10).

Ce dernier a voulu changer le blason officiel en y mettant trois clés, mais les protestations des avignonnais lui ont fait réviser sa décision. D’ailleurs, les murs de la salle située au premier étage de la Médiathèque d’Avignon, ancienne livrée du Cardinal Ceccano, sont ornés de blasons surmontés d’une arcature, exécutés entre 1340 et 1350 et le Gerfaut y est bien présent (Fig. 11).

Le dernier pape d’Avignon, Pedro de Luna, dit Benoît XIII, fuit, déguisé, le palais et Avignon pour Châteaurenard. La fin de la papauté en Avignon cause une véritable débandade, amorcée en 1398, vidant la ville d’une grande partie de sa population et dispersant à travers l’Europe tout ce qui pouvait être emporté… Toutefois, ces nouveaux indices devraient permettre d’envisager de nouvelles pistes de recherche. Hélas, durant la guerre de rattachement de la cité papale à la France, toutes les archives ont été détruites en 1790 -1791.

 

papesse Tarot

oracle de Gé gratuit

Gé


L’Oracle Gé a été créé par Gérard Barbier, auteur également de l’Oracle Manuscrit

et de l’Oracle des questions.

C’est un jeu simple et à la fois très symbolique, d’accès facile aux débutants

qui veulent apprendre les cartes.

Il se compose de 61 cartes. Les cartes se lisent à l’endroit, exceptées seules qui

ont deux sens de divination (endroit/envers) et qui se repèrent par leur double

numérotation en haut et en bas de la carte.

4 cartes concernent les saisons et permettent de connaître la période et le temps

nécessaires à la réalisation  des prédictions.

L’oracle gé, symboliques est assimilable aussi bien par les amateurs que par les professionnels. Aucun texte n’est inscrit sur la carte, laissant ainsi libre cours à l’intuition et au ressenti. L’originalité de l’oracle gé se situe dans les quatre cartes représentant les différentes saisons, permettant de dater les prédictions.

 

L’oracle gé imagé et coloré se compose de 61 cartes, il a été créé par Gérard Barbier et il est édité depuis mai 1991.

 

C’est l’un des rares tarots permettant de dater les prédictions grâce à quatre lames représentant les saisons. Et les huit lames représentant les personnages aident vraiment le voyant à affiner son travail.

 

Certaines des lames se lisent dans les deux sens, ce qui enrichit les possibilités d’interprétation.

 

Son graphisme simple et moderne clarifie la symbolique et permet de bien cerner les tenants et les aboutissants d’une situation.

 

Cet Oracle permet d’analyser les situations présentes et futures.

Lorsque Gérard Barbier créa l’Oracle Gé, ce fut un succès immédiat et justifié. En effet, l’originalité de ce jeu divinatoire est de pouvoir dater les prédictions grâce aux lames des saisons. De plus, huit lames spécifiques, représentant des personnages, permettent d’affiner l’interprétation. Ces cartes, au graphisme simple et éloquent, constituent un merveilleux médiateur entre l’invisible et vous. Vous pourrez effectuer un tour complet de votre situation présente, visualiser votre avenir proche et engager des projets en parfaite connaissance de cause, dirigeant vos efforts vers une vie meilleure en canalisant mieux vos énergies. Dans le livre, rédigé par Gérard Barbier lui-même, vous découvrirez un mode d’emploi parfaitement clair pour accomplir des voyances datées et détaillées et tirer le meilleur parti de cet oracle. En plus de la signification symbolique de chaque lame, l’auteur propose plusieurs méthodes de tirages : numérologique, du chiffre cosmique, en croix, astrologique, à six et à seize lames. Ce coffret est composé d’un livre de 154 pages et de l’authentique jeu de 61 lames Oracle Gé.

Les arts divinatoires

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Les arts divinatoires

 

Les arts divinatoires fascinent les hommes depuis la nuit des temps, par leur faculté à délivrer des présages via de multiples supports et objets : boule de cristal, pendule, runes, dominos, marc de café, feuilles de thé, coquillages, flammes, pièces, bouts de bois. Partez-vous aussi, à la découverte des arts divinatoires. Aussi surprenants les uns que les autres, ils vous délivreront de précieux présages dans tous les domaines de votre vie.




Définition

 

Est considéré comme Art divinatoire, la pratique consistant, à partir d’une capacité naturelle innée et reconnue, d’une technique initiée ou connaissance quelconque d’un Art parascientifique notoire, de connaître des éléments non dévoilés concernant une personne physique consultante et regardant son passé, son présent, son avenir ou son comportement.

 

Disciplines

 

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Ces articles sur les arts divinatoires et divination sont à votre disposition en libre service pour obtenir des réponses immédiates à vos questions d’ordre sentimental, professionnel ou financier.

Ci-dessous vous découvrirez Les arts divinatoires existants si vous en connaissez d’autres n’hésitez pas à nous les communiquer nous les rajouterons dans cette catégorie des arts divinatoires

Peuvent être considérés comme arts divinatoires les mancies ou pratiques suivantes :

 

alomancie

astrologie

augure

bibliomancie

cafedomancie

capnomancie

cartomancie

chiromancie

géomancie

graphologie

haruspice

hydromancie

magnétisme

maraboutage

médiumnité

nécromancie

numérologie

oniromancie

ornithomancie

parapsychologie

pyromancie

radiesthésie

scapulomancie

taromancie

voyance

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ACHAT DE LIVRES PIERRE HORN,

Étymologie

Le plus fréquemment, on ajoute au nom grec du support utilisé le suffixe mancie venant du grec μαντεία [manteia] qui signifie à la fois la faculté de prédire, l’action de consulter un oracle et la capacité d’interpréter la réponse donnée. Il est synonyme de divination ou mantique et sert à former les noms des sciences divinatoires. Assez rarement c’est le suffixe logie, généralement réservé aux sciences, qui est ajouté, comme c’est la cas pour l’astrologie ou la numérologie.

 

Utilisation

Les productions les plus visibles sont des horoscopes astrologiques, prisés par la presse écrite populaire et des productions des graphologues, particulièrement utilisées en France lors des embauches.

Plus récemment, ce terme est apparu dans des œuvres de fiction, en particulier d’heroic fantasy, pour représenter n’importe quel type de magie spécialisée. Par exemple, un nécromancien est, dans la fantasy, un magicien spécialisé dans la mort et les morts-vivants plutôt qu’un devin. Legilimancie et Occlumancie sont des techniques magiques imaginaires utilisées par Harry Potter.

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